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Zaporijjia ou le jeu de la roulette russe

Depuis maintenant plusieurs mois, Russes et Ukrainiens se font face sur une ligne de front qui englobe la plus importante centrale nucléaire d’Europe, celle de Zaporijjia et ses six réacteurs. 

Malgré les implorations de l’AIEA à créer une zone d’exclusion de combats et de protection dans un large périmètre autour des installations nucléaires, militaires russes et ukrainiens continuent d’échanger des tirs d’obus autour et jusqu’au coeur de l’enceinte de la centrale. Et de s’accuser ensuite mutuellement de responsabilité et d’inconséquence. Les enjeux sont lourds : au-delà des dommages infligés aux réacteurs par des frappes potentiellement destructrices, l’approvisionnement en électricité de la centrale, indispensable pour garantir la sûreté, repose sur des diesels de secours dont la maintenance, selon l’AIEA, n’est plus effectuée, d’autant que l’approvisionnement en pièces de rechange et en carburant est rendu difficile par le contexte de guerre. Le personnel de la centrale, en sous-effectif, subit des conditions de stress susceptibles d’accroître le risque d’erreur humaine. La situation sur le site de la centrale de Tchernobyl, d’où les forces russes sont reparties au printemps en emportant du matériel et en laissant des employé·es épuisé·es, donne un avant-goût de risques potentiels en cas d’évolution de la situation.

S’il devait arriver un accident, dont la probabilité est bien trop élevée au regard du fait que des armements et unités militaires sont stationnés sur place et tout autour, il y a fort à parier que le nuage radioactif irait bien au-delà des lignes de front et même des frontières de l’Ukraine. L’eau du Dniepr, qui se déverse dans la Mer Noire, pourrait également être contaminée.

Pourtant, la communauté internationale tance timidement lorsque l’AIEA s’affole, et le "jeu" de la roulette russe, sans mauvais jeu de mots, se poursuit et menace à chaque instant un nombre considérable de vies dans un rayon de centaines de kilomètres autour de Zaporijjia. 

L’irréparable est déjà là, chaque jour qui voit des centaines de vies fauchées par un conflit dont les conséquences économiques et implications géopolitiques calamiteuses touchent l’ensemble de la planète. S’agit-il d’y ajouter une catastrophe nucléaire ? Comment prétendre, en de telles circonstances, qu’il existe un avenir nucléaire qui soit responsable et souhaitable pour l’humanité ?


Depuis maintenant plusieurs mois, Russes et Ukrainiens se font face sur une ligne de front qui englobe la plus importante centrale nucléaire d’Europe, celle de Zaporijjia et ses six réacteurs. 

Malgré les implorations de l’AIEA à créer une zone d’exclusion de combats et de protection dans un large périmètre autour des installations nucléaires, militaires russes et ukrainiens continuent d’échanger des tirs d’obus autour et jusqu’au coeur de l’enceinte de la centrale. Et de s’accuser ensuite mutuellement de responsabilité et d’inconséquence. Les enjeux sont lourds : au-delà des dommages infligés aux réacteurs par des frappes potentiellement destructrices, l’approvisionnement en électricité de la centrale, indispensable pour garantir la sûreté, repose sur des diesels de secours dont la maintenance, selon l’AIEA, n’est plus effectuée, d’autant que l’approvisionnement en pièces de rechange et en carburant est rendu difficile par le contexte de guerre. Le personnel de la centrale, en sous-effectif, subit des conditions de stress susceptibles d’accroître le risque d’erreur humaine. La situation sur le site de la centrale de Tchernobyl, d’où les forces russes sont reparties au printemps en emportant du matériel et en laissant des employé·es épuisé·es, donne un avant-goût de risques potentiels en cas d’évolution de la situation.

S’il devait arriver un accident, dont la probabilité est bien trop élevée au regard du fait que des armements et unités militaires sont stationnés sur place et tout autour, il y a fort à parier que le nuage radioactif irait bien au-delà des lignes de front et même des frontières de l’Ukraine. L’eau du Dniepr, qui se déverse dans la Mer Noire, pourrait également être contaminée.

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