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Sortir du nucléaire n°84

Hiver 2020

Agir : Cycle de conférences Grand-Est

La fin d’un voyage... et le début de bien d’autres

Hiver 2020




Ce vendredi 13 décembre, le Cycle de conférences Grand-Est Automne 2019  [1] s’est achevé, laissant derrière lui plus d’une quarantaine de conférences qu’il est possible de visionner sur Youtube  [2]. En un an, le Grand-Est de la France, ses grandes villes mais aussi ses villages plus isolés, ont pu se familiariser avec un sujet qui suscite bien plus souvent des débats passionnés que de l’indifférence : le projet Cigéo à Bure et de manière plus générale, le nucléaire.



Panorama et questionnements

S’il y a tant d’intérêt pour ces questions, ce n’est pas uniquement parce que le projet Cigéo est celui de la démesure, par ses infrastructures hors normes, son coût et ses échelles de temps inhumaines. C’est aussi, et surtout, parce que le nucléaire titille l’homme dans ce qu’il a de plus profond : il questionne son rapport au monde, à l’énergie, à son territoire et à son avenir. Il interroge sa manière de vivre et de penser.

Si le cycle était au départ une réponse au débat public sur le cinquième PNGMDR (Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs) - duquel nos associations de Meuse et de Haute-Marne avaient préféré s’extraire - il revêtit très vite une vocation supplémentaire : dresser un panorama (non exhaustif) des portes d’entrées dans le sujet, et montrer que le champ de questionnements est très riche. D’une part en proposant une diversité de conférences, dont certaines n’avaient encore jamais été programmées comme “l’Histoire du combat juridique contre Cigéo“, “Récits autour de la répression policière et judiciaire à Bure“, ou “Le travail des sous-traitant·es dans l’industrie nucléaire“. D’autre part, en laissant une grande place aux témoignages de celles et ceux qui luttent depuis plus de 25 ans et des autres, qui les ont rejoints, afin qu’ils et elles nous racontent ce qui les anime et ce qui les touche.

Interrogations scientifiques et sociétales

Il nous paraissait essentiel de montrer que le nucléaire ne pose pas seulement des questions scientifiques, à propos desquelles seul un petit nombre de gens, spécialistes ou intéressé·es, peuvent répondre ou se sentir concerné·es ; mais aussi des questions éthiques, philosophiques, sociales, économiques ou politiques. En cela, nous sommes tou·tes capables d’aborder ce sujet, et légitimes à nous positionner.

Enfin, nous avons voulu concentrer ce cycle autour de deux questions essentielles : celle de la sortie du nucléaire, et celle du climat. Car oui, il est possible d’en sortir “sans devoir retourner à la bougie“. Et non, quoique les acteurs du nucléaire en disent, “le nucléaire ne sauvera pas le climat.“ Nous souhaitions lutter contre les fake news et la désinformation menée avec force et indécence par le lobby nucléaire. Nous avions aussi conscience que de nombreux et nombreuses militant·es avaient besoin d’être informé·es pour enrichir leurs réflexions et renforcer leurs argumentaires. Ce cycle a confirmé que s’il y avait beaucoup d’inquiétudes, il n’y avait que peu d’esprits fatalistes et une vraie combativité. De quoi se ressourcer et réfléchir déjà à la suite !

Les organisatrices du cycle


Notes

[1Le deuxième après le succès du premier Cycle en 2018

Panorama et questionnements

S’il y a tant d’intérêt pour ces questions, ce n’est pas uniquement parce que le projet Cigéo est celui de la démesure, par ses infrastructures hors normes, son coût et ses échelles de temps inhumaines. C’est aussi, et surtout, parce que le nucléaire titille l’homme dans ce qu’il a de plus profond : il questionne son rapport au monde, à l’énergie, à son territoire et à son avenir. Il interroge sa manière de vivre et de penser.

Si le cycle était au départ une réponse au débat public sur le cinquième PNGMDR (Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs) - duquel nos associations de Meuse et de Haute-Marne avaient préféré s’extraire - il revêtit très vite une vocation supplémentaire : dresser un panorama (non exhaustif) des portes d’entrées dans le sujet, et montrer que le champ de questionnements est très riche. D’une part en proposant une diversité de conférences, dont certaines n’avaient encore jamais été programmées comme “l’Histoire du combat juridique contre Cigéo“, “Récits autour de la répression policière et judiciaire à Bure“, ou “Le travail des sous-traitant·es dans l’industrie nucléaire“. D’autre part, en laissant une grande place aux témoignages de celles et ceux qui luttent depuis plus de 25 ans et des autres, qui les ont rejoints, afin qu’ils et elles nous racontent ce qui les anime et ce qui les touche.

Interrogations scientifiques et sociétales

Il nous paraissait essentiel de montrer que le nucléaire ne pose pas seulement des questions scientifiques, à propos desquelles seul un petit nombre de gens, spécialistes ou intéressé·es, peuvent répondre ou se sentir concerné·es ; mais aussi des questions éthiques, philosophiques, sociales, économiques ou politiques. En cela, nous sommes tou·tes capables d’aborder ce sujet, et légitimes à nous positionner.

Enfin, nous avons voulu concentrer ce cycle autour de deux questions essentielles : celle de la sortie du nucléaire, et celle du climat. Car oui, il est possible d’en sortir “sans devoir retourner à la bougie“. Et non, quoique les acteurs du nucléaire en disent, “le nucléaire ne sauvera pas le climat.“ Nous souhaitions lutter contre les fake news et la désinformation menée avec force et indécence par le lobby nucléaire. Nous avions aussi conscience que de nombreux et nombreuses militant·es avaient besoin d’être informé·es pour enrichir leurs réflexions et renforcer leurs argumentaires. Ce cycle a confirmé que s’il y avait beaucoup d’inquiétudes, il n’y avait que peu d’esprits fatalistes et une vraie combativité. De quoi se ressourcer et réfléchir déjà à la suite !

Les organisatrices du cycle