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Fessenheim peut et doit être fermée maintenant !

La Ministre allemande de l’environnement écrit à Ségolène Royal pour demander la fermeture de Fessenheim... et des militants alsaciens mettent l’arrêt de la centrale au menu des relations franco-allemandes !

16 février 2015 |




Le 12 janvier, Barbara Hendricks, ministre allemande de l’environnement, a écrit à Ségolène Royal pour réclamer une fermeture rapide de la centrale de Fessenheim et demander des précisions sur les mesures prévues. Nous publions cette lettre et sa traduction.



En cas d’accident nucléaire à Fessenheim, les vents dominants pousseraient une grande partie des retombées radioactives vers l’Allemagne. Nos voisins d’outre-Rhin ont donc de bonnes raisons de suivre de près la concrétisation de la promesse de François Hollande de mettre à l’arrêt la doyenne de nos centrales ! C’est ainsi que, le 12 janvier 2015, Barbara Hendricks, Ministre allemande de l’Environnement, a adressé à Ségolène Royal un courrier où elle se fait le relai des préoccupations de ses concitoyens vivant près de la centrale.

Nous publions cette lettre, récupérée et traduite par nos soins :

Télécharger la lettre adressée à Ségolène Royal :

PDF - 413.8 ko
Lettre de la Ministre allemande de l’environnement à Ségolène Royal

Traduction :

Berlin, le 12 janvier

Chère collègue,

En 2014, en marge du sommet environnemental informel de Milan, nous avions entre autres parlé de la centrale nucléaire de Fessenheim. Je me félicite donc maintenant que le Président Hollande ait une nouvelle fois confirmé la décision de fermer Fessenheim.

Dans ce contexte, et en lien avec mon courrier du 15 septembre 2014, je vous prie de m’informer du calendrier et des procédures que vous avez l’intention de suivre pour l’arrêt de Fessenheim.

Comme vous le savez, la population vivant dans les zones frontalières est très préoccupée par la sûreté de la centrale. Je vous prie vivement de prendre en compte ces préoccupations lorsque vous pèserez le pour et le contre et lors de vos décisions, et de prévoir l’arrêt de Fessenheim à une échéance aussi rapide que possible. Je suis naturellement consciente qu’en ce domaine, la décision relève au final de la responsabilité souveraine de la France. Mais vous ne m’en voudrez certainement pas de me battre pour les revendications de la population qui vit près de la centrale de Fessenheim.

Cordialement,

Barbara Hendricks

On notera bien sûr le décalage entre les préoccupations de la ministre allemande de l’environnement et les dernières déclarations de Ségolène Royal... Quelques jours plus tôt, dans un entretien à l’Usine Nouvelle, la ministre plaidait pour une relance du nucléaire, avec prolongation des anciens réacteurs et construction de nouvelles centrales (voir notre tribune publiée dans l’Usine Nouvelle en réaction : "La relance du nucléaire proposée par Ségolène Royale ? Dangereuse, irréaliste et injustifiable !"). Quant au PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, il avouait que la ministre lui avait demandé "d’étudier des alternatives à la fermeture de Fessenheim" !

Ségolène Royal reconnaît avoir bien reçu le courrier de son homologue allemande. Mais tiendra-t-elle compte des préoccupations légitimes de nos voisins, qui rejoignent celles des citoyens, associations et collectivités d’Alsace et d’ailleurs qui souhaitent la fermeture immédiate de la centrale ?

En guise de piqûre de rappel, des militants de Stop Fessenheim et du Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin ont décidé de mettre la fermeture de la centrale au menu d’une rencontre officielle franco-allemande. Le 30 janvier, alors que François Hollande et Angela Merkel déjeunaient dans un restaurant alsacien, ils leur ont apporté un kougloff (spécialité alsacienne) entouré d’un bandeau portant l’inscription, en français et en allemand, "Fermeture immédiate de Fessenheim" !

 

 

Espérons que les deux dirigeants, en mangeant le gâteau, ont bien assimilé le message !

En cas d’accident nucléaire à Fessenheim, les vents dominants pousseraient une grande partie des retombées radioactives vers l’Allemagne. Nos voisins d’outre-Rhin ont donc de bonnes raisons de suivre de près la concrétisation de la promesse de François Hollande de mettre à l’arrêt la doyenne de nos centrales ! C’est ainsi que, le 12 janvier 2015, Barbara Hendricks, Ministre allemande de l’Environnement, a adressé à Ségolène Royal un courrier où elle se fait le relai des préoccupations de ses concitoyens vivant près de la centrale.

Nous publions cette lettre, récupérée et traduite par nos soins :

Télécharger la lettre adressée à Ségolène Royal :

PDF - 413.8 ko
Lettre de la Ministre allemande de l’environnement à Ségolène Royal

Traduction :

Berlin, le 12 janvier

Chère collègue,

En 2014, en marge du sommet environnemental informel de Milan, nous avions entre autres parlé de la centrale nucléaire de Fessenheim. Je me félicite donc maintenant que le Président Hollande ait une nouvelle fois confirmé la décision de fermer Fessenheim.

Dans ce contexte, et en lien avec mon courrier du 15 septembre 2014, je vous prie de m’informer du calendrier et des procédures que vous avez l’intention de suivre pour l’arrêt de Fessenheim.

Comme vous le savez, la population vivant dans les zones frontalières est très préoccupée par la sûreté de la centrale. Je vous prie vivement de prendre en compte ces préoccupations lorsque vous pèserez le pour et le contre et lors de vos décisions, et de prévoir l’arrêt de Fessenheim à une échéance aussi rapide que possible. Je suis naturellement consciente qu’en ce domaine, la décision relève au final de la responsabilité souveraine de la France. Mais vous ne m’en voudrez certainement pas de me battre pour les revendications de la population qui vit près de la centrale de Fessenheim.

Cordialement,

Barbara Hendricks

On notera bien sûr le décalage entre les préoccupations de la ministre allemande de l’environnement et les dernières déclarations de Ségolène Royal... Quelques jours plus tôt, dans un entretien à l’Usine Nouvelle, la ministre plaidait pour une relance du nucléaire, avec prolongation des anciens réacteurs et construction de nouvelles centrales (voir notre tribune publiée dans l’Usine Nouvelle en réaction : "La relance du nucléaire proposée par Ségolène Royale ? Dangereuse, irréaliste et injustifiable !"). Quant au PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, il avouait que la ministre lui avait demandé "d’étudier des alternatives à la fermeture de Fessenheim" !

Ségolène Royal reconnaît avoir bien reçu le courrier de son homologue allemande. Mais tiendra-t-elle compte des préoccupations légitimes de nos voisins, qui rejoignent celles des citoyens, associations et collectivités d’Alsace et d’ailleurs qui souhaitent la fermeture immédiate de la centrale ?

En guise de piqûre de rappel, des militants de Stop Fessenheim et du Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin ont décidé de mettre la fermeture de la centrale au menu d’une rencontre officielle franco-allemande. Le 30 janvier, alors que François Hollande et Angela Merkel déjeunaient dans un restaurant alsacien, ils leur ont apporté un kougloff (spécialité alsacienne) entouré d’un bandeau portant l’inscription, en français et en allemand, "Fermeture immédiate de Fessenheim" !

 

 

Espérons que les deux dirigeants, en mangeant le gâteau, ont bien assimilé le message !





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