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Fukushima, la catastrophe nucléaire continue

Archives > Fukushima, suivi de la catastrophe - Archives 2011-2015

Point sur la situation

19 mars 2011 |




La catastrophe nucléaire s’étend maintenant à 3 réacteurs nucléaires et à 6 piscines de combustible usé de la centrale de Fukushima Daiichi : le Réseau "Sortir du nucléaire" constate avec effroi l’impuissance des autorités japonaises.

Point sur la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi le 18/03/2011 à 11h45


Survol de la centrale Fukushima Daiichi après les explosions (16 mars)

Trois fusions partielles de cœurs, deux incendies de combustible usé et cinq explosions d’hydrogène sont survenues dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichii, qui depuis le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, relâche des quantités colossales de radioactivité dans l’atmosphère. Dans 4 réacteurs, le combustible usé pourrait être en contact avec l’environnement.[i]

La quantité de combustible usé hyper radioactif dans les piscines des réacteurs de Fukushima Daiichi est quatre fois supérieure à la quantité de combustible dans les cuves des réacteurs de la centrale, a révélé Tepco le 17.03.[ii] L’exploitant a aussi déclaré que 32 des 514 crayons de combustible usé dans la piscine du réacteur n°3 contiennent du combustible au plutonium, fabriqué par Areva.[iii]

Le coeur du réacteur nucléaire n°1 a fusionné à 70 %. Le réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 12.03, qui a provoqué une hausse ponctuelle de la radioactivité ambiante à 400 mSv/h, soit une dose mortelle pour l’homme en 12 heures d’exposition. Le coeur est refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit primaire. Des rejets de vapeur radioactive ont toujours lieu.

Le coeur du réacteur nucléaire n°2 a fusionné à 33 %. Le réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 15.03. Le coeur est refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit primaire. Des rejets de vapeur radioactive ont toujours lieu. Le circuit primaire du réacteur n°2 ne serait "très probablement" plus étanche selon les autorités japonaises et de la vapeur radioactive s’en échappe.[iv]

Le coeur du réacteur nucléaire n°3 composé de combustible au plutonium, extrêmement radioactif et instable[v], a fusionné à un pourcentage inconnu. Le réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 13.03. Le coeur est refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit primaire. Des rejets de vapeur radioactive ont toujours lieu. La cuve du réacteur n° 3 a subi des dommages dont on ignore la gravité, le gouvernement japonais ayant changé plusieurs fois d’interprétation à ce sujet.[vi]

Le refroidissement de la piscine de combustible usé du réacteur n°3 est devenu très problématique, selon l’AIEA.[viii] La perte de refroidissement des piscines de combustible usé est une cause de fusion du combustible nucléaire, tout comme dans les cuves des réacteurs n°1, 2 et 3. Cette fusion entraînerait des rejets très importants de radioactivité dans l’environnement.[ix] Dans la centrale accidentée les 6 piscines de combustible usé sont situées au-dessus des réacteurs et ne sont pas protégées par une couche d’acier et de béton, contrairement aux coeurs nucléaires. Ce qui veut dire que, sans eau, le combustible usé hyper radioactif est exposé directement dans l’environnement.[x]

"La plus haute des priorités maintenant est de verser de l’eau en quantité adéquate sur les réacteurs n°3 et 4, tout particulièrement sur les piscines de combustible usé" a déclaré un porte parole de l’agence de sûreté nucléaire japonaise le 17.03.[xi] Le matin du 17.03, deux hélicoptères de l’armée japonaise ont déversé 60 000 litres d’eau de mer sur le réacteur n°3.[xii] 7 camions citernes arrosaient le réacteur n°3 en début d’après midi le 18.03.[xiii] Les panaches de vapeur radioactive sortant des réacteurs n°2, 3 et 4 pourraient signifier que l’eau des piscines de ces réacteurs est en ébullition, selon l’agence de sûreté nucléaire japonaise le 18.03.[xiv]

Les piscines des réacteurs n°3 et 4 sont directement exposées à l’environnement et il n’est plus possible de connaître la température des piscines des réacteurs n°1, 2, 3 et 4 au 18.03.[xv] Alors que les réacteurs n°4, 5 et 6 de la centrale de Fukushima Daiichi n’étaient pas en fonctionnement pendant le séisme, la perte de refroidissement de l’eau des piscines des combustibles usés de ces réacteurs devient, à son tour, très problématique depuis 24h.

