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Sortir du nucléaire n°22

Juillet 2003

Editorial

Rouleau compresseur et grain de sable

Juillet 2003




Soyons réalistes : le rouleau compresseur est en marche pour tenter d’imposer un nouveau réacteur nucléaire EPR, tête de pont d’un second programme nucléaire français.

Comme nous le faisons déjà depuis presque six ans, nous continuerons à mettre des milliers de grains de sable dans la machine nucléocrate. Le rapport de force peut sembler inégal mais le colosse nucléaire a des pieds d’argile. Pour nos enfants et nos arrière-petits enfants, ne baissons pas les bras, continuons à nous faire entendre en informant le plus objectivement possible et en agissant partout où cela sera nécessaire. Fort de ses 650 associations locales, de ses centaines de bénévoles, de ses 18 porte parole nationaux et de ses six salariés, le Réseau "Sortir du nucléaire" est de plus en plus organisé et efficace pour agir partout où il faut lutter contre le nucléaire (conférences, actions médiatiques, présence forte lors des rassemblements des « Contre G8 » d’Angers, puis d’Evian…)

Débat bidon : grotesque et lamentable !

Nous ne nous sommes pas trompés : le débat national sur l’énergie organisé par le gouvernement a été un "débat bidon" tout à fait grotesque, orienté pro-nucléaire, et les décisions concernant la relance du nucléaire étaient annoncées d’avance. Lamentable !

Pour ne pas cautionner ce faux débat, nous avons protesté partout où ces rencontres avaient été organisées (Paris, Strasbourg, Nice, Bordeaux, Rennes), avec force tambours, banderoles et fûts géants estampillés "Radioactif". Nos actions ont eu une bonne répercussion dans les médias régionaux. Merci aux nombreux bénévoles qui nous ont donné un sacré coup de main ! Cerise sur le gâteau, la clôture du débat à Paris, qui devait avoir lieu sur une journée entière, a été écourtée pour ne durer qu’une matinée par crainte d’actions de contestation. Qu’à cela ne tienne, nous avons changé également notre programme en organisant une action de protestation et de mobilisation le matin. Pas question de laisser agir les nucléocrates en toute impunité !

La situation est grave

L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a vu son budget de subventions en faveur des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) régresser de moitié !

La privatisation annoncée d’EDF en vue de l’ouverture totale du marché de l’électricité en 2007 déstabilise les centres de production d’électricité nucléaire : dégradation des conditions de travail , réduction des coûts d’exploitation (30% d’économies demandées pour chaque centrale)...

Dans ce contexte, le renouvellement du parc de centrales nucléaires est d’autant plus dangereux que la gestion de plus en plus libérale augmente les risques d’accident majeur.

Après plusieurs récents avis favorables de députés (de droite comme de gauche), de Matignon, de la CGT, l’annonce par le gouvernement d’une décision de construction d’une tête de série de réacteur EPR interviendrait d’ici la fin 2003. Elle serait suivie de trois années de procédures administratives et de réglages techniques, puis d’un "premier béton" en 2007, pour un démarrage du réacteur nucléaire en 2012.

Des indiscrétions laissent à penser que ce dernier pourrait être construit soit à Penly (Seine-Maritime), soit à Flamanville (Manche)*.

L’acharnement à imposer le nucléaire contre toute sagesse ne fait que renforcer notre détermination à agir avec toujours plus de force. Merci d’être à nos côtés pour mettre encore plus de grains de sable dans cette machine infernale.

Nos rendez-vous dans les prochains mois ne manquent pas :

- actions de protestation en Moselle contre deux transports de déchets nucléaires en juillet (lire p. 14 et 15),

- forte présence et participation du Réseau lors du rassemblement sur le Larzac organisé du 8 au 10 août par la Confédération paysanne pour s’opposer à la marchandisation du monde (au moins 50 000 personnes attendues),

- marche depuis la centrale nucléaire de Cattenom en Moselle jusqu’au (probable) futur site d’enfouissement de déchets nucléaire à Bure, dans la Meuse, du 24 au 31 août (lire en dernière page),

- campagne nationale en septembre pour un vrai service public de l’électricité non nucléaire.

L’heure est à la résistance citoyenne !

Philippe Brousse
(*) Le site de Penly aurait la préférence d’EDF et celui de Flamanville d’AREVA (leader mondial du nucléaire et de la production des déchets radioactifs).

