Ces condamnations viennent s’ajouter à toute la série d’intimidations subies par les habitants qui s’opposent légitimement à l’implantation de cette ligne sur leurs terres, les impacts sanitaires des lignes THT sur les population et le bétail étant désormais connus. Elle s’ajoutent à l’arrestation du maire du Chefresne, Jean-Claude Bossard, alors qu’il s’opposait aux travaux. Elles s’ajoutent enfin à la répression quasi militaire qui a visé les participants du camp de Montabot, chez qui les attaques de policiers suréquipés ont provoqué 25 blessés dont trois graves.
Ce rouleau compresseur de l’État est inacceptable, tout comme la tentative de criminaliser les militants et les présenter comme des terroristes alors que le rapport de force est clairement inégal et que le comportement agressif de la police n’a pas été remis en cause. Nucléaire et démocratie ne font décidément pas bon ménage, et l’alternance politique ne se traduit par aucun changement en la matière. Sous Hollande, la ligne répressive reste la même !
RTE a obtenu une condamnation pour l’exemple, espérant dissuader toute contestation. Mais cette lourde condamnation ne fera pas taire les opposants. Le 13 octobre prochain, lors d’une manifestation à Laval, nous rappellerons notre opposition à la ligne Très Haute Tension et au réacteur EPR qu’elle doit desservir.
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