Il y a eu deux explosions d’hydrogène le 15.03 et le 16.03, suivies à chaque fois d’un incendie dans la piscine de combustible usé du réacteur n°4. Selon le Président de l’agence de sûreté nucléaire américaine, la piscine ne contiendrait plus d’eau et provoquerait des émissions intenses de radioactivité le 16.03.[xvi] Le même jour, l’agence de sûreté nucléaire japonaise ne confirmait pas la présence d’eau dans la piscine.[xvii] L’exploitant de la centrale (Tepco) n’écarte pas un risque de redémarrage des réactions de fission du combustible et donc des dégagements colossaux de radioactivité.[xviii] Des officiels américains pensent que le feu qui a pris le 16.03 ne serait pas éteint dans le réacteur n°4 à la date du 18.03. Les Etats-Unis ont fait survolé la centrale par des avions et utilisent leur réseau de satellites pour mesurer en temps réel la température des réacteurs et les rejets radioactifs de la centrale accidentée.[xix]

La température continuait à augmenter dans les piscines des combustibles usés des réacteur n°5 et 6 le 18.03, à cause de la perte de refroidissement du combustible usé.[xx] Tepco, essayait ce vendredi de connecter une nouvelle ligne à haute tension à la centrale de Fukushima Daiichi pour restaurer les fonctions de refroidissement des 6 réacteurs et de leurs piscines.[xxi]

Selon l’agence de sûreté nucléaire japonaise, le niveau de radioactivité à l’entrée de la centrale a atteint 10 mSv/h (10 millisievert par heure) à 10h40 (heure locale) le 16.03.[xxii] 750 des 800 travailleurs auraient été évacués lundi de la centrale de Fukushima Daiichi, selon Tepco. Le niveau de radioactivité moyen à 1 km à l’ouest du réacteur n°2 était 1780 fois supérieur au niveau de la radioactivité naturelle, le 17.03, selon des mesures faites par l’exploitant.[xxiii] Une hausse subite de la radioactivité pourrait entraîner un nouveau départ des travailleurs, ce qui laisserait la centrale hors contrôle, augmentant le risque d’accident nucléaire généralisé sur les 6 réacteurs et leurs piscines. Au vu des niveaux de radioactivité, Les travailleurs présents actuellement à la centrale se sacrifient pour lutter contre les accidents en cours. 300 liquidateurs ont rejoints les 50 liquidateurs présents à la centrale de Fukushima Daiichi dans la matinée du 17.03.[xxiv] Un nombre croissant de soldats seraient présents sur le site.[xxv]

La contamination du territoire japonais est avérée. Dans l’air respiré à Tokyo, il y a des iodes et des césium radioactifs, "un cocktail de produits radioactifs dans l’air de Tokyo", selon l’analyse faite par la CRIIRAD de mesures de radioactivité faites entre le 15.03 et le 16.03.[xxvi] La préfecture de Fukushima a annoncé avoir décelé de l’iode et du césium radioactifs dans l’eau du robinet de la ville de Fukushima à 8h (heure locale) le 16.03. Le niveau de radioactivité mesuré à Ibaraki, à 130 km au sud de la centrale en détresse, était 300 fois supérieur à la normale le 16.03.[xxvii] Le Japon a donné l’ordre aux autorités locales de mesurer la radioactivité dans les aliments le 17.03.[xxviii]

Le gouvernement japonais a élargi la zone de confinement de 20 à 30 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi, 140 000 habitants sont concernés, alors que 200 000 habitants ont déjà été évacués du périmètre de 20 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi et de 10 km autour de celle de Fukushima Daiini.[xxix] "Nous recommanderions l’évacuation dans un rayon bien plus large que celui que le Japon a mis en place" a déclaré le 16.03 le Président de l’agence de sûreté nucléaire américaine (NRC).[xxx] Le Pentagone a déclaré avoir interdit à ses soldats de s’approcher à moins de 80 km de la centrale de Fukushima Daiichi.[xxxi]


[i] Cuves des réacteur n°2 et 3. Piscines de combustible usé des réacteurs n°3 et 4.

[v] Il s’agit du MOX, combustible fabriqué et vendu par Areva.

[vii] Le niveau d’eau dans les cuves des réacteurs : réacteur n°1 : 1,80 m d’eau, réacteur n°2 : 1,40 m d’eau, réacteur n°3 : 2,30 m d’eau
https://www.nisa.meti.go.jp/english/files/en20110317-2.pdf

[ix] Le combustible usé n’est pas un matériau anodin, il est brûlant de radioactivité. S’il n’est pas refroidi en permanence, il peut entrer en fusion et relâcher en masse de la radioactivité. A titre d’exemple, un réacteur de 1300 MW un mois après son arrêt produit encore 6 MW de puissance résiduelle.

[xvi] Dépêche AFP 16.03 19h56 (heure française) Japon : radiations "extrêmement élevées"
https://info.france2.fr/japon-seisme/radiations-extremement-elevees-au-reacteur-n4-67817379.html

[xxvi] Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité.

