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Transports nucléaires

Parce que le transport des matières radioactives est une activité inutile, absurde et dangereuse, le Réseau "Sortir du nucléaire" se mobilise !


Le train de déchets nucléaires allemands bloqué à Caen (le nouvel observateur)

5 novembre 2010 |




Le train transporte 123 tonnes de résidus vers l’Allemagne. Il a été bloqué par des militants anti-nucléaire. Greenpeace parle du train "le plus radioactif de l’histoire".

Le train de déchets nucléaires allemand parti de Valognes à 14H20 était bloqué vendredi à Caen par des militants anti-nucléaires, a-t-on appris auprès de la police. Le train rapatrie 123 tonnes de résidus nucléaires allemands. Il a quitté le terminal ferroviaire Areva de Valognes (Manche) vendredi après-midi pour gagner Gorleben en Allemagne. Des manifestations écologistes doivent émailler le parcours de ce convoi dénoncé par Greeenpeace comme "le plus radioactif de l’histoire". Sur le même sujet

Le trajet du convoi n’avait pas été dévoilé par Areva. L’association écologiste Greenpeace affirmait de son côté qu’il passerait par les villes de Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime) et traverserait ensuite la Picardie, le nord et l’est de la France avant d’atteindre samedi la frontière allemande avec trois options, Lauterbourg, Forbach ou Kehl.

Tout au long des 1.500 kilomètres qui séparent Valognes de Gorleben, plusieurs manifestations écologistes étaient prévues, "mais que des manifestations pacifiques destinées à informer la population du danger que représente ce type de convoi", expliquait Yannick Rousselet de Greenpeace France avant le départ.

Aucun incident n’a été constaté sur place au moment du départ à 13h51 ainsi qu’en gare de Valognes où le convoi est passé à 14h20. Une compagnie de CRS et de nombreux gendarmes avaient été mobilisés à Valognes alors qu’un hélicoptère survolait la zone et le tracé ferroviaire.

Une quarantaine de militants de l’association écologiste Greenpeace s’étaient quant à eux rassemblés devant la gare voyageurs et ont déployé de grandes banderoles le long de la voie ferrée et sur la passerelle qui enjambe la voie.

"Train d’enfer"

Au point de rassemblement des manifestants, Kumi Naïdoo, le directeur général de Greenpeace international, qui avait spécialement fait le déplacement jusqu’en Normandie, a répété que "ce convoi est le plus radioactif de l’histoire". "Mais nous ne sommes pas là pour empêcher le départ de ce train", a ajouté Pascal Husting, le directeur de Greenpeace France.

Pour le réseau Sortir du Nucléaire, ce "train d’enfer" est "l’un des convois de déchets les plus radioactifs de l’histoire". Selon le collectif, "la radioactivité totale de ce convoi (soit 3.917,4 millions de milliards de becquerels) représente deux fois celle dégagée par la catastrophe de Tchernobyl" en Ukraine en 1986, et "ce convoi roule sans assurance réelle".

Sortir du nucléaire "rappelle qu’il n’existe aucune solution pour ces déchets dangereux". "Ils ne doivent pas être entreposés indéfiniment à La Hague, mais ne doivent pas non plus être stockés à Gorleben : ce site est complètement inadapté", juge le réseau. Dans un communiqué, il "demande le retour des déchets radioactifs allemands dans les centrales nucléaires qui les ont produits". Mais "face à l’impasse des déchets nucléaires, une seule solution : arrêter d’en produire", juge Sortir du Nucléaire.

Le convoi ferroviaire tiré par trois locomotives est composé de 11 wagons de type CASTOR réservés aux déchets et trois wagons pour les 80 membres des forces spéciales chargés de la sécurité.

Areva, par la voix de son porte-parole Christophe Neugnot, a précisé que "ce onzième retour de déchets vitrifiés à l’usine de La Hague était un convoi comme les autres, avec les mêmes précautions de sûreté et de sécurité qu’impose un tel convoi".

"C’est le onzième et il y a la même quantité ou presque de radioactivité à chaque fois donc il n’y a pas de changement", a assuré la présidente d’Areva Anne Lauvergeon, interrogée vendredi sur France-Info. "De là à parler de Tchernobyl, c’est complètement scandaleux", a-t-elle jugé. "Imaginer une seconde qu’on prenne le moindre risque dans ces transports (...) pour l’Etat français, qui organise toute la sécurité, et pour nous-mêmes, c’est une insulte", a ajouté Mme Lauvergeon, dénonçant l’"outrance" de Greenpeace.

Le convoi devrait arriver à destination dans la journée de samedi mais sera, selon Greenpeace, fortement ralenti par plus de 30.000 manifestants "mobilisés pour dénoncer ce transport hautement radioactif".

De son côté, l’association écologiste Robin des Bois notait que si les déchets partaient pour "l’Albanie, il y aurait unanimité pour bloquer le convoi". "Mais ils repartent pour l’Allemagne, pays organisé, bien informé, nucléarisé dans le cadre d’un accord intergouvernemental et de contrats signés par Cogema/AREVA et les producteurs allemands d’électricité". L’association rappelle qu’elle est "hostile au retraitement des combustibles irradiés et favorable à l’option suédoise du stockage sans retraitement de ceux qui sont d’ores et déjà produits".

