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Sortir du nucléaire n°43

Eté 2009

Éditorial

Comme à Berlin... faisons tomber le mur !

Eté 2009




Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin s’écroule après plus de 20 ans d’existence, surprenant le monde. Et si la même chose se produisait pour le nucléaire ?



Le mouvement anti-nucléaire ne baisse toujours pas les bras malgré plus de 30 ans de lutte. Certes, depuis l’élection de N.Sarkozy - désigné par le “Washington Post” comme le vendeur le plus agressif au monde dans le commerce nucléaire – notre mouvement aurait toutes les raisons de désespérer devant un lobby toujours plus arrogant, agressif et décomplexé.

Un lobby arrogant, sûr de sa puissance corruptrice et d’achat des consciences comme en témoignent ses derniers projets : sponsoring de la fédération d’athlétisme et de certaines associations environnementales ; enfouissement des déchets radioactifs dans l’Est de la France ; annonce d’un futur réacteur EPR à Penly ; inauguration en grande pompe du gisement d’uranium d’Imouraren au Niger ; promesses et propositions de construction de réacteurs nucléaires à qui en veut, des pays les moins démocratiques aux plus pauvres de la planète, tel le Niger !

Si, après la catastrophe de Tchernobyl, le lobby a dû faire profil bas et geler tout projet, il tente actuellement une renaissance tous azimuts et essaie de se refaire une vertu, en dépit de son caractère amoral et criminel !

Nous sommes donc à une croisée des chemins. Nous devons nous mobiliser plus que jamais pour empêcher toute renaissance et qu’enfin s’écroule irrémédiablement le lobby nucléaire.

Les raisons d’espérer se trouvent dans les tares que cette industrie n’arrive plus à dissimuler. Nombres d’entre elles ont été révélées dernièrement dans les médias avec les “fuites” du Triscatin (il y a tout juste un an en juillet 2008) ; avec l’impact des anciennes mines d’uranium dévoilé dans l’émission “Le scandale de la France contaminée” diffusée en début de soirée sur France 3 en février 2009 ; avec la condition scandaleuse des victimes des essais nucléaires dans le film la “Gerboise Bleue” ; et celle des travailleurs du nucléaire dénoncée dans “Nucléaire, RAS-rien à signaler” diffusé en mai 2009 sur ARTE.

Le mouvement anti-nucléaire ne manque pas de ressources. Il a su construire pas à pas, depuis plus de douze ans, un Réseau fédérant plus de 840 associations. Il tisse des liens à l’international notamment sur les axes prioritaires que sont les mines d’uranium (en amont), la tentative de relance du nucléaire et de constructions d’EPR ainsi que le devenir des déchets (en aval). Chacun de nous doit contribuer à faire connaître ce que le lobby nucléaire veut à tout prix cacher et nier : l’impact sanitaire de son industrie mortifère tout au long de la chaîne, de la mine d’uranium au démantèlement de ses installations. Sans oublier les effets des essais nucléaires et de ses catastrophes. Enfin, nous devons marteler avec force que le nucléaire n’est pas une solution à l’effet de serre, avant le sommet de Copenhague de décembre 2009 .

Continuons d’asséner nos coups
de boutoir dans un mur moins solide qu’il n’y paraît, fragilisé par la crise internationale. Les rendez-vous sont nombreux dans les prochains mois sur les lieux de lutte, de Colmar à Copenhague, pour nous permettre d’aller vers une nouvelle société pacifique, plus démocratique, économe, solidaire et humaine.

Chantal Cuisnier et Didier Anger

Le mouvement anti-nucléaire ne baisse toujours pas les bras malgré plus de 30 ans de lutte. Certes, depuis l’élection de N.Sarkozy - désigné par le “Washington Post” comme le vendeur le plus agressif au monde dans le commerce nucléaire – notre mouvement aurait toutes les raisons de désespérer devant un lobby toujours plus arrogant, agressif et décomplexé.

Un lobby arrogant, sûr de sa puissance corruptrice et d’achat des consciences comme en témoignent ses derniers projets : sponsoring de la fédération d’athlétisme et de certaines associations environnementales ; enfouissement des déchets radioactifs dans l’Est de la France ; annonce d’un futur réacteur EPR à Penly ; inauguration en grande pompe du gisement d’uranium d’Imouraren au Niger ; promesses et propositions de construction de réacteurs nucléaires à qui en veut, des pays les moins démocratiques aux plus pauvres de la planète, tel le Niger !

Si, après la catastrophe de Tchernobyl, le lobby a dû faire profil bas et geler tout projet, il tente actuellement une renaissance tous azimuts et essaie de se refaire une vertu, en dépit de son caractère amoral et criminel !

Nous sommes donc à une croisée des chemins. Nous devons nous mobiliser plus que jamais pour empêcher toute renaissance et qu’enfin s’écroule irrémédiablement le lobby nucléaire.

Les raisons d’espérer se trouvent dans les tares que cette industrie n’arrive plus à dissimuler. Nombres d’entre elles ont été révélées dernièrement dans les médias avec les “fuites” du Triscatin (il y a tout juste un an en juillet 2008) ; avec l’impact des anciennes mines d’uranium dévoilé dans l’émission “Le scandale de la France contaminée” diffusée en début de soirée sur France 3 en février 2009 ; avec la condition scandaleuse des victimes des essais nucléaires dans le film la “Gerboise Bleue” ; et celle des travailleurs du nucléaire dénoncée dans “Nucléaire, RAS-rien à signaler” diffusé en mai 2009 sur ARTE.

Le mouvement anti-nucléaire ne manque pas de ressources. Il a su construire pas à pas, depuis plus de douze ans, un Réseau fédérant plus de 840 associations. Il tisse des liens à l’international notamment sur les axes prioritaires que sont les mines d’uranium (en amont), la tentative de relance du nucléaire et de constructions d’EPR ainsi que le devenir des déchets (en aval). Chacun de nous doit contribuer à faire connaître ce que le lobby nucléaire veut à tout prix cacher et nier : l’impact sanitaire de son industrie mortifère tout au long de la chaîne, de la mine d’uranium au démantèlement de ses installations. Sans oublier les effets des essais nucléaires et de ses catastrophes. Enfin, nous devons marteler avec force que le nucléaire n’est pas une solution à l’effet de serre, avant le sommet de Copenhague de décembre 2009 .

Continuons d’asséner nos coups
de boutoir dans un mur moins solide qu’il n’y paraît, fragilisé par la crise internationale. Les rendez-vous sont nombreux dans les prochains mois sur les lieux de lutte, de Colmar à Copenhague, pour nous permettre d’aller vers une nouvelle société pacifique, plus démocratique, économe, solidaire et humaine.

Chantal Cuisnier et Didier Anger


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