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Législatives 2017 : interpellons les candidat-e-s !

Une plateforme web pour dénoncer les candidats les plus radio-actifs et appeler les candidats à s’engager pour une France sans nucléaire.


Les 10 candidats les plus radio-actifs

Bertrand PANCHER

Les Républicains / UDI




Candidat LR / UDI dans la 1ère circonscription de la Meuse

SIGNE DISTINCTIF
 ambiguité systématique



La position de Bertrand Pancher, qui se présente comme "le parlementaire français le plus engagé pour la promotion du développement durable dans notre pays" [1] est particulièrement ambiguë. Certes, cet élu, chantre de la Responsabilité Sociale des Entreprises, mène une politique locale de soutien aux énergies renouvelables. Il est également fondateur de l’association "Décider Ensemble" [2], qui a pour but de promouvoir "la concertation entre les décideurs et les citoyens". Mais c’est une conception bien particulière de la démocratie que défend Bertrand Pancher, député d’un département destiné à accueillir un site d’enfouissement de déchets hautement radioactifs autour du village de Bure.

Ainsi, dans sa Lettre aux Meusiens de décembre 2011, se félicite-t-il des sondages sur la perception du site de Bure par la population. "Ces chiffres ont évolué grâce au dialogue et à la compréhension des enjeux, d’où l’intérêt d’organiser un débat public à partir de 2013 sur cette question. Il est indispensable que l’ensemble des Meusiens s’approprient cette question."Bertrand Pancher semble ignorer l’existence d’une opposition pourtant bien réelle : plus de 45 000 Meusiens et Haut-Marnais, opposés à l’enfouissement des déchets et conscients des risques, ont signé une pétition pour obtenir un référendum local. Ils attendent toujours une réponse…

Mais pour le député chantre de la démocratie participative, pas question de remettre en question ce projet qui est selon lui "une chance pour le développement économique du département". Il faut dire que les subventions sont généreuses [3] : Bar-le-Duc, dont il fut maire de 1995 à 2001 puis l’adjoint au maire jusqu’en 2008, perçoit chaque année des centaines de milliers d’euros de la part du Groupement d’intérêt public [4]. pour la construction d’une gare multimodale et l’organisation de son festival Renaissance.

Il semble que pour lui, le débat ne consiste pas à confronter clairement les arguments - quitte à abandonner un projet s’il est refusé par le public - mais plutôt à discuter d’un sujet déjà décidé afin d’en améliorer l’acceptabilité sociale ! Il répondait ainsi froidement aux accusation de passage en force concernant Bure en 2016 en ces termes : "De qui vous moquez-vous ? Ce n’est pas une loi en catimini, ça fait 25 ans qu’on travaille sur le sujet, on a fait des lois et des débats publics !". Puis de saluer "la réconciliation avec une certaine forme d’intelligence collective" [5].

Lors d’une de ses prises de parole à l’Assemblée Nationale, il a explicitement opposé les ENR et l’énergie nucléaire, en considérant que le développement des premières constituées une "menace" pour la pérennité de la seconde : "La filière nucléaire française est sans doute à l’aube d’une crise grave, voire très grave. Les ingénieurs d’EDF redoutent un bond technologique permettant le stockage de l’électricité. Si ce bond ce produit, il en sera clairement fini de la filière nucléaire en France et dans le monde, du fait de l’arrivée des énergies renouvelables" [6]. Finalement, le député regrette que les ENR soient de plus en plus compétitives, de peur de les voir remplacer de manière totale et définitive le nucléaire.

Bertrand Pancher s’est abstenu lors du vote de la loi de transition énergétique [7], qui prévoit notamment l’abaissement de la part du nucléaire dans le mix énergétique de 75% à 50% à l’horizon 2025. Bertrand Pancher était par ailleurs membre de l’équipe en charge des questions énergétiques pour la campagne de François Fillon.

