Mercredi 5 novembre 2008
20h30 à la salle des fêtes d’Andelot (52).
Contact : 06 66 959 777
Déchets radioactifs : arrêter d’en produire, surtout ne pas enfouir !
Le 31 octobre aurait dû être clos l’appel à candidature pour l’enfouissement de déchets radioactifs dits "FAVL" (faible activité à vie longue). Serait-ce l’accumulation des déchets du nucléaire et la multiplication de ses poubelles (La Hague, Soulaines, Morvilliers, Bure... et d’autres plus "discrètes") ? Toujours est-il que les candidats ne se sont pas bousculés au portillon, et que l’Andra repousse l’échéance.
Plus de 3000 communes ont été ciblées par l’Andra (Agence nationale des déchets radioactifs), dont une grosse majorité en Champagne et Lorraine. Une liste qui d’ailleurs n’a toujours pas été officiellement rendue publique dans nombre de départements.
A ce jour, moins de 30 municipalités se seraient portées candidates. C’est à dire moins de 1%, et ce malgré les promesses d’argent et d’emplois de l’Andra, son dossier tout beau et rassurant, ses déplacements auprès de conseils municipaux pour les catéchiser et la pression de certains ’grands’ élus locaux (député, sénateur, présidents de Conseils généraux).
Pressions, délais très courts, mise en concurrence avec leurs voisines, information tronquée... malgré ces procédés éhontés (ou à cause d’eux ?), on voit des communes qui font marche arrière, qui avaient candidaté ou qui envisageaient de le faire et qui se ravisent. C’est le cas dans l’Aube, Haute-Marne, Vosges, Meuse, Indre ; souvent par l’apport d’informations complémentaires (cf les deux rapports de l’ASN et de la CNE, ou encore les enseignements tirés des sites Andra de Soulaines et Bure) ou par la consultation des populations, grandes oubliées de ce projet qui engage pourtant leur territoire (et bien au-delà par les contaminations attendues) et leurs descendants sur des centaines de siècles.
L’Andra ne devant rendre sa copie au gouvernement qu’à la fin de cette année, et contrairement à ce qu’elle laisse croire, les municipalités ont justement tout loisir pour se renseigner plus avant sur les tares de ce projet d’enfouissement. Les collectifs citoyens et d’élus se tiennent à leur disposition et à celle des populations concernées, soulignant que parmi les candidates certaines sont situées dans des zones géologiques inadéquates (et reconnues comme telles par l’Andra !) ou encore en future (?) zone d’appellation champagne (qui en serait tout rayonnant).
A ce jour pétitions, consultations locales, réunions publiques se poursuivent ou se mettent en place.