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Sortir du nucléaire n°24

Juin 2004

Energies

Fusion nucléaire

Juin 2004




Faire le choix de l’ITER, c’est promettre la lune en utilisant le soleil comme caution...

Communiqué de presse du Réseau Sortir du nucléaire



Depuis plusieurs années, le lobby de la communauté des scientifiques pronucléaires s’active pour la promotion du concept dit ITER. Il s’agirait de reproduire, sur Terre, la fusion thermonucléaire du Soleil en couvrant cette quête du Graal d’une finalité grand public : produire de l’énergie électrique en quantité quasi illimitée et de façon propre et sûre.
Ce discours “humaniste“ édulcore une réalité. L’ITER est un choix à faire en matière de recherche fondamentale. Bien malin qui pourra dire si dans 50 ans, 100 ans, voire 200 ans, ce choix aboutira ou non à une production d’énergie électrique.
L’ITER n’est en aucun cas le choix d’un réacteur nucléaire de plus mais c’est un choix de budget en moins. Le pays hôte déboursera au minimum1,5 milliard d’euros pour l’ITER (correspondant à la prise en charge du tiers du coût minimum estimé sur un financement international de cinq milliards d’euros). Le budget recherche énergie n’étant pas extensible, cela sera autant de moins pour les filières dans lesquelles nous sommes déjà lamentablement à la traîne (énergies renouvelables et efficacité énergétique), avec 2% de crédits publics pour la recherche et le développement et une réduction, cette année de plus de 30% du budget de l’ADEME.
L’expérimentation de l’ITER sera, en outre, grosse consommatrice d’énergie. Plusieurs réacteurs nucléaires classiques tourneront en permanence. Ce qui implique de nouvelles lignes THT et un gel des exportations d’électricité pour satisfaire à cette exigence. De fait, comme Superphénix en son temps, sans produire un centime d’euro d’énergie, l’ITER s’annonce déjà comme un producteur massif de déchets nucléaires indirects, par l’activation de l’enceinte par les neutrons issus des réactions et des déchets radioactifs directs (notamment le tritium).
L’intérêt des militaires pour la fusion thermonucléaire est très important. En témoigne le projet Mégajoule qui utilise un autre procédé de fusion thermonucléaire. Le CEA, dont la Direction de la Recherche sur la Fusion Contrôlée (DRFC) pilote actuellement le projet ITER, à une Direction des Applications Militaires (DAM). L’étanchéité des deux directions est loin d’être garantie. A ce propos, le renouveau d’intérêt des Etats-Unis pour le projet semble plutôt lié aux perspectives militaires qu’à un changement d’appréciation sur son intérêt économique.
Faire le choix de l’ITER, c’est promettre la lune en utilisant le soleil comme caution. Ce choix politique conditionne, au mieux 100 ans de budget de recherches internationales sur l’énergie. La recherche sur l’énergie mérite assurément mieux. Laissons le Soleil à sa place et tournons-nous vers ce qui ne demande qu’à progresser : les énergies renouvelables qui en sont issues.
L’énergie éolienne, no 1 en Europe en 2020 ?
Selon un nouveau rapport publié par des experts internationaux, l’énergie éolienne en mer, une énergie “propre et verte“, pourrait alimenter tous les logements de l’Europe en 2020.
Des chercheurs du prestigieux groupe Garrad Hassan ont étudié les vitesses du vent, la profondeur des fonds marins, l’infrastructure économique et les progrès de la technologie éolienne en mer. Ils ont conclu que jusqu’à 50 000 turbines pourraient être construites dans les mers européennes pour engendrer l’équivalent de milliards de kWh d’électricité, soit une quantité largement suffisante pour alimenter plus de150 millions de logements.
Le rapport “Sea Wind Europe“ soutient que l’industrie éolienne européenne est sur le point de connaître une croissance exponentielle, avec des projets de construction de grande envergure au large de nombreux pays, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la France et l’Espagne. L’éolien pourrait combler presque un tiers de tous les besoins énergétiques de l’Europe, y compris ceux des secteurs industriels, de services et résidentiels, soit l’équivalent de ce que génère actuellement l’ensemble de l’industrie nucléaire de l’Union européenne. De plus, l’électricité ainsi fournie serait plus abordable que celle produite par le charbon et le nucléaire.
Source : Greenpeace Royaume-Uni et Greenpeace Canada

Des femmes décrètent une grève de la procréation contre un projet de centrale
Des étudiantes de Tampere (sud de la Finlande) ont décidé de ne pas faire d’enfants tant que le projet de construction d’un nouveau réacteur nucléaire ne serait pas abandonné.
Signée par 850 personnes, leur lettre stipule que “l’on ne doit pas avoir d’enfants dans un monde qui n’est pas sûr. En héritage, les enfants reçoivent les ruines des centrales nucléaires et les déchets irradiants”, ont souligné les signataires.
Source : AFP - 16 mai 2003

1, 2, 3, soleil
- Une exposition est présentée du 30 mars 2004 au 30 janvier 2005 à la Cité des sciences et de l’industrie de La Villette, à Paris. Cette exposition de 1 600 m2 est la première grande exposition en Europe consacrée au Soleil.
Renseignements : http://www.cite-sciences.fr/soleil
- Le montant des aides aux chauffe-eau solaires individuels, région par région, est disponible sur le site d’Enerplan : http://perso.wanadoo.fr/enerplan/actualite.htm