La catastrophe nucléaire s’étend maintenant à 3 réacteurs nucléaires et à 6 piscines de combustible usé de la centrale de Fukushima Daiichi : le Réseau "Sortir du nucléaire" constate avec effroi l’impuissance des autorités japonaises.

Point sur la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi le 18/03/2011 à 11h45


Survol de la centrale Fukushima Daiichi après les explosions (16 mars)

Trois fusions partielles de cœurs, deux incendies de combustible usé et cinq explosions d’hydrogène sont survenues dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichii, qui depuis le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, relâche des quantités colossales de radioactivité dans l’atmosphère. Dans 4 réacteurs, le combustible usé pourrait être en contact avec l’environnement.[i]

La quantité de combustible usé hyper radioactif dans les piscines des réacteurs de Fukushima Daiichi est quatre fois supérieure à la quantité de combustible dans les cuves des réacteurs de la centrale, a révélé Tepco le 17.03.[ii] L’exploitant a aussi déclaré que 32 des 514 crayons de combustible usé dans la piscine du réacteur n°3 contiennent du combustible au plutonium, fabriqué par Areva.[iii]

Le coeur du réacteur nucléaire n°1 a fusionné à 70 %. Le réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 12.03, qui a provoqué une hausse ponctuelle de la radioactivité ambiante à 400 mSv/h, soit une dose mortelle pour l’homme en 12 heures d’exposition. Le coeur est refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit primaire. Des rejets de vapeur radioactive ont toujours lieu.

Le coeur du réacteur nucléaire n°2 a fusionné à 33 %. Le réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 15.03. Le coeur est refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit primaire. Des rejets de vapeur radioactive ont toujours lieu. Le circuit primaire du réacteur n°2 ne serait "très probablement" plus étanche selon les autorités japonaises et de la vapeur radioactive s’en échappe.[iv]

Le coeur du réacteur nucléaire n°3 composé de combustible au plutonium, extrêmement radioactif et instable[v], a fusionné à un pourcentage inconnu. Le réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 13.03. Le coeur est refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit primaire. Des rejets de vapeur radioactive ont toujours lieu. La cuve du réacteur n° 3 a subi des dommages dont on ignore la gravité, le gouvernement japonais ayant changé plusieurs fois d’interprétation à ce sujet.[vi]

Le refroidissement de la piscine de combustible usé du réacteur n°3 est devenu très problématique, selon l’AIEA.[viii] La perte de refroidissement des piscines de combustible usé est une cause de fusion du combustible nucléaire, tout comme dans les cuves des réacteurs n°1, 2 et 3. Cette fusion entraînerait des rejets très importants de radioactivité dans l’environnement.[ix] Dans la centrale accidentée les 6 piscines de combustible usé sont situées au-dessus des réacteurs et ne sont pas protégées par une couche d’acier et de béton, contrairement aux coeurs nucléaires. Ce qui veut dire que, sans eau, le combustible usé hyper radioactif est exposé directement dans l’environnement.[x]

"La plus haute des priorités maintenant est de verser de l’eau en quantité adéquate sur les réacteurs n°3 et 4, tout particulièrement sur les piscines de combustible usé" a déclaré un porte parole de l’agence de sûreté nucléaire japonaise le 17.03.[xi] Le matin du 17.03, deux hélicoptères de l’armée japonaise ont déversé 60 000 litres d’eau de mer sur le réacteur n°3.[xii] 7 camions citernes arrosaient le réacteur n°3 en début d’après midi le 18.03.[xiii] Les panaches de vapeur radioactive sortant des réacteurs n°2, 3 et 4 pourraient signifier que l’eau des piscines de ces réacteurs est en ébullition, selon l’agence de sûreté nucléaire japonaise le 18.03.[xiv]

Les piscines des réacteurs n°3 et 4 sont directement exposées à l’environnement et il n’est plus possible de connaître la température des piscines des réacteurs n°1, 2, 3 et 4 au 18.03.[xv] Alors que les réacteurs n°4, 5 et 6 de la centrale de Fukushima Daiichi n’étaient pas en fonctionnement pendant le séisme, la perte de refroidissement de l’eau des piscines des combustibles usés de ces réacteurs devient, à son tour, très problématique depuis 24h.

