Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°47

Automne 2010

Alternatives

Rencontres d’été 2010 à Joigny, un bon cru !

Automne 2010




Du 11 au 18 août, des sympathisants du Réseau "Sortir du nucléaire" sont venus de toute la France pour partager découvertes et rencontres à Joigny, dans l’Yonne. Témoignage des organisateurs de cette rencontre chaleureuse et réussie !



Voilà, le cru 2010 (nous étions en Bourgogne, que diable !) est tiré. Sept jours très pleins, très humains, dans une ambiance étonnante à la fois studieuse et militante, collective et calme, décroissante et branchée. De l’Alsace à la basse Bretagne, de l’arrière-pays niçois à la baie de Somme, en passant par l’Allemagne et l’Irlande, les "antinucléaires", comme nous catalogue la presse locale, étaient venus, en famille. Tous les âges, du nourrisson au sein jusqu’au militant depuis trente ans.

Le site exceptionnel a fait l’unanimité : perché au-dessus des champs et des vignes, à 10 minutes à pied de la ville médiévale de Joigny, il offrait un grand espace pour la vie commune, et un bois sans limites pour planter la tente, perdre le camion-dortoir ou tendre le hamac.

Les Rencontres, c’est le bonheur de partager

Echange de connaissances, de pratiques, de modes de vie. Apprendre à se connaître et s’apprécier, lors des ateliers, mais aussi en épluchant la salade ou en vidant les toilettes sèches sur le compost, en échangeant un pull sec et chaud (denrée rare au marché noir local) contre deux sardines pour consolider la tente. C’est autre chose que les "réseaux sociaux" !

Les Rencontres, c’est l’actu du Réseau en live et sans boîte mail, l’envie de faire ensemble un bout de chemin, et de repartir gonflés à bloc, parce que chaque atelier nous a appris quelque chose : savoir-faire avec le stage solaire thermique et la couture créative ; savoir-être avec les Désobéissants et le film sur l’Altertour ; savoir-vivre avec l’autogestion du camp au quotidien ; savoir tout ce qui se trame chez nous et ailleurs dans le monde.
Les Rencontres, c’est le lieu où gagner en expertise, mieux comprendre "comment ça marche", tant sur des sujets pointus présentés par ceux qui les maîtrisent le mieux (déchets FAVL, EPR, état du nucléaire dans le monde, consommation énergétique des collectivités) que sur les alternatives pratiques au tout nucléaire : cuisinière, douche et four solaire, moteur pantone, éco habitat rural et urbain, mur grèbe, sans oublier Enercoop.

C’est aussi le lieu où découvrir le "silence des nanos". Et toute la crudité, l’opacité et la froide indifférence de cette techno-science, qui mérite de partager le podium des apprentis sorciers avec le nucléaire et les OGM.

Impossible de rester insensibles à l’improbable rencontre et la connivence instantanée entre deux ouvriers du nucléaire venus témoigner : Daniel, sur la désastreuse maintenance des centrales françaises par le biais de sous-traitants exploités, et Aghali, le Touareg, réfugié en France pour avoir dénoncé la pollution des terres de son peuple au Niger. Même constat désolant sur les impacts sanitaires et l’irresponsabilité des multinationales, et même détermination communicative...

Rien de plus sérieux que les entraînements aux techniques d’actions non-violentes, avec des jeux tels que celui de la "tortue", ou celui du "gendarme et du militant". Et de vraies questions pour fouiller au fond de nous, sonder la nature de notre engagement, notre mesure de la violence et notre juste place dans une action.

Rien de plus magique que ce piano sorti de nulle part et qui nous a rassemblés là, en plein air, à la tombée du jour, entre un prélude de Chopin et une chanson libertaire.

Les conversations entamées lors des ateliers ou des forums d’échanges se terminent dans la queue devant les gamelles parfumées, ou devant les bacs à vaisselle. Puis tout se tait devant le spectacle des flammes, autour du feu, dans les dernières minutes gagnées sur le sommeil.

Merci au chêne multi-centenaire d’avoir veillé sur nos débats… et nos ébats !
Les Rencontres d’été 2010, ça a été...

- Des centaines d’heures de préparation
- Un accord improbable avec les chasseurs
- D’autres centaines d’heures de montage
- 10 personnes des services techniques de la ville
- 50 palettes réutilisées
- 40 ballots de paille
- 4 véhicules embourbés sur le champ/parking
- 300 m de câbles électriques
- 67 kW d’électricité nucléaire (frigos & vidéoprojecteurs)
- 130 litres de bière (des Faucheurs bien sûr)
- 3180 W produits sur place en photovoltaïque pour les installations
extérieures et les 2256 W consommés pour l’éclairage Led (merci Jacky !)
- Plus de 160 participants au cours de la semaine, et pas mal de curieux
- De succulents repas bio et végétariens servis chauds même sous la pluie par une équipe cuisine super efficace et courageuse
- Des feux de camp tard dans la nuit étoilée
- Un paysage qui restera dans les mémoires
- Beaucoup trop d’eau venue du ciel
- Des ateliers constructifs en veux-tu en voilà
- Un grand jeu de nuit préparé par les enfants (ah, la balle aux prisonniers dans le noir !)
- Des actions, plein d’actions, et les gros titres de la presse locale
- Un village de tentes dispersées dans les bois
- Beaucoup (trop) de kilomètres
- Des toilettes sèches nickel
- Des douches solaires
- Des films excellents présentés par leurs réalisateurs
- La construction d’un chauffe-eau solaire
- Une dégustation de vin local bien sympa
- Un tipi non prévu mais super beau et prêté par des militants adorables
- A l’an prochain pour le cru 2011 dans un nouveau lieu !
Miren & François Mativet
Sortir du nucléaire 89

Voilà, le cru 2010 (nous étions en Bourgogne, que diable !) est tiré. Sept jours très pleins, très humains, dans une ambiance étonnante à la fois studieuse et militante, collective et calme, décroissante et branchée. De l’Alsace à la basse Bretagne, de l’arrière-pays niçois à la baie de Somme, en passant par l’Allemagne et l’Irlande, les "antinucléaires", comme nous catalogue la presse locale, étaient venus, en famille. Tous les âges, du nourrisson au sein jusqu’au militant depuis trente ans.

