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Fukushima, la catastrophe nucléaire continue

Archives > Fukushima, suivi de la catastrophe - Archives 2011-2015

Février 2013 : Suites de Fukushima : fissures irréversibles dans l’omerta atomique

1er mars 2013 |




La catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986, superposée à la catastrophe atomique du 11 mars 2011 au Japon, a définitivement renversé la table des certitudes scientifiques...



Fini le temps où un chercheur du Commissariat à l’Énergie Atomique comme M. Beaudoin - rattrapé par sa conscience – fût traité de sénile par son ancien employeur, le CEA, lorsqu’il révéla au public les tirs d’amorces à l’uranium pour bombes atomiques qu’il réalisa sur le site de Vaujours [1].

Deux ans après la catastrophe de Fukushima, la vérité atomique s’échappe à tous les échelons de la société et, même si certaines révélations, comme celle du 7 février 2013 de l’IRSN sur le coût d’un accident majeur qui surviendrait en France, ne sont pas sans objectif inavouable, la vérité sur l’atome progresse. Voici donc quelques exemples :

 05/11/2012 - Les experts Japonais nommés par la Nuclear Regulatory Agency, ex-NISA, se sont mis d’accord pour confirmer que les 2 seuls réacteurs en service aujourd’hui au Japon sur le site d’Ohi sont bien situés sous une ligne de faille active. « Pour le Professeur Watanabe, inutile de tergiverser : « il faut stopper Ohi » » [2].

 23/11/2012- Nouveau directeur de l’ASN : « Pierre-Franck Chevet, lui, a fait état d’un coût de "30 milliards d’euros" pour l’arrêt complet d’une centrale nucléaire [3].

 21/02/2013 - L’ancien directeur de l’organe allemand de contrôle des installations nucléaires, Dieter Majer, qualifie pour sa part le redémarrage éventuel des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 aux cuves fissurées "d’irresponsable" [4]. Plus modestement, le 7 février 2013, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ont jugé inenvisageable de redémarrer Doel 3 et Tihange 2 sans tests complémentaires [5].

 07/02/2013 - L’IRSN évalue à 430 milliards d’euros le coût d’un accident nucléaire majeur en France [6].

Si, pour certains, cette révélation sert à relativiser le coût des « quelques milliards » nécessaires à la prétendue « mise en sécurité des réacteurs français », il n’en reste pas moins que l’onde de choc créée par cette annonce est loin d’être terminée.

Un texte particulièrement sophistiqué de Michel Alberganti, produit dans « Slate » [7], démontre les limites qu’ont les auteurs de l’étude pour assumer leur travail. On retrouve chez eux les mêmes comportements que ceux qui avaient prévalu - en janvier 2012 - chez les auteurs de l’étude de l’INSERM : cette étude montrait un doublement des leucémies infantiles dans un périmètre de 5 kilomètres autour des centrales nucléaires françaises. Les auteurs jouaient sur les mots pour tenter d’exonérer - non pas les centrales puisque c’était impossible - mais les rejets radioactifs qui étaient émis de façon chronique et qui, selon eux, étaient en quantité insuffisante pour poser un quelconque problème de santé publique.

Aujourd’hui, en réponse au texte de Michel Alberganti, les réactions du courrier des lecteurs montrent que la bête atomique est loin d’être morte et que 50 années de propagande atomique ont laissé de graves séquelles chez les français : le mensonge sur la souffrance et la mort atomique a encore quelques beaux jours devant lui, mais la vérité avance inéluctablement [8]... et le tocsin de l’ère de l’atome a bien sonné avec la catastrophe de Fukushima !

Fini le temps où un chercheur du Commissariat à l’Énergie Atomique comme M. Beaudoin - rattrapé par sa conscience – fût traité de sénile par son ancien employeur, le CEA, lorsqu’il révéla au public les tirs d’amorces à l’uranium pour bombes atomiques qu’il réalisa sur le site de Vaujours [1].

Deux ans après la catastrophe de Fukushima, la vérité atomique s’échappe à tous les échelons de la société et, même si certaines révélations, comme celle du 7 février 2013 de l’IRSN sur le coût d’un accident majeur qui surviendrait en France, ne sont pas sans objectif inavouable, la vérité sur l’atome progresse. Voici donc quelques exemples :

 05/11/2012 - Les experts Japonais nommés par la Nuclear Regulatory Agency, ex-NISA, se sont mis d’accord pour confirmer que les 2 seuls réacteurs en service aujourd’hui au Japon sur le site d’Ohi sont bien situés sous une ligne de faille active. « Pour le Professeur Watanabe, inutile de tergiverser : « il faut stopper Ohi » » [2].

 23/11/2012- Nouveau directeur de l’ASN : « Pierre-Franck Chevet, lui, a fait état d’un coût de "30 milliards d’euros" pour l’arrêt complet d’une centrale nucléaire [3].

 21/02/2013 - L’ancien directeur de l’organe allemand de contrôle des installations nucléaires, Dieter Majer, qualifie pour sa part le redémarrage éventuel des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 aux cuves fissurées "d’irresponsable" [4]. Plus modestement, le 7 février 2013, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ont jugé inenvisageable de redémarrer Doel 3 et Tihange 2 sans tests complémentaires [5].

 07/02/2013 - L’IRSN évalue à 430 milliards d’euros le coût d’un accident nucléaire majeur en France [6].

Si, pour certains, cette révélation sert à relativiser le coût des « quelques milliards » nécessaires à la prétendue « mise en sécurité des réacteurs français », il n’en reste pas moins que l’onde de choc créée par cette annonce est loin d’être terminée.

Un texte particulièrement sophistiqué de Michel Alberganti, produit dans « Slate » [7], démontre les limites qu’ont les auteurs de l’étude pour assumer leur travail. On retrouve chez eux les mêmes comportements que ceux qui avaient prévalu - en janvier 2012 - chez les auteurs de l’étude de l’INSERM : cette étude montrait un doublement des leucémies infantiles dans un périmètre de 5 kilomètres autour des centrales nucléaires françaises. Les auteurs jouaient sur les mots pour tenter d’exonérer - non pas les centrales puisque c’était impossible - mais les rejets radioactifs qui étaient émis de façon chronique et qui, selon eux, étaient en quantité insuffisante pour poser un quelconque problème de santé publique.

Aujourd’hui, en réponse au texte de Michel Alberganti, les réactions du courrier des lecteurs montrent que la bête atomique est loin d’être morte et que 50 années de propagande atomique ont laissé de graves séquelles chez les français : le mensonge sur la souffrance et la mort atomique a encore quelques beaux jours devant lui, mais la vérité avance inéluctablement [8]... et le tocsin de l’ère de l’atome a bien sonné avec la catastrophe de Fukushima !




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