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30 avril 2013

Avril 2013 : Décision concernant les travaux et la prolongation de la centrale de Fessenheim : l’ASN se rend aujourd’hui complice d’un jeu de dupe

30 avril 2013 |




Communiqué des associations STOP TRANSPORT-HALTE AU NUCLÉAIRE – CSFR – STOP FESSENHEIM (Associations membres du Réseau "Sortir du nucléaire")



L’Autorité de Sûreté Nucléaire a publié aujourd’hui son rapport concernant les "prescriptions complémentaires" pour le réacteur n°2 de la centrale de Fessenheim, exigeant certains travaux avant d’autoriser la poursuite de l’exploitation du réacteur pour dix ans.

A priori, il n’y avait pas de grosses surprises à attendre : nous l’avions déjà dit, les mêmes travaux (nouvelle source froide, épaississement du radier…) qui se sont appliquées au réacteur n°1 s’appliquent également au numéro 2. Ce qui est normal, les 2 réacteurs étant peu ou prou identiques, souffrant donc des mêmes défauts congénitaux et présentant les mêmes dangers.

Mais les délais imposés à EDF pour exécuter ces travaux sont proprement scandaleux et en disent long sur le sérieux de l’ASN et sa soumission totale à la nucléocratie : depuis 30 ans, c’est la première fois que l’ASN "impose" des délais aussi court pour la réalisation de travaux impliquant la structure du bâtiment réacteur. Rappelons que pour le réacteur n°1, la procédure avait duré près de deux ans… A croire que ces travaux ne seraient que routiniers ? Des travaux sur lesquels est censée reposer la sûreté de la centrale en cas d’accident, rappelons-ce détail insignifiant…

Dans sa décision, l’ASN précise que l’épaississement du radier du réacteur n°2 doit être fait avant le 31 décembre et que "Ce renforcement tient compte du retour d’expérience de la réalisation effectuée sur le réacteur n°1." Or, ce chantier ne doit être achevé que dans la deuxième quinzaine de mai, au mieux. Il est techniquement impossible, dans les quelques mois à venir, d’évaluer le chantier actuel et la qualité du travail accompli, de monter un dossier d’intervention qui doit être étudié par l’IRSN et soumis à l’agrément de l’ASN, de passer les marchés publics et de faire les travaux.

A moins que l’ASN ait délibérément décidé que le chantier actuel ne pourra être qu’un succès, que l’ASN admette que le dossier de l’épaississement du radier du réacteur n°2 ne soit qu’un "copié-collé" du précédent dossier, que les travaux puissent se faire sans passage de marché, autrement dit que l’Autorité de Sûreté Nucléaire abandonne l’essentiel de sa mission au bon vouloir d’EDF.

Pourquoi une telle hâte, alors que l’ASN nous avait habitués à plus de prudence dans ses décisions et ses études ?

Simplement parce qu’un délai pour la fin 2014, ou la mi-2015, aurait mis en évidence le ridicule qu’il y aurait à faire des travaux d’une telle ampleur pour un réacteur en fin de vie.

Et simplement pour que l’on "oublie" cette centrale aussi vite que possible, afin de pouvoir la prolonger discrètement à la fin 2016, à la veille des présidentielles.

N’oublions pas que l’ASN, agence "indépendante" tout comme d’IRSN ou encore EDF dépendent essentiellement de l’Etat. Ce qui a permis à EDF, dans un récent mémoire au Conseil d’Etat, d’affirmer en avril 2013 que la centrale de Fessenheim "poursuivra son activité durant les 4 prochaines années au moins".

A croire que l’Etat organise lui-même les conditions lui permettant de ne pas respecter sa parole. Mais avec le nucléaire, nous savions qu’il faut s’attendre à tout…

Remi Verdet et Jean-Marie Brom (Stop Transports – Halte au Nucléaire)

Jean-Jacques Rettig et Gilles Barthe (CSFR)

Aline Baumann et André Hatz (Stop Fessenheim)

L’Autorité de Sûreté Nucléaire a publié aujourd’hui son rapport concernant les "prescriptions complémentaires" pour le réacteur n°2 de la centrale de Fessenheim, exigeant certains travaux avant d’autoriser la poursuite de l’exploitation du réacteur pour dix ans.

A priori, il n’y avait pas de grosses surprises à attendre : nous l’avions déjà dit, les mêmes travaux (nouvelle source froide, épaississement du radier…) qui se sont appliquées au réacteur n°1 s’appliquent également au numéro 2. Ce qui est normal, les 2 réacteurs étant peu ou prou identiques, souffrant donc des mêmes défauts congénitaux et présentant les mêmes dangers.

Mais les délais imposés à EDF pour exécuter ces travaux sont proprement scandaleux et en disent long sur le sérieux de l’ASN et sa soumission totale à la nucléocratie : depuis 30 ans, c’est la première fois que l’ASN "impose" des délais aussi court pour la réalisation de travaux impliquant la structure du bâtiment réacteur. Rappelons que pour le réacteur n°1, la procédure avait duré près de deux ans… A croire que ces travaux ne seraient que routiniers ? Des travaux sur lesquels est censée reposer la sûreté de la centrale en cas d’accident, rappelons-ce détail insignifiant…

Dans sa décision, l’ASN précise que l’épaississement du radier du réacteur n°2 doit être fait avant le 31 décembre et que "Ce renforcement tient compte du retour d’expérience de la réalisation effectuée sur le réacteur n°1." Or, ce chantier ne doit être achevé que dans la deuxième quinzaine de mai, au mieux. Il est techniquement impossible, dans les quelques mois à venir, d’évaluer le chantier actuel et la qualité du travail accompli, de monter un dossier d’intervention qui doit être étudié par l’IRSN et soumis à l’agrément de l’ASN, de passer les marchés publics et de faire les travaux.

A moins que l’ASN ait délibérément décidé que le chantier actuel ne pourra être qu’un succès, que l’ASN admette que le dossier de l’épaississement du radier du réacteur n°2 ne soit qu’un "copié-collé" du précédent dossier, que les travaux puissent se faire sans passage de marché, autrement dit que l’Autorité de Sûreté Nucléaire abandonne l’essentiel de sa mission au bon vouloir d’EDF.

Pourquoi une telle hâte, alors que l’ASN nous avait habitués à plus de prudence dans ses décisions et ses études ?

Simplement parce qu’un délai pour la fin 2014, ou la mi-2015, aurait mis en évidence le ridicule qu’il y aurait à faire des travaux d’une telle ampleur pour un réacteur en fin de vie.

Et simplement pour que l’on "oublie" cette centrale aussi vite que possible, afin de pouvoir la prolonger discrètement à la fin 2016, à la veille des présidentielles.

N’oublions pas que l’ASN, agence "indépendante" tout comme d’IRSN ou encore EDF dépendent essentiellement de l’Etat. Ce qui a permis à EDF, dans un récent mémoire au Conseil d’Etat, d’affirmer en avril 2013 que la centrale de Fessenheim "poursuivra son activité durant les 4 prochaines années au moins".

A croire que l’Etat organise lui-même les conditions lui permettant de ne pas respecter sa parole. Mais avec le nucléaire, nous savions qu’il faut s’attendre à tout…

Remi Verdet et Jean-Marie Brom (Stop Transports – Halte au Nucléaire)

Jean-Jacques Rettig et Gilles Barthe (CSFR)

Aline Baumann et André Hatz (Stop Fessenheim)



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