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Transports nucléaires

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Le train de déchets nucléaires n’est toujours pas arrivé (Métro)

8 novembre 2010 |




En Allemagne, à une trentaine de kilomètres du terminus du convoi radioactif, la police a largement usé de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants.



D’abord annoncé samedi soir à Metzingen, dans le nord de l’Allemagne, le train parti vendredi de Normandie avec une cargaison de 123 tonnes de déchets nucléaires vitrifiés par Areva, n’est toujours pas arrivé à destination.

Vendredi, près de Caen, des manifestants enchaînés à la voie ferrée avaient réussi à retarder ce train pendant plus de trois heures, puis, au prix d’un changement d’itinéraire décidé dans la nuit, il avait poursuivi sa route sans encombre jusqu’à la frontière.

En termes kilométriques, le plus gros du trajet était fait. Pour autant, le convoi était loin d’être arrivé, compte tenu de la détermination des militants antinucléaires allemands, particulièrement remontés depuis la décision de la chancelière Angela Merkel de prolonger la durée de vie des centrales au-delà de 2020.

Quitte à descendre en rappel depuis un pont ou à s’enchaîner aux rails, les manifestants ont tenté par tous les moyens de bloquer la progression du convoi, ainsi ce dimanche matin, à une trentaine de kilomètres de Metzingen, le terminus, ils étaient quelque 250 à essayer de retirer du ballast de la voie ferrée.

Pour les disperser, la police a utilisé des canons à eau et force gaz lacrymogènes, a affirmé Christophe Kleine, le porte-parole de l’un des groupes de manifestants, assurant que "toute la forêt aux alentours de la voie ferrée est remplie d’un brouillard de gaz lacrymogène".

De leur côté, les antinucléaires ont tiré des fusées éclairantes en direction des forces de l’ordre, a indiqué Markus Scharf, un porte-parole de la police et ils ont tenté de mettre le feu à un véhicule blindé avec des cocktails Molotov.

Dans ce contexte explosif, difficile de prédire l’heure d’arrivée du convoi radioactif. Une fois le train en gare, les containers de déchets seront transférés par camion jusqu’au centre de stockage de Gorleben à vingt kilomètres de là. Il est probable que les incidents se multiplient sur ce dernier tronçon.

Hier, à proximité de ce site, de 20.000 personnes selon la police à 50.000 selon les organisateurs, se sont rassemblés à Danneberg dans une ambiance plutôt festive, à la fois pour protester contre ce 12e rapatriement de déchets en quinze ans et contre la politique énergétique du gouvernement allemand.

Alors que sous le mandat du chancelier Gerhard Schröder, les Verts et les sociaux-démocrates avaient décidé de la fermeture des 17 centrales nucléaires allemandes à l’horizon 2020, l’actuelle chancelière à la tête d’une coalition entre conservateurs et libéraux a repoussé cette échéance jusqu’à une date non définie, quand les énergies renouvelables seront en mesure de prendre le relai.

D’abord annoncé samedi soir à Metzingen, dans le nord de l’Allemagne, le train parti vendredi de Normandie avec une cargaison de 123 tonnes de déchets nucléaires vitrifiés par Areva, n’est toujours pas arrivé à destination.

Vendredi, près de Caen, des manifestants enchaînés à la voie ferrée avaient réussi à retarder ce train pendant plus de trois heures, puis, au prix d’un changement d’itinéraire décidé dans la nuit, il avait poursuivi sa route sans encombre jusqu’à la frontière.

En termes kilométriques, le plus gros du trajet était fait. Pour autant, le convoi était loin d’être arrivé, compte tenu de la détermination des militants antinucléaires allemands, particulièrement remontés depuis la décision de la chancelière Angela Merkel de prolonger la durée de vie des centrales au-delà de 2020.

Quitte à descendre en rappel depuis un pont ou à s’enchaîner aux rails, les manifestants ont tenté par tous les moyens de bloquer la progression du convoi, ainsi ce dimanche matin, à une trentaine de kilomètres de Metzingen, le terminus, ils étaient quelque 250 à essayer de retirer du ballast de la voie ferrée.

Pour les disperser, la police a utilisé des canons à eau et force gaz lacrymogènes, a affirmé Christophe Kleine, le porte-parole de l’un des groupes de manifestants, assurant que "toute la forêt aux alentours de la voie ferrée est remplie d’un brouillard de gaz lacrymogène".

De leur côté, les antinucléaires ont tiré des fusées éclairantes en direction des forces de l’ordre, a indiqué Markus Scharf, un porte-parole de la police et ils ont tenté de mettre le feu à un véhicule blindé avec des cocktails Molotov.

Dans ce contexte explosif, difficile de prédire l’heure d’arrivée du convoi radioactif. Une fois le train en gare, les containers de déchets seront transférés par camion jusqu’au centre de stockage de Gorleben à vingt kilomètres de là. Il est probable que les incidents se multiplient sur ce dernier tronçon.

Hier, à proximité de ce site, de 20.000 personnes selon la police à 50.000 selon les organisateurs, se sont rassemblés à Danneberg dans une ambiance plutôt festive, à la fois pour protester contre ce 12e rapatriement de déchets en quinze ans et contre la politique énergétique du gouvernement allemand.

Alors que sous le mandat du chancelier Gerhard Schröder, les Verts et les sociaux-démocrates avaient décidé de la fermeture des 17 centrales nucléaires allemandes à l’horizon 2020, l’actuelle chancelière à la tête d’une coalition entre conservateurs et libéraux a repoussé cette échéance jusqu’à une date non définie, quand les énergies renouvelables seront en mesure de prendre le relai.



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