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Des accidents nucléaires partout

France : Cattenom : Un essai sur le diesel d’ultime secours du réacteur 2 qui ne se passe pas très bien




30 novembre 2018


Dans la nuit du vendredi 30 novembre 2018, les pompiers ont été appelés par la centrale nucléaire de Cattenom. Un essai sur le diesel d’ultime secours* du réacteur 2 ne s’est pas bien passé. Le bâti du moteur diesel était en contact avec un calorifuge. Le moteur étant en fonctionnement, l’isolant thermique a surchauffé provoquant des dégagements de fumées.


Ce que dit EDF :

Venue des secours externes

Le 30/11/2018

Vendredi 30 novembre 2018, vers 00h50, les équipes de la centrale sont intervenues suite à un dégagement de fumée qui est survenu au niveau du diesel d’ultime secours [1] de l’unité de production n°2 (hors zone nucléaire). Le moteur était en fonctionnement pour la réalisation d’essais. L’origine de ce dégagement est un contact entre un calorifuge et le bâti du moteur chaud.

Conformément à nos procédures, les pompiers ont été appelés et se sont rendus sur place rapidement. Ils ont constaté l’absence de feu. Cet événement n’a eu aucun impact sur la sûreté des installations et la sécurité du personnel.

https://www.edf.fr/groupe-edf/nos-energies/carte-de-nos-implantations-industrielles-en-france/centrale-nucleaire-de-cattenom/actualites/unite-de-production-ndeg2-de-la-centrale-de-cattenom-venue-des-secours-externes


* Les alimentations électriques sur le parc des réacteurs à eau pressurisée (REP) français de génération II (Base de connaissances IRSN)

Si un événement rend indisponible les deux sources d’alimentation externes (la ligne principale et la ligne auxiliaire), la centrale s’arrête automatiquement et deux générateurs de secours à moteur diesel (groupes électrogènes : GE) propres à la centrale doivent alimenter en quelques secondes chacun une voie de sûreté (2 sur le parc de génération II). Un seul générateur est suffisant pour accomplir les actions nécessaires

Par ailleurs, sur chaque site, une source dite ultime (GUS) peut être connectée manuellement en quelques heures à la place d’un groupe de secours défaillant d’une quelconque des tranches du site (cette source ultime peut être un groupe électrogène ou une turbine à combustion suivant les paliers).

https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/Les-centrales-nucleaires/Pages/alimentations-electriques-centrales.aspx


[1Diesel d’ultime secours : matériel issu du retour d’expérience post-fukushima actuellement en fin de construction, non opérationnel et en cours d’essai.