Lundi 31 mai 2010
20h30 au Cinéma ANTARES à Vaureal (95), dans la mairie - Place du Coeur Battant.
A l’occasion de la Conférence sur le Traité de non-prolifération nucléaire, au moment où la question de la prolifération de l’arme nucléaire se repose avec acuité (Iran, Corée du Nord…), des personnalités ont lancé un appel pour que la France s’engage dans de nouvelles mesures de désarmement et soutienne à l’ONU la convention d’élimination des armes nucléaires pour proposer à la communauté internationale une autre conception de la sécurité dans « un monde libéré des armes nucléaires".
Le désarmement nucléaire est depuis 30 ans une obligation internationale. Il est temps de le mettre en oeuvre. Le débat n’est plus pour ou contre, mais quand ?
Avec :
Le contexte international a changé
C’est au nom de l’arme nucléaire que l’on a fait la guerre contre l’Irak. C’est en son nom que l’on envisage de recommencer en Iran. C’est en son nom que les Etats Unis envisagent la mise en place d’un bouclier anti-missile en Europe. On est loin de la dissuasion ! Il y a danger. Les processus de désarmement sont en panne. Les doctrines militaires ont dangereusement évolué vers une banalisation de l’arme atomique. Le risque de leur utilisation, de manière volontaire ou accidentelle, s’accroît. En maintenant son potentiel, en voulant le miniaturiser, on augmente le risque d’utilisation incontrôlée de l’arme atomique. La situation mondiale actuelle est toujours dominée par les stratégies issues de la guerre froide, fondées sur la possibilité d’une frappe nucléaire quasi-immédiate. Les milliers d’armes nucléaires dont disposent divers pays compromettent la sécurité du monde.
Quel est l’intérêt de la France ?
« L’assurance-vie » de la France réside dans sa capacité à faire entendre une voix émancipatrice et indépendante. C’est parce qu’il n’a pas suivi les Etats Unis dans leur aventure guerrière en Irak que notre pays a vu son autorité morale et politique renforcée. La France a tout à gagner dans la voie du désarmement en renonçant à la modernisation de ses arsenaux et en prenant de véritables initiatives diplomatiques. Notre intérêt est de soutenir un processus contrôlé d’élimination des armes nucléaires.
La communauté internationale a voté en assemblée générale de l’ONU le souhait d’une Convention d’élimination des armes nucléaires qui en préciserait les étapes et le calendrier. Lors d’un vote intervenu le 26 avril 2009, le Parlement européen a souhaité également la tenue d’une telle convention, en vue d’une élimination des armes nucléaires en 2020, comme le demande le maire d’Hiroshima. La France doit soutenir ce projet qui démontrera qu’une autre conception de la sécurité peut être élaborée sans recours à l’arme nucléaire.
Organisé par Le Mouvement de la Paix, le Parti Communiste Français et les VERTS, avec le soutien d’Attac.