Mardi 2 juin 2009
Lors des exercices de simulation d’un accident nucléaire à Cadarache (rejet dans l’atmosphère de particules d’uranium hautement radioactif), des militants anti-nucléaires ont déroulé une banderole de 15m x 10m "Le Nucléaire Tue l’Avenir" sur une falaise visible du CEA à environ 2 km, c’est à dire dans le périmètre d’intervention et ce, sans être inquiétés le moins du monde.
On peut s’interroger sur l’efficacité du déploiement supposé des forces de l’ordre prévu au Plan Particulier d’Intervention sur les quatre départements soi-disants concernés. Rappelons que Cadarache se situe sur une faille sismique, que le centre abrite des réacteurs d’essai, des centres de stockage de déchets radioactifs, un centre de retraitement du plutonium en attente de démantèlement, etc., et qu’il se trouve à 70 km de Marseille, ville qu’il est plus qu’irréaliste de vouloir évacuer en urgence.
Le nucléaire est un risque incomparable à tous les autres. La seule façon de se protéger contre ce risque est de fermer au plus vite toutes les installations nucléaires, militaires ou civiles, et non d’organiser de dérisoires exercices qui ne sauveront personne en situation réelle.
A Saint Paul les Durance, à 2km de Cadarache, peu après que la sirène ait retenti, le village vaquait tranquillement à ses occupations.