Soyons réalistes : le rouleau compresseur est en marche pour tenter d’imposer un nouveau réacteur nucléaire EPR, tête de pont d’un second programme nucléaire français.

Comme nous le faisons déjà depuis presque six ans, nous continuerons à mettre des milliers de grains de sable dans la machine nucléocrate. Le rapport de force peut sembler inégal mais le colosse nucléaire a des pieds d’argile. Pour nos enfants et nos arrière-petits enfants, ne baissons pas les bras, continuons à nous faire entendre en informant le plus objectivement possible et en agissant partout où cela sera nécessaire. Fort de ses 650 associations locales, de ses centaines de bénévoles, de ses 18 porte parole nationaux et de ses six salariés, le Réseau "Sortir du nucléaire" est de plus en plus organisé et efficace pour agir partout où il faut lutter contre le nucléaire (conférences, actions médiatiques, présence forte lors des rassemblements des « Contre G8 » d’Angers, puis d’Evian…)

Débat bidon : grotesque et lamentable !

Nous ne nous sommes pas trompés : le débat national sur l’énergie organisé par le gouvernement a été un "débat bidon" tout à fait grotesque, orienté pro-nucléaire, et les décisions concernant la relance du nucléaire étaient annoncées d’avance. Lamentable !

Pour ne pas cautionner ce faux débat, nous avons protesté partout où ces rencontres avaient été organisées (Paris, Strasbourg, Nice, Bordeaux, Rennes), avec force tambours, banderoles et fûts géants estampillés "Radioactif". Nos actions ont eu une bonne répercussion dans les médias régionaux. Merci aux nombreux bénévoles qui nous ont donné un sacré coup de main ! Cerise sur le gâteau, la clôture du débat à Paris, qui devait avoir lieu sur une journée entière, a été écourtée pour ne durer qu’une matinée par crainte d’actions de contestation. Qu’à cela ne tienne, nous avons changé également notre programme en organisant une action de protestation et de mobilisation le matin. Pas question de laisser agir les nucléocrates en toute impunité !

La situation est grave

L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a vu son budget de subventions en faveur des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) régresser de moitié !

La privatisation annoncée d’EDF en vue de l’ouverture totale du marché de l’électricité en 2007 déstabilise les centres de production d’électricité nucléaire : dégradation des conditions de travail , réduction des coûts d’exploitation (30% d’économies demandées pour chaque centrale)...

Dans ce contexte, le renouvellement du parc de centrales nucléaires est d’autant plus dangereux que la gestion de plus en plus libérale augmente les risques d’accident majeur.

Après plusieurs récents avis favorables de députés (de droite comme de gauche), de Matignon, de la CGT, l’annonce par le gouvernement d’une décision de construction d’une tête de série de réacteur EPR interviendrait d’ici la fin 2003. Elle serait suivie de trois années de procédures administratives et de réglages techniques, puis d’un "premier béton" en 2007, pour un démarrage du réacteur nucléaire en 2012.

Des indiscrétions laissent à penser que ce dernier pourrait être construit soit à Penly (Seine-Maritime), soit à Flamanville (Manche)*.

L’acharnement à imposer le nucléaire contre toute sagesse ne fait que renforcer notre détermination à agir avec toujours plus de force. Merci d’être à nos côtés pour mettre encore plus de grains de sable dans cette machine infernale.

Nos rendez-vous dans les prochains mois ne manquent pas :

- actions de protestation en Moselle contre deux transports de déchets nucléaires en juillet (lire p. 14 et 15),

- forte présence et participation du Réseau lors du rassemblement sur le Larzac organisé du 8 au 10 août par la Confédération paysanne pour s’opposer à la marchandisation du monde (au moins 50 000 personnes attendues),

- marche depuis la centrale nucléaire de Cattenom en Moselle jusqu’au (probable) futur site d’enfouissement de déchets nucléaire à Bure, dans la Meuse, du 24 au 31 août (lire en dernière page),

- campagne nationale en septembre pour un vrai service public de l’électricité non nucléaire.

L’heure est à la résistance citoyenne !

Philippe Brousse
(*) Le site de Penly aurait la préférence d’EDF et celui de Flamanville d’AREVA (leader mondial du nucléaire et de la production des déchets radioactifs).



Thèmes
Nucléaire et démocratie EPR