Vendredi 26 septembre 2014
Université Paris Diderot, campus Grands Moulins, Halle aux farines, Paris 13e.
Vendredi de 9h30 à 17h
Samedi de 9h30 à 12h15
Vendredi matin : Amphi 1A
Vendredi après-midi : Amphi 12E
Samedi matin : Amphi 11E
Accès par l’Esplanade des Grands Moulins (rue Marguerite Duras/rue Françoise Dolto/quai Panhard).
RER, métro : Bibliothèque François Mitterand
Bus ; 89, 62, 64, 325
Programme :
Vendredi 26 septembre 2014
1) Enjeux et limites du nucléaire comme « catastrophe » (philosophie et anthropologie)
▸ 9h30 – 9h45 : Introduction : Paul Jobin
▸ 9h45 – 10h30 : Satoshi Ukai : (Re) découvrir Hiroshima après Fukushima
▸ 10h30 – 11h15 : Jean-Jacques Delfour : La philosophie face au nucléaire : pire qu’une catastrophe, la condition nucléaire
▸ 11h15 – 12h00 : Christine Bergé : De Superphénix à Mururoa, une déconstruction infinie
2) Une catastrophe chronique : le travail nucléaire et ses déplacements (sociologie)
▸ 14h00 – 14h45 : Marie Ghis : Santé sous-traitée et mobilisations de travailleurs dans l’industrie nucléaire française
▸ 14h45 – 15h30 : Paul Jobin : La condition « gitane » du travail nucléaire (Japon)
▸ 15h30 – 15h45 : Pause
▸ 15h45 – 16h30 : Rina Kojima : Les personnes sinistrées en dehors des zones désignées : une palette de disparités
▸ 16h30 – 17h00 : Annie Thébaud-Mony : Nucléaire : un « précariat » sacrifié (discussion du panel)
Samedi 27 septembre 2014
3) La gouvernance nucléaire et sa critique (sociologie et action citoyenne)
▸ 9h30 – 10h15 : Sezin Topçu : Du nucléaire et de ses dégâts : analyse sociologique d’une filière d’exception
▸ 10h15 – 11h00 : Kolin Kobayashi : Du projet Ethos au mythe d’une sûreté sereine, ou "la gestion post-accidentelle" du lobby nucléaire
▸ 11h00 – 11h45 : Yves Lenoir : Les différents temps d’une catastrophe atomique et le dilemme de la décision
▸ 11h45 – 12h15 : Sezin Topçu, Paul Jobin, Kolin Kobayashi : Discussion du panel et conclusion du colloque
Intervenants :
Christine Bergé, docteure de l’EHESS, anthropologue et philosophe des techniques, auteure de Superphenix, déconstruction d’un mythe (La découverte 2010)
Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie à l’Université Toulouse-Le Mirail, auteur de La condition nucléaire ; réflexions sur la situation atomique de l’humanité (L’échappée, 2014)
Marie Ghis, doctorante contractuelle à l’EHESS, prépare une thèse de sociologie sur les mobilisations autour des questions
de santé au travail dans l’industrie nucléaire en France
Paul Jobin, maître de conférences à l’Université Paris-Diderot (UFR de Langues et civilisations de l’Asie orientale), a publié plusieurs articles sur les ouvriers de l’industrie nucléaire au Japon
Kolin Kobayashi, journaliste indépendant, écrivain et vidéaste, auteur notamment de Le crime du lobby nucléaire international, de Tchernobyl à Fukushima (en japonais, Editions Ibun-sha, Tokyo, 2013)
Rina Kojima, doctorante allocataire Université Paris-Est LATTS (thèse sur les déplacés de Fukushima)
Yves Lenoir, président de l’Asssociation « Enfants de Tchernobyl Belarus »
Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm et présidente de l’Association Henri Pézerat Santé Travail Environnement
Sezin Topçu, chargée de recherche au CNRS (CEMS, Paris), a publié La France nucléaire, l’art de gouverner une technologie contestée (Seuil, 2013)
Satoshi Ukai, professeur à l’Université Hitotsubashi Tokyo, administrateur du Maruki Gallery For The Hiroshima Panels Foundation.