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Sortir du nucléaire n°45

Avril 2010

Militaire

“L’aventure” de la bombe, 50 ans plus tard...

Avril 2010




50 ans après l’explosion de la première bombe atomique française, sous la pression de plusieurs associations, le Parlement a adopté une loi pour la reconnaissance des victimes des essais nucléaires. Pourtant, la vérité est loin d’être rétablie officiellement !



13 février 1960, la première bombe nucléaire française explose en plein cœur du Sahara algérien. Cinquante ans après ces expériences, un rapport confidentiel-défense est enfin révélé. Ses extraits, publiés récemment par la BD Au nom de la bombe et la revue Damoclès (1), viennent confirmer des témoignages de vétérans des essais jusque-là contestés par les autorités militaires.
Telle l’histoire de ces 200 soldats (relatée pages suivantes). L’armée les a fait manœuvrer à moins de 300 mètres du point zéro dans les minutes qui ont suivi l’explosion de la bombe atomique "gerboise verte", le 25 avril 1961. Les hommes étaient revêtus d’une simple combinaison blanche et portaient un masque à gaz. Objectif : “étudier les effets physiologiques et psychologiques produits sur l’homme par l’arme atomique”. En clair, vérifier si dans une situation de guerre nucléaire, les soldats ne paniqueraient pas et… continueraient d’obéir aux ordres ! La divulgation de ce rapport vient souligner, une fois de plus, la nécessité de l’ouverture des archives : combien de secrets sont encore planqués dans les tiroirs du Ministère de la défense ?
Suite à l’action conduite par plusieurs associations de victimes, le Parlement a adopté une loi relative à la reconnaissance et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires, publiée au Journal officiel le 5 janvier 2010. Un premier pas. Ses limites : tout pouvoir est confié au Ministre de la défense pour décider qui aura droit ou non à bénéficier d’une indemnisation ; les conséquences environnementales ne sont pas prises en compte.
“Le voile se lève un peu plus sur l’incurie, les atteintes à l’intégrité physique des êtres humains, sur le mépris du principe de précaution dont sont responsables les autorités qui décidèrent la réalisation de ces essais” souligne Bruno Barrillot. Mais on est encore loin de connaître toute la vérité. Messieurs et Mesdames les parlementaires et autres responsables politiques et militaires, un peu de courage pour rétablir la vérité et réparer l’ensemble des préjudices causés au nom de la “grandeur atomique de la France” !
Victimes des essais nucléaires : histoire d’un combat de Bruno Barrillot

Cet ouvrage raconte le combat des victimes des essais nucléaires pour contraindre le gouvernement français à reconnaître les conséquences de ces essais. Comment un réseau se cristallisa autour de nombreux acteurs et avec l’aide de la solidarité internationale dans un combat difficile pour la Vérité et la Justice, face à la raison d’Etat.

200 pages, février 2010 (18 € port compris). A commander directement à : Observatoire des armements, 187 montée de Choulans, 69005 Lyon.
Tél. 04 78 36 93 03. Site : www.obsarm.org

Au nom de la bombe
Histoires secrètes des essais nucléaires français


150 000 personnes ont participé de près ou de loin aux 210 explosions nucléaires réalisées par la France. Depuis peu, la parole des vétérans se libère. Face au silence de l’Etat, les hommes sortent les photos des placards. Fondé sur leurs témoignages, l’album Au nom de la bombe présente 10 histoires en bande-dessinée et un dossier complémentaire. Coup de projecteur sur le vécu de ceux qui, du Sahara jusqu’en Polynésie, ont pris part à "l’aventure" de la bombe atomique française.

BD, 81 pages, janvier 2010. Albert Drandov (scénario) et Franckie Alarcon (dessins)

A commander au prix de 20 € port compris, au Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 (chèque à l’ordre de "Sortir du nucléaire") ou dans notre boutique en ligne :
http://boutique.sortirdunucleaire.org
Patrice Bouveret
patricebouveret@obsarm.org

Notes :
1 : Sortir du mensonge. “Quelques vérités nouvelles sur les essais français au Sahara”. Damoclès n° 128-129 (16 pages, 5 €), Observatoire des armements.

