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Sortir du nucléaire n°26

Février 2005

Editorial

Déchets

Février 2005




2005, une année capitale. Mobilisons-nous pour refuser d’enfouir le problème !



“S’il n’y a pas de solution au problème des déchets, l’industrie nucléaire mourra d’occlusion intestinale. [...]
Sans réponse à cette question, je crois qu’il faudra arrêter le développement de l’énergie nucléaire dans ce pays ; on ne pourra pas faire une deuxième génération de centrales si on ne répond pas au problème des déchets...”.


Ce n’est pas un antinucléaire convaincu qui le dit, c’est le député Christian Bataille, instigateur de la loi sur la gestion des déchets radioactifs du 30 décembre 1991 qui l’affirme. En gros, si le débat parlementaire prévu en 2006 par cette loi ne permet pas de dégager, et vite, un semblant de solution pour les déchets, on aura du mal à crédibiliser la construction de l’EPR.

Rassurez-vous, en France on sait faire.

On impose en 2004 une nouvelle génération de centrales avant de statuer sur le sort des déchets qui en résultent ! De ce fait, l’objectivité du débat de 2006 concernant ce sujet ultra-sensible est faussée par avance. Belle astuce de calendrier !

Cette année, face à l’implacable débauche de communication qui banalisera le problème “déchet”, et face au flot d’argumentation officielle qui nous présentera encore et toujours le nucléaire comme inévitable, nous avons de quoi répondre ! En posant des questions.
Qui sera assez irresponsable aujourd’hui pour oser cautionner la solution la plus hâtive, la plus catastrophique de l’enfouissement (en l’occurence à Bure), sous prétexte qu’il faut sauver le nucléaire ?
Personne, lobbies industriels ou politiques soumis à la libéralisation économique, n’est fichu de dire ce que coûtera la gestion des déchets nucléaires.

Qui paiera l’addition, à l’horizon des siècles que mettront les déchets pour perdre leur radioactivité ?
Aujourd’hui comme il y a 40 ans, le problème est récurrent partout dans le monde, il n’existe aucune solution sensée pour gérer les déchets.

Nous avons les moyens de résister. Par le passé, des dizaines de sites pressentis ont refusé les déchets à leur porte, continuons ! On ne discutera sereinement de la gestion de ces produits que le jour où l’on aura décidé de sortir du nucléaire.
Et si on essayait de faire passer le mot ?
Fermer le robinet en arrétant de produire des déchets nucléaire (donc en stoppant les centrales), pour ne pas aggraver une situation qui ne pourra que nous déborder. Et prendre le temps de tirer le vrai bilan de quelques décennies de confort électrique nucléaire qui risquent de nous coûter fort cher. Pour laisser enfin une chance à une politique de sobriété et de bon sens côté énergie.

La question de la viabilité du nucléaire doit être discutée une bonne fois pour toute.
Aussi, en attendant une prise de conscience générale à tous les étages de notre société, nous devons résister à toute nouvelle tentative de stockage de ces dangereux déchets TFA, A, B, C, PU... de toutes catégories, des plus radioactifs au moins radioactifs, que ce soit en surface, en sub-surface, aux fins fonds de la terre, au-dessus des nappes phréatiques, dans les départements dépeuplés.

L’année 2005 est une année capitale pour faire d’une pierre deux coups : coller au déchet nucléaire la dimension catastrophique qu’il mérite et apporter un coup décisif à la viabilité de l’EPR. Chiche !
A noter : deux rassemblements à ne pas rater :
- Automne 2005 : rassemblement international à Bar le Duc, Meuse (près de Bure) contre les déchets nucléaires.
- 15 et 16 avril 2006 : rassemblement international en Basse-Normandie contre l’EPR et la relance du nucléaire.
Corinne FRANCOIS,
Coordination des collectifs contre l’enfouissement des déchets nucléaires
Administratrice du Réseau “Sortir du nucléaire”

“S’il n’y a pas de solution au problème des déchets, l’industrie nucléaire mourra d’occlusion intestinale. [...]
Sans réponse à cette question, je crois qu’il faudra arrêter le développement de l’énergie nucléaire dans ce pays ; on ne pourra pas faire une deuxième génération de centrales si on ne répond pas au problème des déchets...”.


Ce n’est pas un antinucléaire convaincu qui le dit, c’est le député Christian Bataille, instigateur de la loi sur la gestion des déchets radioactifs du 30 décembre 1991 qui l’affirme. En gros, si le débat parlementaire prévu en 2006 par cette loi ne permet pas de dégager, et vite, un semblant de solution pour les déchets, on aura du mal à crédibiliser la construction de l’EPR.

Rassurez-vous, en France on sait faire.

On impose en 2004 une nouvelle génération de centrales avant de statuer sur le sort des déchets qui en résultent ! De ce fait, l’objectivité du débat de 2006 concernant ce sujet ultra-sensible est faussée par avance. Belle astuce de calendrier !

Cette année, face à l’implacable débauche de communication qui banalisera le problème “déchet”, et face au flot d’argumentation officielle qui nous présentera encore et toujours le nucléaire comme inévitable, nous avons de quoi répondre ! En posant des questions.
Qui sera assez irresponsable aujourd’hui pour oser cautionner la solution la plus hâtive, la plus catastrophique de l’enfouissement (en l’occurence à Bure), sous prétexte qu’il faut sauver le nucléaire ?
Personne, lobbies industriels ou politiques soumis à la libéralisation économique, n’est fichu de dire ce que coûtera la gestion des déchets nucléaires.

Qui paiera l’addition, à l’horizon des siècles que mettront les déchets pour perdre leur radioactivité ?
Aujourd’hui comme il y a 40 ans, le problème est récurrent partout dans le monde, il n’existe aucune solution sensée pour gérer les déchets.

Nous avons les moyens de résister. Par le passé, des dizaines de sites pressentis ont refusé les déchets à leur porte, continuons ! On ne discutera sereinement de la gestion de ces produits que le jour où l’on aura décidé de sortir du nucléaire.
Et si on essayait de faire passer le mot ?
Fermer le robinet en arrétant de produire des déchets nucléaire (donc en stoppant les centrales), pour ne pas aggraver une situation qui ne pourra que nous déborder. Et prendre le temps de tirer le vrai bilan de quelques décennies de confort électrique nucléaire qui risquent de nous coûter fort cher. Pour laisser enfin une chance à une politique de sobriété et de bon sens côté énergie.

La question de la viabilité du nucléaire doit être discutée une bonne fois pour toute.
Aussi, en attendant une prise de conscience générale à tous les étages de notre société, nous devons résister à toute nouvelle tentative de stockage de ces dangereux déchets TFA, A, B, C, PU... de toutes catégories, des plus radioactifs au moins radioactifs, que ce soit en surface, en sub-surface, aux fins fonds de la terre, au-dessus des nappes phréatiques, dans les départements dépeuplés.

L’année 2005 est une année capitale pour faire d’une pierre deux coups : coller au déchet nucléaire la dimension catastrophique qu’il mérite et apporter un coup décisif à la viabilité de l’EPR. Chiche !
A noter : deux rassemblements à ne pas rater :
- Automne 2005 : rassemblement international à Bar le Duc, Meuse (près de Bure) contre les déchets nucléaires.
- 15 et 16 avril 2006 : rassemblement international en Basse-Normandie contre l’EPR et la relance du nucléaire.
Corinne FRANCOIS,
Coordination des collectifs contre l’enfouissement des déchets nucléaires
Administratrice du Réseau “Sortir du nucléaire”



Thèmes
Déchets radioactifs