Publié le 30 juillet 2024
Début Juillet, Thierry Grosjean est décédé. Il a été l’un des piliers de la lutte antinucléaire au milieu des années soixante-dix dans le Val de Saône, alors qu’il existait un projet de centrale nucléaire entre Verdun sur le Doubs et Boyer.
Co-Fondateur du Mouvement Régional Anti Nucléaire en 1976, Thierry Grosjean a payé lourdement ses engagements. Peu après la mort de Vital Michalon, du rassemblement à Malville en Juillet 1977, Thierry tague les murs d’une douzaine d’édifices publics à Chalon. Il revendique ses actes et est licencié sur le champ de son job de cuisinier. Il est condamné en janvier 1978, à l’issue d’une audience ayant surtout servi de tribune au mouvement antinucléaire assez actif... dans la ville de Framatome.
Par la suite, il rejoint les Verts et devient l’un des premiers écologistes élu au conseil régional de Bourgogne en 1992... Puis il poursuivra ses engagements au sein de plusieurs associations dont la CAPEN 71, devenue FNE 71, qu’il préside de 2004 à 2020.
Ancien éducateur, il était de multiples manifestations dont celles du Réseau "Sortir du nucléaire" sans oublier celles de "Nous voulons des coquelicots" et des "soulèvements de la terre".
Il était âgé de 77 ans.