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Sortir du nucléaire n°54

Eté 2012

Bandajevski au Japon un scientifique témoigne

Eté 2012




Le Professeur Yury Bandajevski, fondateur de l’université d’État de médecine de Gomel au Bélarus, et auteur de découvertes sur l’impact de la radioactivité sur la santé, revient du Japon. Il y a été invité un an après la catastrophe de Fukushima pour donner des conférences et réaliser des séminaires de formation médicale sur le thème de la radioprotection. David Sheehan s’est entretenu avec lui à son retour.



Q : Pouvez-vous nous parler de votre séjour ?

Y.B. : Pendant les douze jours de mon séjour, j’ai donné dix conférences qui ont eu lieu le soir, et pendant la journée, j’ai animé des séminaires avec les médecins. Ces conférences ont eu lieu dans le cadre du projet "Protection contre la radiation", dirigé par M. Kinoshita Kota, journaliste indépendant qui m’a accueilli de façon très chaleureuse et qui m’a accompagné tout au long de mon séjour. M. Kota serait d’accord pour mettre sur pied une alliance internationale pour donner davantage de visibilité et de soutien à nos actions. Je souhaiterais par ailleurs organiser une conférence internationale à Kiev dans un avenir proche afin de créer cette nouvelle alliance qui aura comme but de contrôler ce qui se passe dans les zones contaminées. L’association "Les Amis de Bandajevski" fera bien sûr également partie de ce projet.

Q : Pouvez-vous donner plus de détails sur le but de cette alliance ?

Y.B. : Comme vous pouvez le voir sur notre site http://chernobyl-today.org/ nos amis japonais nous écrivent pour nous demander de poursuivre un travail commun et une coopération sur le problème de la protection de la santé des populations contre l’effet des radiations. L’alliance internationale que nous souhaitons mettre sur pied travaillera bien sûr sur des bases scientifiques.

Q : Comment les Japonais ont-ils réagi par rapport à cet accident ?

Y.B. : C’est clair que les Japonais ont compris que pour faire face aux silences du gouvernement, il faut réagir. Des milliers de Japonais s’inquiètent pour leur avenir et surtout pour l’avenir de leurs enfants. Ils veulent en savoir plus et ils savent qu’ils ne peuvent pas toujours compter sur leur gouvernement pour avoir des informations fiables. Des habitants de Tokyo par exemple se sont organisés et se sont procuré des compteurs Geiger assez sophistiqués. Ils ont enregistré des taux de radioactivité très élevés qui les inquiètent beaucoup. En conséquence, de nombreux habitants de Tokyo ont quitté la ville pour des habitations précaires certes, mais qui se trouvent au moins dans des régions moins contaminées. Pendant notre visite à Tokyo, j’ai vu un certain nombre de familles qui revenaient voir leurs maisons abandonnées après une année d’absence. C’était déchirant à voir.

Q : Les Japonais sont-ils mobilisés ?

Y.B. : Oui, c’est incroyable le niveau de mobilisation que j’ai vu pendant de mon séjour. Ils sont bien plus mobilisés que ne l’ont été les peuples dans les zones contaminées en Biélorussie, Ukraine ou en Russie suite à l’accident de Tchernobyl. Le peuple japonais est très gentil et très cultivé. Mais ils sont aussi en colère auprès d’un gouvernement qu’ils perçoivent comme dépassé par cette catastrophe nucléaire. Par ailleurs ils sont solidaires entre eux et savent qu’il faut s’organiser pour pouvoir avancer. C’est très important car une telle mobilisation nous permettra, je l’espère, de mettre en place un programme efficace de protection de la santé.

Q : Pourquoi ces silences de la part du gouvernement ?

Y.B. : C’est un véritable paradoxe. La culture japonaise est une culture millénaire et le Japon est en avance sur l’Europe dans certains domaines. Le développement de son économie, l’activité de sa diaspora, lui donnent certaines possibilités dans le traitement des conséquences de Fukushima, je pense par exemple à la fourniture de nourriture propre. Et cependant nous avons vu que l’information des citoyens sur cette catastrophe n’est pas satisfaisante. C’était pareil dans le cas de l’accident de Tchernobyl. À l’époque, le lobby nucléaire était très présent dans le gouvernement de l’Union Soviétique et avait verrouillé la diffusion de l’information. Qu’il s’agisse d’un régime autoritaire comme celui de l’Union Soviétique de l’époque, ou bien d’une démocratie moderne comme celle du Japon de maintenant, le processus de dissimulation d’informations est similaire.

