Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°55

Automne 2012

Edito

Le gouvernement au garde-à-vous devant le lobby nucléaire

Automne 2012




La nouvelle édition du rapport sur l’état de l’industrie nucléaire dans le monde confirme le déclin mondial de celle-ci et l’essor des énergies renouvelables.

Mais, en France, le gouvernement persiste à nous fourvoyer plus avant dans l’impasse nucléaire.

En effet, François Hollande s’en tient à son objectif d’une part du nucléaire ramenée à 50 % dans le "mix" électrique d’ici 2025, cherchant à faire croire qu’il peut s’engager bien au-delà de son mandat présidentiel qui court jusqu’en... 2017.

Son objectif n’implique pas forcément la fermeture d’autres centrales que celle de Fessenheim, comme Henri Proglio, le PDG d’EDF, l’a clairement laissé entendre tandis que, à la veille de la Conférence Environnementale, les ministres Montebourg, Valls et Batho s’empressaient d’assurer au lobby nucléaire le soutien indéfectible du gouvernement.

Pouvons-nous même croire que la promesse de fermeture de la centrale de Fessenheim sera vraiment actée en fin de quinquennat, alors qu’EDF aura dilapidé des millions pour tenter de la rafistoler ?

Ce gouvernement poursuit la même politique pronucléaire que les précédents.

Nicolas Sarkozy, en début de mandat, organisait un "Grenelle de l’environnement" en excluant la question du nucléaire tandis que François Hollande, par son annonce à la veille de la Conférence Environnementale, a clos lui-même cette question, avant même la mise en route du "débat sur l’énergie". La future loi de programmation de la transition énergétique ne remettra pas en cause la construction de l’EPR, ni l’enfouissement des déchets à Bure, ni le projet ITER, même pas le lancement du projet Astrid (surgénérateur dans la lignée du désastreux Superphénix).

Pour contrer les mensonges du gouvernement, le Réseau "Sortir du nucléaire" continue de jouer son rôle de contre-pouvoir, comme lors des prochaines Journées d’études, qui mettront en lumière la vérité sur les financements, les profits et les réseaux d’influence du lobby nucléaire.

Face à l’incapacité du gouvernement d’engager une réelle transition énergétique, nous devons investir notre énergie dans des mobilisations massives pour exiger une sortie rapide du nucléaire et des actes concrets en ce sens.

Le 11 mars 2012, nous étions 60 000 pour former une chaîne humaine entre Lyon et Avignon. Soyons encore plus nombreux le 9 mars 2013, pour former une grande chaîne humaine à Paris, au plus près des lieux du pouvoir. Chaque personne compte, et nous comptons... sur vous !

Sophie Morel
Administratrice du Réseau "Sortir du nucléaire"

La nouvelle édition du rapport sur l’état de l’industrie nucléaire dans le monde confirme le déclin mondial de celle-ci et l’essor des énergies renouvelables.

Mais, en France, le gouvernement persiste à nous fourvoyer plus avant dans l’impasse nucléaire.

En effet, François Hollande s’en tient à son objectif d’une part du nucléaire ramenée à 50 % dans le "mix" électrique d’ici 2025, cherchant à faire croire qu’il peut s’engager bien au-delà de son mandat présidentiel qui court jusqu’en... 2017.

Son objectif n’implique pas forcément la fermeture d’autres centrales que celle de Fessenheim, comme Henri Proglio, le PDG d’EDF, l’a clairement laissé entendre tandis que, à la veille de la Conférence Environnementale, les ministres Montebourg, Valls et Batho s’empressaient d’assurer au lobby nucléaire le soutien indéfectible du gouvernement.

Pouvons-nous même croire que la promesse de fermeture de la centrale de Fessenheim sera vraiment actée en fin de quinquennat, alors qu’EDF aura dilapidé des millions pour tenter de la rafistoler ?

Ce gouvernement poursuit la même politique pronucléaire que les précédents.

Nicolas Sarkozy, en début de mandat, organisait un "Grenelle de l’environnement" en excluant la question du nucléaire tandis que François Hollande, par son annonce à la veille de la Conférence Environnementale, a clos lui-même cette question, avant même la mise en route du "débat sur l’énergie". La future loi de programmation de la transition énergétique ne remettra pas en cause la construction de l’EPR, ni l’enfouissement des déchets à Bure, ni le projet ITER, même pas le lancement du projet Astrid (surgénérateur dans la lignée du désastreux Superphénix).

Pour contrer les mensonges du gouvernement, le Réseau "Sortir du nucléaire" continue de jouer son rôle de contre-pouvoir, comme lors des prochaines Journées d’études, qui mettront en lumière la vérité sur les financements, les profits et les réseaux d’influence du lobby nucléaire.

Face à l’incapacité du gouvernement d’engager une réelle transition énergétique, nous devons investir notre énergie dans des mobilisations massives pour exiger une sortie rapide du nucléaire et des actes concrets en ce sens.

Le 11 mars 2012, nous étions 60 000 pour former une chaîne humaine entre Lyon et Avignon. Soyons encore plus nombreux le 9 mars 2013, pour former une grande chaîne humaine à Paris, au plus près des lieux du pouvoir. Chaque personne compte, et nous comptons... sur vous !

Sophie Morel
Administratrice du Réseau "Sortir du nucléaire"