13 février 1960, la première bombe nucléaire française explose en plein cœur du Sahara algérien. Cinquante ans après ces expériences, un rapport confidentiel-défense est enfin révélé. Ses extraits, publiés récemment par la BD Au nom de la bombe et la revue Damoclès (1), viennent confirmer des témoignages de vétérans des essais jusque-là contestés par les autorités militaires.
Telle l’histoire de ces 200 soldats (relatée pages suivantes). L’armée les a fait manœuvrer à moins de 300 mètres du point zéro dans les minutes qui ont suivi l’explosion de la bombe atomique "gerboise verte", le 25 avril 1961. Les hommes étaient revêtus d’une simple combinaison blanche et portaient un masque à gaz. Objectif : “étudier les effets physiologiques et psychologiques produits sur l’homme par l’arme atomique”. En clair, vérifier si dans une situation de guerre nucléaire, les soldats ne paniqueraient pas et… continueraient d’obéir aux ordres ! La divulgation de ce rapport vient souligner, une fois de plus, la nécessité de l’ouverture des archives : combien de secrets sont encore planqués dans les tiroirs du Ministère de la défense ?
Suite à l’action conduite par plusieurs associations de victimes, le Parlement a adopté une loi relative à la reconnaissance et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires, publiée au Journal officiel le 5 janvier 2010. Un premier pas. Ses limites : tout pouvoir est confié au Ministre de la défense pour décider qui aura droit ou non à bénéficier d’une indemnisation ; les conséquences environnementales ne sont pas prises en compte.
“Le voile se lève un peu plus sur l’incurie, les atteintes à l’intégrité physique des êtres humains, sur le mépris du principe de précaution dont sont responsables les autorités qui décidèrent la réalisation de ces essais” souligne Bruno Barrillot. Mais on est encore loin de connaître toute la vérité. Messieurs et Mesdames les parlementaires et autres responsables politiques et militaires, un peu de courage pour rétablir la vérité et réparer l’ensemble des préjudices causés au nom de la “grandeur atomique de la France” !
Victimes des essais nucléaires : histoire d’un combat de Bruno Barrillot

Cet ouvrage raconte le combat des victimes des essais nucléaires pour contraindre le gouvernement français à reconnaître les conséquences de ces essais. Comment un réseau se cristallisa autour de nombreux acteurs et avec l’aide de la solidarité internationale dans un combat difficile pour la Vérité et la Justice, face à la raison d’Etat.

200 pages, février 2010 (18 € port compris). A commander directement à : Observatoire des armements, 187 montée de Choulans, 69005 Lyon.
Tél. 04 78 36 93 03. Site : www.obsarm.org

Au nom de la bombe
Histoires secrètes des essais nucléaires français


150 000 personnes ont participé de près ou de loin aux 210 explosions nucléaires réalisées par la France. Depuis peu, la parole des vétérans se libère. Face au silence de l’Etat, les hommes sortent les photos des placards. Fondé sur leurs témoignages, l’album Au nom de la bombe présente 10 histoires en bande-dessinée et un dossier complémentaire. Coup de projecteur sur le vécu de ceux qui, du Sahara jusqu’en Polynésie, ont pris part à "l’aventure" de la bombe atomique française.

BD, 81 pages, janvier 2010. Albert Drandov (scénario) et Franckie Alarcon (dessins)

A commander au prix de 20 € port compris, au Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 (chèque à l’ordre de "Sortir du nucléaire") ou dans notre boutique en ligne :
http://boutique.sortirdunucleaire.org
Patrice Bouveret
patricebouveret@obsarm.org

Notes :
1 : Sortir du mensonge. “Quelques vérités nouvelles sur les essais français au Sahara”. Damoclès n° 128-129 (16 pages, 5 €), Observatoire des armements.



Thèmes
Nucléaire militaire