Le site exceptionnel a fait l’unanimité : perché au-dessus des champs et des vignes, à 10 minutes à pied de la ville médiévale de Joigny, il offrait un grand espace pour la vie commune, et un bois sans limites pour planter la tente, perdre le camion-dortoir ou tendre le hamac.

Les Rencontres, c’est le bonheur de partager

Echange de connaissances, de pratiques, de modes de vie. Apprendre à se connaître et s’apprécier, lors des ateliers, mais aussi en épluchant la salade ou en vidant les toilettes sèches sur le compost, en échangeant un pull sec et chaud (denrée rare au marché noir local) contre deux sardines pour consolider la tente. C’est autre chose que les "réseaux sociaux" !

Les Rencontres, c’est l’actu du Réseau en live et sans boîte mail, l’envie de faire ensemble un bout de chemin, et de repartir gonflés à bloc, parce que chaque atelier nous a appris quelque chose : savoir-faire avec le stage solaire thermique et la couture créative ; savoir-être avec les Désobéissants et le film sur l’Altertour ; savoir-vivre avec l’autogestion du camp au quotidien ; savoir tout ce qui se trame chez nous et ailleurs dans le monde.
Les Rencontres, c’est le lieu où gagner en expertise, mieux comprendre "comment ça marche", tant sur des sujets pointus présentés par ceux qui les maîtrisent le mieux (déchets FAVL, EPR, état du nucléaire dans le monde, consommation énergétique des collectivités) que sur les alternatives pratiques au tout nucléaire : cuisinière, douche et four solaire, moteur pantone, éco habitat rural et urbain, mur grèbe, sans oublier Enercoop.

C’est aussi le lieu où découvrir le "silence des nanos". Et toute la crudité, l’opacité et la froide indifférence de cette techno-science, qui mérite de partager le podium des apprentis sorciers avec le nucléaire et les OGM.

Impossible de rester insensibles à l’improbable rencontre et la connivence instantanée entre deux ouvriers du nucléaire venus témoigner : Daniel, sur la désastreuse maintenance des centrales françaises par le biais de sous-traitants exploités, et Aghali, le Touareg, réfugié en France pour avoir dénoncé la pollution des terres de son peuple au Niger. Même constat désolant sur les impacts sanitaires et l’irresponsabilité des multinationales, et même détermination communicative...

Rien de plus sérieux que les entraînements aux techniques d’actions non-violentes, avec des jeux tels que celui de la "tortue", ou celui du "gendarme et du militant". Et de vraies questions pour fouiller au fond de nous, sonder la nature de notre engagement, notre mesure de la violence et notre juste place dans une action.

Rien de plus magique que ce piano sorti de nulle part et qui nous a rassemblés là, en plein air, à la tombée du jour, entre un prélude de Chopin et une chanson libertaire.

Les conversations entamées lors des ateliers ou des forums d’échanges se terminent dans la queue devant les gamelles parfumées, ou devant les bacs à vaisselle. Puis tout se tait devant le spectacle des flammes, autour du feu, dans les dernières minutes gagnées sur le sommeil.

Merci au chêne multi-centenaire d’avoir veillé sur nos débats… et nos ébats !
Les Rencontres d’été 2010, ça a été...

- Des centaines d’heures de préparation
- Un accord improbable avec les chasseurs
- D’autres centaines d’heures de montage
- 10 personnes des services techniques de la ville
- 50 palettes réutilisées
- 40 ballots de paille
- 4 véhicules embourbés sur le champ/parking
- 300 m de câbles électriques
- 67 kW d’électricité nucléaire (frigos & vidéoprojecteurs)
- 130 litres de bière (des Faucheurs bien sûr)
- 3180 W produits sur place en photovoltaïque pour les installations
extérieures et les 2256 W consommés pour l’éclairage Led (merci Jacky !)
- Plus de 160 participants au cours de la semaine, et pas mal de curieux
- De succulents repas bio et végétariens servis chauds même sous la pluie par une équipe cuisine super efficace et courageuse
- Des feux de camp tard dans la nuit étoilée
- Un paysage qui restera dans les mémoires
- Beaucoup trop d’eau venue du ciel
- Des ateliers constructifs en veux-tu en voilà
- Un grand jeu de nuit préparé par les enfants (ah, la balle aux prisonniers dans le noir !)
- Des actions, plein d’actions, et les gros titres de la presse locale
- Un village de tentes dispersées dans les bois
- Beaucoup (trop) de kilomètres
- Des toilettes sèches nickel
- Des douches solaires
- Des films excellents présentés par leurs réalisateurs
- La construction d’un chauffe-eau solaire
- Une dégustation de vin local bien sympa
- Un tipi non prévu mais super beau et prêté par des militants adorables
- A l’an prochain pour le cru 2011 dans un nouveau lieu !
Miren & François Mativet
Sortir du nucléaire 89



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