Vendredi 23 novembre 2012
A 20h à la Salle des fêtes de Bonnet.
Entrée libre.
Avec la participation de Yann Flory du collectif Destocamine et Bertrand Thuillier, scientifique indépendant sur les risques majeurs liés à l’enfouissement/Bure.
Un centre souterrain de déchets ultimes, à 500 mètres de profondeur
Creusé au-dessous de la nappe phréatique
Un site présentant des « conditions exceptionnellement favorables » à l’installation d’un stockage souterrain de déchets dits « ultimes »
Un stockage réversible
Des emplois, une manne financière, un « pôle environnement »
CLIS de surveillance…
BURE ?
NON ! Wittelsheim (Alsace, Haut-Rhin), site STOCAMINE
Après 10 années de procédures « démocratiques » (enquête publique…), l’activité d’enfouissement débute en 1999, pour « accueillir » 320 000 tonnes de déchets chimiques, solides, et ininflammables
Trois ans plus tard - 10 septembre 2002 - un incendie se déclare dans les galeries et consume des déchet pendant des semaines
Fumées toxiques, coût faramineux, déformation des galeries…. 10 ans plus tard, aujourd’hui, les experts * ont parlé, les gouvernements se sont succédés et… on en est toujours au même point. Une bombe à retardement gît à 500 mètres de profondeur, menaçant de contaminer l’ensemble de la nappe phréatique !
L’arrêté préfectoral qui déterminait quels déchets pouvaient être stockés a été violé… comme tout récemment sur la poubelle nucléaire ANDRA à Soulaines (Aube/Champagne) où on découvre que des déchets illégaux arrivent depuis… 2007. Sans possibilité aucune de les récupérer (pas de réversibilité)
Extraits du dossier :
« (…) Aux habitants et aux associations écologistes locales qui s’inquiètent, les dirigeants martèlent que « les déchets peuvent être remontés à tout moment ». « On a tous avalé l’idée d’un possible déstockage. C’est comme cela que le projet est passé », raconte encore Jean-Pierre Hecht, représentant du personnel de Stocamine »
« On nous a bien dit que c’était des produits toxiques, qu’on allait les enterrer sous nos pieds, mais on nous a promis que tout était sécurisé. J’y ai cru, sans doute aussi parce que j’avais envie d’y croire » [un employé de Stocamine]
« Officieusement, on reconnaît que « des erreurs ont été commises », que « promettre la réversibilité des déchets aux habitants, ça a été une connerie ».
* le COPIL, comité d’experts, était présidé par Pierre Berest, le même que l’on retrouve à la CNE (Commission nationale d’évaluation) qui donne son feu vert à l’enfouissement à Bure
Organisation : Mairie de Bonnet / Habitants Vigilants / BZL / CEDRA
Contact : cedra.org@orange.fr