Q : Les faibles doses de radioactivité posent-t-elles problème ?

Y.B. : Nous avons constaté dans nos recherches que même des faibles doses de radioactivité, voire de très faibles doses, une fois qu’elles sont introduites dans l’organisme, sont déjà des facteurs de risques importants pour la santé. Par contre, les gouvernements en Ukraine, en Russie et en Biélorussie prétendent qu’il y a un seuil en dessous duquel la radioactivité ne présente aucun danger. Nos recherches démontrent le contraire. C’est particulièrement grave pour le césium 137 qui peut atteindre tous les organes, y compris le cerveau. Le césium radioactif perturbe l’équilibre énergétique cellulaire. Un déséquilibre s’instaure dans l’organisme.

Q : La santé des habitants des zones contaminées est donc en danger ?

Y.B. : Oui, malheureusement. Les problèmes cardio-vasculaires affectent les enfants. Lorsque les habitants de ces zones consomment des produits alimentaires contaminés avec des radionucléides - et ils en consomment tous les jours - il faut obligatoirement leur faire passer des contrôles, surtout aux enfants. Il s’agit d’un processus pathologique de base bien connu par les médecins. À partir du graphique ci-contre, vous pouvez comprendre pourquoi ces enfants sont malades.

Q : Vous avez souligné l’importance des problèmes cardio-vasculaires.

Y.B. : Oui, évidemment. L’exposition à la pollution radioactive augmente les risques de perturbation du système cardio-vasculaire des enfants qui sont la base de pathologies cardiaques à l’âge adulte comme cela est expliqué dans le livre que je viens de publier aux éditions Yves Michel. Et nous savons que d’autres pathologies non cancéreuses et cancéreuses se sont considérablement développées dans les zones contaminées par Tchernobyl. Les populations des zones contaminées japonaises sont exposées.

Q : Pouvez-vous faire le point sur vos travaux actuels ?

Y.B. : Nous essayons de prendre en compte la problématique de l’état de santé des habitants dans les zones contaminées dans sa globalité. En effet, si l’exposition chronique à la radioactivité est l’un de ses déterminants principaux, d’autres éléments chimiques et biologiques peuvent aussi contaminer le corps des habitants de ces zones. Nous manquons d’études sur les conséquences de l’interaction entre des éléments radioactifs et des polluants chimiques et biologiques. Nous tentons de mieux comprendre ce qui provoque les dysfonctionnements du système immunitaire et endocrinien si répandus parmi les habitants des zones contaminées. Par exemple, les éleveurs de viande bovine utilisent beaucoup d’antibiotiques pour maintenir en bonne santé leurs animaux avant l’abattage. Lorsque vous habitez dans une zone contaminée, et lorsque vous consommez de la viande ayant absorbé des produits antibiotiques, ces antibiotiques peuvent produire des résultats complexes dans votre organisme, du fait des modifications du foie, du système immunitaire… induites par l’exposition chronique aux radio-éléments. La science et la médecine doivent se pencher sur ces questions et conduire des recherches plus approfondies.

Q : Que pouvons-nous faire concrètement pour faire avancer la situation ?

Y.B. : Dans un premier temps il faut qu’il y ait accès à une information objective. Et pour ce faire il faut qu’il y ait un outil pour pouvoir mesurer et diffuser le niveau de contamination radioactive des habitants et des aliments dans les différentes régions contaminées. Les connaissances pour mettre en place une telle infrastructure existent déjà et les Japonais sont tout à fait à même de la mettre en place. Ensuite il faut tout faire pour bloquer les sources ou les origines des ces éléments radioactifs. Les aliments contaminés comme la viande, le lait, le fromage ou la laitue par exemple, ne doivent en aucun cas être consommés et doivent être détruits. Un grand avantage pour le Japon c’est les réseaux d’organisation sociale qui sont très forts et qui pourraient permettre de mettre en place un service "nutrition propre" dans les zones contaminées. Il va de soi que les aliments ne peuvent provenir des territoires contaminés.

Q : Est-ce que vous êtes optimiste pour les Japonais ?

Y.B. : La situation est tragique mais les Japonais sont très bien organisés sur le plan social. Ils réfléchissent bien ensemble et ils écoutent bien et ils apprennent vite. J’étais notamment très impressionné lors des séminaires avec les médecins par leur niveau d’écoute et par la qualité des questions qu’ils me posaient.