Il y a eu deux explosions d’hydrogène le 15.03 et le 16.03, suivies à chaque fois d’un incendie dans la piscine de combustible usé du réacteur n°4. Selon le Président de l’agence de sûreté nucléaire américaine, la piscine ne contiendrait plus d’eau et provoquerait des émissions intenses de radioactivité le 16.03.[xvi] Le même jour, l’agence de sûreté nucléaire japonaise ne confirmait pas la présence d’eau dans la piscine.[xvii] L’exploitant de la centrale (Tepco) n’écarte pas un risque de redémarrage des réactions de fission du combustible et donc des dégagements colossaux de radioactivité.[xviii] Des officiels américains pensent que le feu qui a pris le 16.03 ne serait pas éteint dans le réacteur n°4 à la date du 18.03. Les Etats-Unis ont fait survolé la centrale par des avions et utilisent leur réseau de satellites pour mesurer en temps réel la température des réacteurs et les rejets radioactifs de la centrale accidentée.[xix]

La température continuait à augmenter dans les piscines des combustibles usés des réacteur n°5 et 6 le 18.03, à cause de la perte de refroidissement du combustible usé.[xx] Tepco, essayait ce vendredi de connecter une nouvelle ligne à haute tension à la centrale de Fukushima Daiichi pour restaurer les fonctions de refroidissement des 6 réacteurs et de leurs piscines.[xxi]

Selon l’agence de sûreté nucléaire japonaise, le niveau de radioactivité à l’entrée de la centrale a atteint 10 mSv/h (10 millisievert par heure) à 10h40 (heure locale) le 16.03.[xxii] 750 des 800 travailleurs auraient été évacués lundi de la centrale de Fukushima Daiichi, selon Tepco. Le niveau de radioactivité moyen à 1 km à l’ouest du réacteur n°2 était 1780 fois supérieur au niveau de la radioactivité naturelle, le 17.03, selon des mesures faites par l’exploitant.[xxiii] Une hausse subite de la radioactivité pourrait entraîner un nouveau départ des travailleurs, ce qui laisserait la centrale hors contrôle, augmentant le risque d’accident nucléaire généralisé sur les 6 réacteurs et leurs piscines. Au vu des niveaux de radioactivité, Les travailleurs présents actuellement à la centrale se sacrifient pour lutter contre les accidents en cours. 300 liquidateurs ont rejoints les 50 liquidateurs présents à la centrale de Fukushima Daiichi dans la matinée du 17.03.[xxiv] Un nombre croissant de soldats seraient présents sur le site.[xxv]

La contamination du territoire japonais est avérée. Dans l’air respiré à Tokyo, il y a des iodes et des césium radioactifs, "un cocktail de produits radioactifs dans l’air de Tokyo", selon l’analyse faite par la CRIIRAD de mesures de radioactivité faites entre le 15.03 et le 16.03.[xxvi] La préfecture de Fukushima a annoncé avoir décelé de l’iode et du césium radioactifs dans l’eau du robinet de la ville de Fukushima à 8h (heure locale) le 16.03. Le niveau de radioactivité mesuré à Ibaraki, à 130 km au sud de la centrale en détresse, était 300 fois supérieur à la normale le 16.03.[xxvii] Le Japon a donné l’ordre aux autorités locales de mesurer la radioactivité dans les aliments le 17.03.[xxviii]

Le gouvernement japonais a élargi la zone de confinement de 20 à 30 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi, 140 000 habitants sont concernés, alors que 200 000 habitants ont déjà été évacués du périmètre de 20 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi et de 10 km autour de celle de Fukushima Daiini.[xxix] "Nous recommanderions l’évacuation dans un rayon bien plus large que celui que le Japon a mis en place" a déclaré le 16.03 le Président de l’agence de sûreté nucléaire américaine (NRC).[xxx] Le Pentagone a déclaré avoir interdit à ses soldats de s’approcher à moins de 80 km de la centrale de Fukushima Daiichi.[xxxi]


[i] Cuves des réacteur n°2 et 3. Piscines de combustible usé des réacteurs n°3 et 4.

[v] Il s’agit du MOX, combustible fabriqué et vendu par Areva.

[vii] Le niveau d’eau dans les cuves des réacteurs : réacteur n°1 : 1,80 m d’eau, réacteur n°2 : 1,40 m d’eau, réacteur n°3 : 2,30 m d’eau
https://www.nisa.meti.go.jp/english/files/en20110317-2.pdf

[ix] Le combustible usé n’est pas un matériau anodin, il est brûlant de radioactivité. S’il n’est pas refroidi en permanence, il peut entrer en fusion et relâcher en masse de la radioactivité. A titre d’exemple, un réacteur de 1300 MW un mois après son arrêt produit encore 6 MW de puissance résiduelle.

[xvi] Dépêche AFP 16.03 19h56 (heure française) Japon : radiations "extrêmement élevées"
https://info.france2.fr/japon-seisme/radiations-extremement-elevees-au-reacteur-n4-67817379.html

[xxvi] Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité.




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