À 15h, les militant·es ont recouvert les abords du forum des acteurs d’affiches satiriques. « Bientôt au Bugey, 300 hectares de terres agricoles détruits par le projet de construction de deux EPR2, soit la surface du projet d’autoroute A69 » peut-on lire sur l’une. E. Macron au volant d’une voiture électrique accompagne le message. « Bientôt au Bugey, plus d’un million de m³ de béton coulé pour la construction de deux EPR2, soit l’équivalent de 8 stades de foot » peut-on lire sur l’autre. Celle-ci met en scène le président de la République grimé en joueur de foot à trois bras et jambes et au maillot floqué du logo d’EDF. Des tracts ont été distribués aux nombreuses personnes interpellées par les affiches.
Deux grandes banderoles ont par la suite été déployées devant le Pavillon de la Soie où se tient la séance lyonnaise débat public. Elles clament : « 40 ans ça suffit, EPR non merci ! » et « Le Rhône se meurt, eau secours ». D’après l’étude Explore 2070, le débit moyen des rivières et fleuves de la France métropolitaine risque en effet de baisser de 10 à 40 % à horizon 2050-2070. Les réacteurs nucléaires nécessitent des quantités d’eau importantes pour être refroidis. Cette eau est soit évaporée, soit rejetée plus chaude et contribue donc au réchauffement global des fleuves et rivières [1]. Le respect des seuils de température de rejet impose alors à EDF de stopper le fonctionnement des réacteurs nucléaires. De quoi faire craindre des conflits d’usage à court et moyen terme.
Mathilde Damecour, chargée de campagne du Réseau « Sortir du nucléaire » :
« On dénonce la menace d’artificialisation de plus de 300 hectares de terres agricoles au Bugey. Et c’est sans compter les terres nécessaires aux installations qui accompagneraient ces réacteurs ! Cela changerait complètement la face du territoire. On vous propose d’agir en signant une pétition qui demande la fin de l’accaparement de terres agricoles par EDF. »
Une quinzaine d’associations étaient présentes au Pavillon de la Soie pour informer une population qui ne s’est pas pressée au portillon. À 18h, seules 123 personnes étaient entrées pour assister au débat. De quoi motiver de nouvelles actions antinucléaires plus nécessaires que jamais !
Contact presse : Marion Rivet, chargée des relations médias du Réseau « Sortir du nucléaire » : 06 64 66 01 23

