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Revue de presse

Mars 2013 / La Daily Neuvième

Fukushima : deux ans après, les anti-nucléaire toujours mobilisés



Source : La Daily Neuvième

http://www.dailyneuvieme.com/Fukushima-deux-ans-apres-les-anti-nucleaire-toujours-mobilises_a2849.html?com

Fukushima : deux ans après, les anti-nucléaire toujours mobilisés

Il y a deux ans, la centrale nucléaire de Fukushima libérait sa radioactivité sous l’effet du tsunami qui a frappé le Japon. En ce 11 mars 2013, le pays du soleil levant pleure ses 15 881 morts et 2 668 disparus. En France, les anti-nucléaire ont commémoré ce triste anniversaire à leur façon. Samedi 9 mars, une chaîne humaine marquait son sillon dans tout Paris et en particulier devant le siège d’Areva.


Ici, devant le siège d'Areva, au 33 rue la Fayette, les militants ont déployé une banderole mettant en garde contre les déchets nucléaires.
« Fukushima… plus jamais ça ! » La foule reprend en cœur ces derniers mots, haranguée par un homme d’une quarantaine d’années. Lui se tient debout, eux sont assis ou allongés au milieu de la rue la Fayette.

Ces militants contre l'atome font face au siège d’Areva, qu’ils accusent « d’activités mortifères, dont l’extraction, la transformation et l’enrichissement de l’uranium ». Une large banderole affiche « Déchets nucléaires Santé/vie menacées » contre la façade de l’établissement.

Martine est venue du Val-d’Oise pour participer à la chaîne humaine, qui traverse la capitale. « En tant que citoyenne, j’estime que l’on devrait nous consulter sur le nucléaire », déclare-t-elle.


Des centaines de militants ont bloqué la rue la Fayette pendant plusieurs heures.

Laure, elle, se sent directement en danger. Cette militante d’EELV vit à Mantes-la-Ville, sur le trajet du train de déchets nucléaires qui se rend à La Hague. « En février, un train a déraillé, et personne n’en parle », s’exclame-t-elle. Elle dénonce un manque de mesures de sécurité.

Vers 16h30, les sirènes d’alerte, qui rythmaient la manifestation, cessent. Elodie, une jeune étudiante, se remarque parmi la foule. Elle porte un masque protecteur avec le logo de l'atome pour mieux le dénoncer. D'autres militants s’allongent et gardent le silence pendant une minute. En souvenir de Fukushima.

L’effet dramatique est interrompu par trois adolescents qui passent en trottinette. Ils ont déjà croisé la manifestation et en connaissent le sujet. « Mes chaussettes sont des déchets nucléaires ! » lance l’un d’eux d'un ton moqueur et détaché.


Malgré ce léger incident, les organisateurs se réjouissent. L’un d’eux veut « remercier tous ceux qui sont venus de loin et qui sont présents ». Aujourd’hui, l’objectif est réussi pour les militants. Au mégaphone, le ton est triomphant : « Nous sommes 20 000 dans tout Paris ! »
Hortense Lasbleis et Charlotte Laurent

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