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La sortie du nucléaire marque des points

EDF sceptique sur le futur de la filière EPR

21 décembre 2011 |




Malgré les démentis officiels, le journal La Tribune a révélé qu’EDF n’est plus très motivée pour soutenir la filière EPR au-delà du chantier de Flamanville.



Quatre années de retard, trois milliards de surcoût annoncés et des milliers d’éléments non conformes sur le chantier… l’électricien a bien conscience du gigantesque échec industriel que constitue ce projet qui était pourtant censé représenter le futur de la filière en s’affichant comme la tête de série de futurs réacteurs, lesquels devaient, à terme, renouveler le parc nucléaire français.

Aujourd’hui, il est évident que l’arrêt du chantier coûterait infiniment moins cher que sa poursuite, d’autant qu’il est bien plus facile de démanteler un réacteur qui n’a jamais fonctionné plutôt que de mener l’opération après que son fonctionnement l’ait rendu hautement radioactif. Le réacteur allemand de Kalkar qui a été démantelé avant même sa mise en service et rapidement transformé en parc d’attractions prouve que la reconversion d’une centrale reste possible tant qu’elle n’a pas été mise en service. Quant au petit réacteur (70 MW) à eau lourde de Brennilis (Finistère), la Cour des Comptes estimait en 2005 que son démantèlement coûterait au moins 480 millions d’euros, vingt fois plus que les estimations initiales. Ce chantier est au demeurant loin d’être terminé et on peut s’attendre à une explosion des coûts...

Quatre années de retard, trois milliards de surcoût annoncés et des milliers d’éléments non conformes sur le chantier… l’électricien a bien conscience du gigantesque échec industriel que constitue ce projet qui était pourtant censé représenter le futur de la filière en s’affichant comme la tête de série de futurs réacteurs, lesquels devaient, à terme, renouveler le parc nucléaire français.

Aujourd’hui, il est évident que l’arrêt du chantier coûterait infiniment moins cher que sa poursuite, d’autant qu’il est bien plus facile de démanteler un réacteur qui n’a jamais fonctionné plutôt que de mener l’opération après que son fonctionnement l’ait rendu hautement radioactif. Le réacteur allemand de Kalkar qui a été démantelé avant même sa mise en service et rapidement transformé en parc d’attractions prouve que la reconversion d’une centrale reste possible tant qu’elle n’a pas été mise en service. Quant au petit réacteur (70 MW) à eau lourde de Brennilis (Finistère), la Cour des Comptes estimait en 2005 que son démantèlement coûterait au moins 480 millions d’euros, vingt fois plus que les estimations initiales. Ce chantier est au demeurant loin d’être terminé et on peut s’attendre à une explosion des coûts...



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