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Transports nucléaires

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Alsace : Lettre de protestation individuelle

8 novembre 2010 |




Envoyée ce matin à titre individuel au Procureur de la République de Strasbourg suite à la manifestation de samedi 6 nov à Lauterbourg contre le passage du train CASTOR (en fait dévié à Strasbourg)



Madame, Monsieur le Procureur de la République au Tribunal de Grande Instance de Strasbourg,

objet : dénonciation d’entraves à la liberté de manifester par lettre recommandée

Par la présente, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que samedi, 6 novembre 2010 à Lauterbourg (Bas-Rhin), des forces de maintien d’ordre m’ont empêché de m’approcher à pied de la barrière de passage à niveau près de la gare de chemin de fer où je souhaitais démontrer publiquement mon opposition aux transports de déchets nucléaires radioactifs. Je dénonce avoir subi une entrave à la liberté de manifester mes opinions de la part d’autorités abusant de leur pouvoir et faisant du mauvais excès de zèle on ne sait pour quelles raisons, sélectionnant les droits d’approche et de circulation à proximité du lieu sur jugement de faciès et procès d’intention à « la gueule du client ».

En effet, dès mon arrivée par voiture peu après 10h et mon débarquement à deux cents mètres de la barrière, des personnels en tenue de gendarme mobile en armure et équipement de combat m’ont encerclé et m’ont interdit par la force physique de progresser davantage. Ce traitement dégradant et difficile à endurer a duré 4 heures au moins jusqu’à ce que je reprenne place dans mon automobile. Plusieurs personnes faisant honnêtement et franchement état de la même opinion que moi ont subi le traitement identique, alors que d’autres automobilistes, deux-roues et piétons étaient laissés libres de circuler à l’appréciation des sentinelles.

Suite à ces étalages de force brutale, de menaces « d’embarquement », de « poursuites », de fouilles, d’interdictions de photographier même (et on comprend !), de rétentions de personnes en lieux éloignés des points de passages et équipements publiques (à deux cents mètres dans un contrebas de chaussée) et de tri sur critères plus que subjectifs, j’ai interpellé sur place à maintes reprises et le capitaine anonyme de Gendarmerie mobile, et Madame le Sous-préfet (reconnaissable) pour leur demander de corriger ce dispositif inopportun vis-à-vis de l’évènement et de la loi. Ils ont conservé une attitude de distance de type colonial, d’autant que les élus locaux responsables de la sécurité ont été gardés dans l’ignorance du déploiement des militaires et policiers.

Jamais, ni à Lauterbourg, ni ailleurs, je n’ai vécu une telle dégénérescence des droits et libertés de manifester publiquement son opinion. Ces cas font craindre des déviations des pouvoirs publics mais aussi leur éloignement des populations, ce qui aujourd’hui est illicite et à l’avenir nuisible à notre collectivité. Avec mes remerciements pour votre attention, je reste à votre disposition pour tout renseignement utile à vos interventions, et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Procureur, l’expression de mes salutations distinguées.

Madame, Monsieur le Procureur de la République au Tribunal de Grande Instance de Strasbourg,

objet : dénonciation d’entraves à la liberté de manifester par lettre recommandée

Par la présente, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que samedi, 6 novembre 2010 à Lauterbourg (Bas-Rhin), des forces de maintien d’ordre m’ont empêché de m’approcher à pied de la barrière de passage à niveau près de la gare de chemin de fer où je souhaitais démontrer publiquement mon opposition aux transports de déchets nucléaires radioactifs. Je dénonce avoir subi une entrave à la liberté de manifester mes opinions de la part d’autorités abusant de leur pouvoir et faisant du mauvais excès de zèle on ne sait pour quelles raisons, sélectionnant les droits d’approche et de circulation à proximité du lieu sur jugement de faciès et procès d’intention à « la gueule du client ».

En effet, dès mon arrivée par voiture peu après 10h et mon débarquement à deux cents mètres de la barrière, des personnels en tenue de gendarme mobile en armure et équipement de combat m’ont encerclé et m’ont interdit par la force physique de progresser davantage. Ce traitement dégradant et difficile à endurer a duré 4 heures au moins jusqu’à ce que je reprenne place dans mon automobile. Plusieurs personnes faisant honnêtement et franchement état de la même opinion que moi ont subi le traitement identique, alors que d’autres automobilistes, deux-roues et piétons étaient laissés libres de circuler à l’appréciation des sentinelles.

Suite à ces étalages de force brutale, de menaces « d’embarquement », de « poursuites », de fouilles, d’interdictions de photographier même (et on comprend !), de rétentions de personnes en lieux éloignés des points de passages et équipements publiques (à deux cents mètres dans un contrebas de chaussée) et de tri sur critères plus que subjectifs, j’ai interpellé sur place à maintes reprises et le capitaine anonyme de Gendarmerie mobile, et Madame le Sous-préfet (reconnaissable) pour leur demander de corriger ce dispositif inopportun vis-à-vis de l’évènement et de la loi. Ils ont conservé une attitude de distance de type colonial, d’autant que les élus locaux responsables de la sécurité ont été gardés dans l’ignorance du déploiement des militaires et policiers.

Jamais, ni à Lauterbourg, ni ailleurs, je n’ai vécu une telle dégénérescence des droits et libertés de manifester publiquement son opinion. Ces cas font craindre des déviations des pouvoirs publics mais aussi leur éloignement des populations, ce qui aujourd’hui est illicite et à l’avenir nuisible à notre collectivité. Avec mes remerciements pour votre attention, je reste à votre disposition pour tout renseignement utile à vos interventions, et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Procureur, l’expression de mes salutations distinguées.



Dt

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