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Des accidents nucléaires partout

France : Tricastin : Erreur commise lors du redémarrage du réacteur 1 non détectée : prises de risques à répétition avec la sûreté




2 janvier 2019


Lors du redémarrage du réacteur 1 en juillet 2018, une erreur a été commise par les équipes de conduite. Cette erreur - passer en mode manuel le contrôle d’une vanne du système de contrôle du volume d’eau du circuit primaire - au eu pour conséquence de provoquer, à 2 reprises, une baisse du niveau d’un réservoir permettant de faire l’appoint d’eau du circuit primaire. Cette erreur date du 24 juillet 2018. Mais il faudra 5 mois à EDF pour déclarer l’évènement significatif pour la sûreté. Un "défaut d’organisation" au sein des services a engendré une détection tardive de cette erreur d’exploitation.


Ceci n’est pas sans rappeler le dernier incident déclaré par EDF à la mi décembre 2018. C’était sur le réacteur 4 : le 24 septembre 2018, des contrôles sont fait sur la ventilation du bâtiment combustible. Il faudra 2 passages du dossier dans les mains d’EDF, le 1er et le 12 octobre, pour que l’exploitant réalise qu’en fait les valeurs relevées ne sont pas conformes à ce qu’elles devraient être. L’Autorité de sûreté nucléaire avait alors souligné le problème de culture de sûreté sur l’installation. Là aussi, le manque de rigueur de l’exploitant l’avait conduit a laisser faire des erreurs et - plus grave encore - à ne pas les détecter. Cette nouvelle déclaration, faite à peine 2 semaines après la précédente, vient confirmer ce manque de rigueur et ce grave défaut de culture de sûreté sur le site nucléaire du Tricastin, démontrant une fois de plus la dangerosité des manquements de l’exploitant.

Ce que dit EDF :

Détection tardive d’un événement sur l’un des systèmes d’appoint et de contrôle du volume d’eau du circuit primaire

Publié le 02/01/2019

Le 24 juillet 2018, les équipes procèdent au redémarrage de l’Unité de production N°1 après son arrêt annuel pour maintenance. Au cours du redémarrage, les exploitants passent en commande manuelle une vanne du système de contrôle du volume d’eau du circuit primaire, en orientant le flux vers le circuit de traitement des effluents. Or, la vanne aurait dû être maintenue en fonctionnement automatique.

Cette manœuvre d’exploitation a conduit, à deux reprises pendant quelques minutes, à une baisse du niveau d’un réservoir de l’un des circuits servant à l’appoint en eau du circuit primaire. L’appoint en eau du circuit primaire a toujours été assuré par le 2ème circuit.

Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations et sur l’environnement. Après une analyse approfondie, la direction de la centrale du Tricastin a déclaré le 28 décembre, un événement significatif de sûreté au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7 en raison d’un défaut d’organisation à l’origine de la détection tardive de l’événement.

https://www.edf.fr/groupe-edf/nos-energies/carte-de-nos-implantations-industrielles-en-france/centrale-nucleaire-du-tricastin/actualites/detection-tardive-d-un-evenement-sur-l-un-des-systemes-d-appoint-et-de-controle-du-volume-d-eau-du-circuit-primaire