J’interpelle BERTRAND PANCHER par message électronique

J’interpelle BERTRAND PANCHER sur Twitter


Notes

[1Lettre aux Meusiens de septembre 2011

[4Les GIP “Objectif Meuse”et “Haute-Marne” sont deux organismes publics chargés de lobby pour convaincre les élus et la population locale de la construction d’un centre d’enfouissement sur le site du laboratoire du Bure. Autrement dit ces structures achètent la paix sociale en arrosant les communes et les départements de subventions qui s’élèvent à 30M d’euros annuellement par GIP

La position de Bertrand Pancher, qui se présente comme "le parlementaire français le plus engagé pour la promotion du développement durable dans notre pays" [1] est particulièrement ambiguë. Certes, cet élu, chantre de la Responsabilité Sociale des Entreprises, mène une politique locale de soutien aux énergies renouvelables. Il est également fondateur de l’association "Décider Ensemble" [2], qui a pour but de promouvoir "la concertation entre les décideurs et les citoyens". Mais c’est une conception bien particulière de la démocratie que défend Bertrand Pancher, député d’un département destiné à accueillir un site d’enfouissement de déchets hautement radioactifs autour du village de Bure.

Ainsi, dans sa Lettre aux Meusiens de décembre 2011, se félicite-t-il des sondages sur la perception du site de Bure par la population. "Ces chiffres ont évolué grâce au dialogue et à la compréhension des enjeux, d’où l’intérêt d’organiser un débat public à partir de 2013 sur cette question. Il est indispensable que l’ensemble des Meusiens s’approprient cette question."Bertrand Pancher semble ignorer l’existence d’une opposition pourtant bien réelle : plus de 45 000 Meusiens et Haut-Marnais, opposés à l’enfouissement des déchets et conscients des risques, ont signé une pétition pour obtenir un référendum local. Ils attendent toujours une réponse…

Mais pour le député chantre de la démocratie participative, pas question de remettre en question ce projet qui est selon lui "une chance pour le développement économique du département". Il faut dire que les subventions sont généreuses [3] : Bar-le-Duc, dont il fut maire de 1995 à 2001 puis l’adjoint au maire jusqu’en 2008, perçoit chaque année des centaines de milliers d’euros de la part du Groupement d’intérêt public [4]. pour la construction d’une gare multimodale et l’organisation de son festival Renaissance.

Il semble que pour lui, le débat ne consiste pas à confronter clairement les arguments - quitte à abandonner un projet s’il est refusé par le public - mais plutôt à discuter d’un sujet déjà décidé afin d’en améliorer l’acceptabilité sociale ! Il répondait ainsi froidement aux accusation de passage en force concernant Bure en 2016 en ces termes : "De qui vous moquez-vous ? Ce n’est pas une loi en catimini, ça fait 25 ans qu’on travaille sur le sujet, on a fait des lois et des débats publics !". Puis de saluer "la réconciliation avec une certaine forme d’intelligence collective" [5].

Lors d’une de ses prises de parole à l’Assemblée Nationale, il a explicitement opposé les ENR et l’énergie nucléaire, en considérant que le développement des premières constituées une "menace" pour la pérennité de la seconde : "La filière nucléaire française est sans doute à l’aube d’une crise grave, voire très grave. Les ingénieurs d’EDF redoutent un bond technologique permettant le stockage de l’électricité. Si ce bond ce produit, il en sera clairement fini de la filière nucléaire en France et dans le monde, du fait de l’arrivée des énergies renouvelables" [6]. Finalement, le député regrette que les ENR soient de plus en plus compétitives, de peur de les voir remplacer de manière totale et définitive le nucléaire.

Bertrand Pancher s’est abstenu lors du vote de la loi de transition énergétique [7], qui prévoit notamment l’abaissement de la part du nucléaire dans le mix énergétique de 75% à 50% à l’horizon 2025. Bertrand Pancher était par ailleurs membre de l’équipe en charge des questions énergétiques pour la campagne de François Fillon.

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