Le train transporte 123 tonnes de résidus vers l’Allemagne. Il a été bloqué par des militants anti-nucléaire. Greenpeace parle du train "le plus radioactif de l’histoire".

Le train de déchets nucléaires allemand parti de Valognes à 14H20 était bloqué vendredi à Caen par des militants anti-nucléaires, a-t-on appris auprès de la police. Le train rapatrie 123 tonnes de résidus nucléaires allemands. Il a quitté le terminal ferroviaire Areva de Valognes (Manche) vendredi après-midi pour gagner Gorleben en Allemagne. Des manifestations écologistes doivent émailler le parcours de ce convoi dénoncé par Greeenpeace comme "le plus radioactif de l’histoire". Sur le même sujet

Le trajet du convoi n’avait pas été dévoilé par Areva. L’association écologiste Greenpeace affirmait de son côté qu’il passerait par les villes de Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime) et traverserait ensuite la Picardie, le nord et l’est de la France avant d’atteindre samedi la frontière allemande avec trois options, Lauterbourg, Forbach ou Kehl.

Tout au long des 1.500 kilomètres qui séparent Valognes de Gorleben, plusieurs manifestations écologistes étaient prévues, "mais que des manifestations pacifiques destinées à informer la population du danger que représente ce type de convoi", expliquait Yannick Rousselet de Greenpeace France avant le départ.

Aucun incident n’a été constaté sur place au moment du départ à 13h51 ainsi qu’en gare de Valognes où le convoi est passé à 14h20. Une compagnie de CRS et de nombreux gendarmes avaient été mobilisés à Valognes alors qu’un hélicoptère survolait la zone et le tracé ferroviaire.

Une quarantaine de militants de l’association écologiste Greenpeace s’étaient quant à eux rassemblés devant la gare voyageurs et ont déployé de grandes banderoles le long de la voie ferrée et sur la passerelle qui enjambe la voie.

"Train d’enfer"

Au point de rassemblement des manifestants, Kumi Naïdoo, le directeur général de Greenpeace international, qui avait spécialement fait le déplacement jusqu’en Normandie, a répété que "ce convoi est le plus radioactif de l’histoire". "Mais nous ne sommes pas là pour empêcher le départ de ce train", a ajouté Pascal Husting, le directeur de Greenpeace France.

Pour le réseau Sortir du Nucléaire, ce "train d’enfer" est "l’un des convois de déchets les plus radioactifs de l’histoire". Selon le collectif, "la radioactivité totale de ce convoi (soit 3.917,4 millions de milliards de becquerels) représente deux fois celle dégagée par la catastrophe de Tchernobyl" en Ukraine en 1986, et "ce convoi roule sans assurance réelle".

Sortir du nucléaire "rappelle qu’il n’existe aucune solution pour ces déchets dangereux". "Ils ne doivent pas être entreposés indéfiniment à La Hague, mais ne doivent pas non plus être stockés à Gorleben : ce site est complètement inadapté", juge le réseau. Dans un communiqué, il "demande le retour des déchets radioactifs allemands dans les centrales nucléaires qui les ont produits". Mais "face à l’impasse des déchets nucléaires, une seule solution : arrêter d’en produire", juge Sortir du Nucléaire.

Le convoi ferroviaire tiré par trois locomotives est composé de 11 wagons de type CASTOR réservés aux déchets et trois wagons pour les 80 membres des forces spéciales chargés de la sécurité.

Areva, par la voix de son porte-parole Christophe Neugnot, a précisé que "ce onzième retour de déchets vitrifiés à l’usine de La Hague était un convoi comme les autres, avec les mêmes précautions de sûreté et de sécurité qu’impose un tel convoi".

"C’est le onzième et il y a la même quantité ou presque de radioactivité à chaque fois donc il n’y a pas de changement", a assuré la présidente d’Areva Anne Lauvergeon, interrogée vendredi sur France-Info. "De là à parler de Tchernobyl, c’est complètement scandaleux", a-t-elle jugé. "Imaginer une seconde qu’on prenne le moindre risque dans ces transports (...) pour l’Etat français, qui organise toute la sécurité, et pour nous-mêmes, c’est une insulte", a ajouté Mme Lauvergeon, dénonçant l’"outrance" de Greenpeace.

Le convoi devrait arriver à destination dans la journée de samedi mais sera, selon Greenpeace, fortement ralenti par plus de 30.000 manifestants "mobilisés pour dénoncer ce transport hautement radioactif".

De son côté, l’association écologiste Robin des Bois notait que si les déchets partaient pour "l’Albanie, il y aurait unanimité pour bloquer le convoi". "Mais ils repartent pour l’Allemagne, pays organisé, bien informé, nucléarisé dans le cadre d’un accord intergouvernemental et de contrats signés par Cogema/AREVA et les producteurs allemands d’électricité". L’association rappelle qu’elle est "hostile au retraitement des combustibles irradiés et favorable à l’option suédoise du stockage sans retraitement de ceux qui sont d’ores et déjà produits".



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