Depuis plusieurs années, le lobby de la communauté des scientifiques pronucléaires s’active pour la promotion du concept dit ITER. Il s’agirait de reproduire, sur Terre, la fusion thermonucléaire du Soleil en couvrant cette quête du Graal d’une finalité grand public : produire de l’énergie électrique en quantité quasi illimitée et de façon propre et sûre.
Ce discours “humaniste“ édulcore une réalité. L’ITER est un choix à faire en matière de recherche fondamentale. Bien malin qui pourra dire si dans 50 ans, 100 ans, voire 200 ans, ce choix aboutira ou non à une production d’énergie électrique.
L’ITER n’est en aucun cas le choix d’un réacteur nucléaire de plus mais c’est un choix de budget en moins. Le pays hôte déboursera au minimum1,5 milliard d’euros pour l’ITER (correspondant à la prise en charge du tiers du coût minimum estimé sur un financement international de cinq milliards d’euros). Le budget recherche énergie n’étant pas extensible, cela sera autant de moins pour les filières dans lesquelles nous sommes déjà lamentablement à la traîne (énergies renouvelables et efficacité énergétique), avec 2% de crédits publics pour la recherche et le développement et une réduction, cette année de plus de 30% du budget de l’ADEME.
L’expérimentation de l’ITER sera, en outre, grosse consommatrice d’énergie. Plusieurs réacteurs nucléaires classiques tourneront en permanence. Ce qui implique de nouvelles lignes THT et un gel des exportations d’électricité pour satisfaire à cette exigence. De fait, comme Superphénix en son temps, sans produire un centime d’euro d’énergie, l’ITER s’annonce déjà comme un producteur massif de déchets nucléaires indirects, par l’activation de l’enceinte par les neutrons issus des réactions et des déchets radioactifs directs (notamment le tritium).
L’intérêt des militaires pour la fusion thermonucléaire est très important. En témoigne le projet Mégajoule qui utilise un autre procédé de fusion thermonucléaire. Le CEA, dont la Direction de la Recherche sur la Fusion Contrôlée (DRFC) pilote actuellement le projet ITER, à une Direction des Applications Militaires (DAM). L’étanchéité des deux directions est loin d’être garantie. A ce propos, le renouveau d’intérêt des Etats-Unis pour le projet semble plutôt lié aux perspectives militaires qu’à un changement d’appréciation sur son intérêt économique.
Faire le choix de l’ITER, c’est promettre la lune en utilisant le soleil comme caution. Ce choix politique conditionne, au mieux 100 ans de budget de recherches internationales sur l’énergie. La recherche sur l’énergie mérite assurément mieux. Laissons le Soleil à sa place et tournons-nous vers ce qui ne demande qu’à progresser : les énergies renouvelables qui en sont issues.
L’énergie éolienne, no 1 en Europe en 2020 ?
Selon un nouveau rapport publié par des experts internationaux, l’énergie éolienne en mer, une énergie “propre et verte“, pourrait alimenter tous les logements de l’Europe en 2020.
Des chercheurs du prestigieux groupe Garrad Hassan ont étudié les vitesses du vent, la profondeur des fonds marins, l’infrastructure économique et les progrès de la technologie éolienne en mer. Ils ont conclu que jusqu’à 50 000 turbines pourraient être construites dans les mers européennes pour engendrer l’équivalent de milliards de kWh d’électricité, soit une quantité largement suffisante pour alimenter plus de150 millions de logements.
Le rapport “Sea Wind Europe“ soutient que l’industrie éolienne européenne est sur le point de connaître une croissance exponentielle, avec des projets de construction de grande envergure au large de nombreux pays, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la France et l’Espagne. L’éolien pourrait combler presque un tiers de tous les besoins énergétiques de l’Europe, y compris ceux des secteurs industriels, de services et résidentiels, soit l’équivalent de ce que génère actuellement l’ensemble de l’industrie nucléaire de l’Union européenne. De plus, l’électricité ainsi fournie serait plus abordable que celle produite par le charbon et le nucléaire.
Source : Greenpeace Royaume-Uni et Greenpeace Canada

Des femmes décrètent une grève de la procréation contre un projet de centrale
Des étudiantes de Tampere (sud de la Finlande) ont décidé de ne pas faire d’enfants tant que le projet de construction d’un nouveau réacteur nucléaire ne serait pas abandonné.
Signée par 850 personnes, leur lettre stipule que “l’on ne doit pas avoir d’enfants dans un monde qui n’est pas sûr. En héritage, les enfants reçoivent les ruines des centrales nucléaires et les déchets irradiants”, ont souligné les signataires.
Source : AFP - 16 mai 2003

1, 2, 3, soleil
- Une exposition est présentée du 30 mars 2004 au 30 janvier 2005 à la Cité des sciences et de l’industrie de La Villette, à Paris. Cette exposition de 1 600 m2 est la première grande exposition en Europe consacrée au Soleil.
Renseignements : http://www.cite-sciences.fr/soleil
- Le montant des aides aux chauffe-eau solaires individuels, région par région, est disponible sur le site d’Enerplan : http://perso.wanadoo.fr/enerplan/actualite.htm



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ITER