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Fessenheim peut et doit être fermée maintenant !

Août 2016 - Fessenheim bientôt à l’arrêt définitif ?

31 août 2016 |




La nouvelle est passée quasiment inaperçue : alors que le gouvernement et EDF négociaient pour savoir combien ce dernier allait recevoir de compensation pour la fermeture de la centrale alsacienne, un de ses deux réacteur était mis à l’arrêt pour une durée indéterminée… et sans doute de manière définitive.



En effet, Fessenheim est concernée par un scandale de grande ampleur qui prend sa source à l’usine Areva du Creusot, où sont fabriquées les plus grosses pièces métalliques utilisées dans les centrales (couvercles de cuves, rotors…). Pendant plusieurs décennies, et ce jusqu’au début des années 2010, des centaines de pièces sont sorties de cette usine accompagnées de dossiers de fabrication falsifiés : leurs capacités de résistance effective aux vibrations, à la chaleur, etc… étaient en réalité inférieures à ce qui était indiqué. (Pour en savoir plus, consulter ce dossier daté de mai 2016). Parmi les pièces concernées, figurait une virole installée sur un générateur de vapeur équipant depuis 2012 le réacteur n°2 de Fessenheim.

Une fois découverte, cette non-conformité s’est avérée si importante que, le 13 juin 2016, l’Autorité de sûreté nucléaire a imposé l’arrêt du réacteur. Le 18 juillet, elle a suspendu le certificat d’épreuve du générateur de vapeur, n’autorisant donc pas le redémarrage de ce réacteur.

Alors que la fermeture de Fessenheim était promise depuis 2012, on peut déplorer qu’il ait fallu un scandale de grande ampleur pour arrêter ce réacteur ; les associations alsaciennes expriment leur colère face à cette tromperie qui a duré près de 4 ans (la non-conformité de la pièce était connue d’Areva depuis 2008). Dans tous les cas, quel que soient les évolutions de la politique énergétique après 2017, le problème est si grave que le réacteur pourrait bien rester définitivement arrêté.

Quant au réacteur n°1 de Fessenheim, il semble tenté d’imiter son voisin ! Tout au long du mois d’août, il a fonctionné en-dessous de sa puissance prévue, comme s’il s’agissait de ménager une vieille dame grabataire, ce qui ne l’a pas empêché de connaître deux arrêts successifs en l’espace de quelques jours. Il n’est pas impossible qu’il finisse par se mettre de lui-même à la retraite en 2016, rappelant Hollande à sa promesse !

En effet, Fessenheim est concernée par un scandale de grande ampleur qui prend sa source à l’usine Areva du Creusot, où sont fabriquées les plus grosses pièces métalliques utilisées dans les centrales (couvercles de cuves, rotors…). Pendant plusieurs décennies, et ce jusqu’au début des années 2010, des centaines de pièces sont sorties de cette usine accompagnées de dossiers de fabrication falsifiés : leurs capacités de résistance effective aux vibrations, à la chaleur, etc… étaient en réalité inférieures à ce qui était indiqué. (Pour en savoir plus, consulter ce dossier daté de mai 2016). Parmi les pièces concernées, figurait une virole installée sur un générateur de vapeur équipant depuis 2012 le réacteur n°2 de Fessenheim.

Une fois découverte, cette non-conformité s’est avérée si importante que, le 13 juin 2016, l’Autorité de sûreté nucléaire a imposé l’arrêt du réacteur. Le 18 juillet, elle a suspendu le certificat d’épreuve du générateur de vapeur, n’autorisant donc pas le redémarrage de ce réacteur.

Alors que la fermeture de Fessenheim était promise depuis 2012, on peut déplorer qu’il ait fallu un scandale de grande ampleur pour arrêter ce réacteur ; les associations alsaciennes expriment leur colère face à cette tromperie qui a duré près de 4 ans (la non-conformité de la pièce était connue d’Areva depuis 2008). Dans tous les cas, quel que soient les évolutions de la politique énergétique après 2017, le problème est si grave que le réacteur pourrait bien rester définitivement arrêté.

Quant au réacteur n°1 de Fessenheim, il semble tenté d’imiter son voisin ! Tout au long du mois d’août, il a fonctionné en-dessous de sa puissance prévue, comme s’il s’agissait de ménager une vieille dame grabataire, ce qui ne l’a pas empêché de connaître deux arrêts successifs en l’espace de quelques jours. Il n’est pas impossible qu’il finisse par se mettre de lui-même à la retraite en 2016, rappelant Hollande à sa promesse !