Mardi 14 juin 2011
De 10h à 13h au Centre CNRS Pouchet, 59/61 rue Pouchet Paris 17e.
Ouvert à tous.
Gabrielle Hecht est professeure d’histoire à l’Université du Michigan Ann Arbor. Dans son ouvrage classique Le rayonnement de la France. Energie nucléaire et identité nationale après la Seconde guerre mondiale (MIT Press, 2000, traduction française La Découverte, 2004), elle retrace les étapes du choix politique du "tout nucléaire" et montre le lien entre prouesse technologique et identité nationale qui constitue le nucléaire "à la française" ; le fantasme de l’indépendance énergétique fait notamment pendant à l’effritement de l’empire colonial. Son travail fait une large place à l’analyse des conditions de travail des travailleurs du nucléaire.
Elle travaille désormais sur la place de l’Afrique dans le monde nucléaire. Partant du constat que des pays comme le Gabon, le Niger ou la Namibie ne sont pas réputés "nucléaires" alors que 25% de l’uranium mondial y est produit et que la majorité des risques professionnels liés à la radioactivité y sont concentrés, elle s’interroge sur les déterminants socio-politiques de l’ontologie sociale qui sépare le nucléaire du non-nucléaire.
Contact : pascal.marichalar@gmail.com