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Sortir du nucléaire n°48

Hiver 2010-2011

Nucléaire militaire

L’arme nucléaire, une arme politique !

Hiver 2010-2011




L’arme nucléaire est inutilisable militairement. Un conflit par l’utilisation de centaines de bombes anéantirait toute l’humanité et toute forme de vie. Scénario possible même par erreur, car l’état d’alerte actuel ne peut exclure un tir sur une fausse information et un enchainement par "effet domino".



Le droit international condamne son utilisation, qualifiée de "crime contre l’Humanité" (résolution de l’ONU, 1961), voire même la seule menace de son emploi (avis de la Cour internationale de justice, 1996). Les États nucléaires justifient le maintien de leurs arsenaux au nom de la sécurité nationale, alors que cette posture incite d’autres pays à vouloir se doter de telles armes et donc accroit l’insécurité mondiale.

Dans l’ordre mondial actuel, l’arme nucléaire symbolise aussi la puissance d’un État, son prestige, et lui garantit une position dominante. Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU sont les cinq États nucléaires officiels. S’étant arrogé le droit d’avoir leur dissuasion nucléaire, ils interdisent à d’autres États de faire de même et menacent de sanctions ces "voyous" accusés de vouloir ces mêmes armes nucléaires. Le concept de dissuasion nucléaire pervertit les esprits en légalisant le fait de prendre en otage et de menacer de mort et de souffrance des millions d’innocents. La mentalité nucléaire institue donc le terrorisme d’État comme la norme des relations internationales. Le nucléaire civil, troisième pilier du Traité de non-prolifération, vient parfaire le tableau.
Pour les États non dotés d’armes nucléaires, la contrepartie de leur renonciation au nucléaire militaire est l’accession facilitée au nucléaire civil. Cette technologie dangereuse et inutile, aux coûts faramineux, devient pour un État le symbole de sa puissance, de sa modernité et de sa richesse. Les États nucléaires assurent ainsi de juteux contrats d’équipements à leurs industriels du secteur. Le nucléaire civil est le néo-colonialisme parfait, créant la dépendance technologique sous haute dangerosité.

Les peuples concernés sont totalement déconsidérés, les citoyens n’ont aucun droit de parole face au monstre militaro-industriel du nucléaire qui s’impose par effraction et corruption des institutions démocratiques. Le nucléaire militaire donne à un chef d’État le pouvoir absolu de vie et de mort sur tous, et même sur toute la planète. Le nucléaire civil donne à un appareil industriel le contrôle de la société. Le nucléaire civil et militaire est l’asservissement politique parfait des citoyens. Aux citoyens la responsabilité de s’en affranchir !

Dominique Lalanne et Sophie Morel

Le droit international condamne son utilisation, qualifiée de "crime contre l’Humanité" (résolution de l’ONU, 1961), voire même la seule menace de son emploi (avis de la Cour internationale de justice, 1996). Les États nucléaires justifient le maintien de leurs arsenaux au nom de la sécurité nationale, alors que cette posture incite d’autres pays à vouloir se doter de telles armes et donc accroit l’insécurité mondiale.

Dans l’ordre mondial actuel, l’arme nucléaire symbolise aussi la puissance d’un État, son prestige, et lui garantit une position dominante. Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU sont les cinq États nucléaires officiels. S’étant arrogé le droit d’avoir leur dissuasion nucléaire, ils interdisent à d’autres États de faire de même et menacent de sanctions ces "voyous" accusés de vouloir ces mêmes armes nucléaires. Le concept de dissuasion nucléaire pervertit les esprits en légalisant le fait de prendre en otage et de menacer de mort et de souffrance des millions d’innocents. La mentalité nucléaire institue donc le terrorisme d’État comme la norme des relations internationales. Le nucléaire civil, troisième pilier du Traité de non-prolifération, vient parfaire le tableau.
Pour les États non dotés d’armes nucléaires, la contrepartie de leur renonciation au nucléaire militaire est l’accession facilitée au nucléaire civil. Cette technologie dangereuse et inutile, aux coûts faramineux, devient pour un État le symbole de sa puissance, de sa modernité et de sa richesse. Les États nucléaires assurent ainsi de juteux contrats d’équipements à leurs industriels du secteur. Le nucléaire civil est le néo-colonialisme parfait, créant la dépendance technologique sous haute dangerosité.

Les peuples concernés sont totalement déconsidérés, les citoyens n’ont aucun droit de parole face au monstre militaro-industriel du nucléaire qui s’impose par effraction et corruption des institutions démocratiques. Le nucléaire militaire donne à un chef d’État le pouvoir absolu de vie et de mort sur tous, et même sur toute la planète. Le nucléaire civil donne à un appareil industriel le contrôle de la société. Le nucléaire civil et militaire est l’asservissement politique parfait des citoyens. Aux citoyens la responsabilité de s’en affranchir !

Dominique Lalanne et Sophie Morel


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