Propos recueillis par David Sheehan (association Les Amis de Bandajevski) en mai 2012.

1990-1999 : fondateur et recteur de l’institut de médecine de Gomel (Bélarus), au cœur des zones contaminées par la radioactivité. Formation de médecins et du personnel médical pour la prise en charge des liquidateurs et des victimes de l’accident de Tchernobyl. Recherche médicale.

1999 : arrêté, puis condamné à huit ans d’emprisonnement pour avoir dénoncé publiquement les effets de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Adopté comme prisonnier d’opinion par Amnesty International.

2006 : membre de nombreuses académies de médecine dans le monde, sorti de prison et persona non grata au Bélarus, Yury Bandajevski est accueilli en France.

2009 : cherchant à se rapprocher des zones contaminées, Yury Bandajevski s’installe à Kiev, où il fonde un centre international "Écologie et Santé" pour venir en aide aux victimes de Tchernobyl, diffuser de l’information scientifique indépendante et favoriser les échanges entre l’Europe occidentale et les habitants des territoires contaminés par la radioactivité en Europe et maintenant au Japon.

2012 : après différentes publications en Ukraine, en Italie et au Japon, il publie deux livres en français sur la santé des habitants des zones contaminées, aux éditions Yves Michel.

Les conséquences de Tchernobyl sur la santé

Le système cardiovasculaire et l’incorporation de radionucléides Cs-137 Bandajevski Y.I., Bandajevskaya G.S., Centre d’analyse et de coordination "Écologie et Santé"

Les conséquences de Tchernobyl sur la natalité

Césium radioctif et processus de reproduction Bandajevski Y.I., Dubovaya N.F., Centre d’analyse et de coordination "Écologie et Santé"

Un titre

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Q : Pouvez-vous nous parler de votre séjour ?

Y.B. : Pendant les douze jours de mon séjour, j’ai donné dix conférences qui ont eu lieu le soir, et pendant la journée, j’ai animé des séminaires avec les médecins. Ces conférences ont eu lieu dans le cadre du projet "Protection contre la radiation", dirigé par M. Kinoshita Kota, journaliste indépendant qui m’a accueilli de façon très chaleureuse et qui m’a accompagné tout au long de mon séjour. M. Kota serait d’accord pour mettre sur pied une alliance internationale pour donner davantage de visibilité et de soutien à nos actions. Je souhaiterais par ailleurs organiser une conférence internationale à Kiev dans un avenir proche afin de créer cette nouvelle alliance qui aura comme but de contrôler ce qui se passe dans les zones contaminées. L’association "Les Amis de Bandajevski" fera bien sûr également partie de ce projet.

Q : Pouvez-vous donner plus de détails sur le but de cette alliance ?

Y.B. : Comme vous pouvez le voir sur notre site http://chernobyl-today.org/ nos amis japonais nous écrivent pour nous demander de poursuivre un travail commun et une coopération sur le problème de la protection de la santé des populations contre l’effet des radiations. L’alliance internationale que nous souhaitons mettre sur pied travaillera bien sûr sur des bases scientifiques.

Q : Comment les Japonais ont-ils réagi par rapport à cet accident ?

Y.B. : C’est clair que les Japonais ont compris que pour faire face aux silences du gouvernement, il faut réagir. Des milliers de Japonais s’inquiètent pour leur avenir et surtout pour l’avenir de leurs enfants. Ils veulent en savoir plus et ils savent qu’ils ne peuvent pas toujours compter sur leur gouvernement pour avoir des informations fiables. Des habitants de Tokyo par exemple se sont organisés et se sont procuré des compteurs Geiger assez sophistiqués. Ils ont enregistré des taux de radioactivité très élevés qui les inquiètent beaucoup. En conséquence, de nombreux habitants de Tokyo ont quitté la ville pour des habitations précaires certes, mais qui se trouvent au moins dans des régions moins contaminées. Pendant notre visite à Tokyo, j’ai vu un certain nombre de familles qui revenaient voir leurs maisons abandonnées après une année d’absence. C’était déchirant à voir.

Q : Les Japonais sont-ils mobilisés ?

Y.B. : Oui, c’est incroyable le niveau de mobilisation que j’ai vu pendant de mon séjour. Ils sont bien plus mobilisés que ne l’ont été les peuples dans les zones contaminées en Biélorussie, Ukraine ou en Russie suite à l’accident de Tchernobyl. Le peuple japonais est très gentil et très cultivé. Mais ils sont aussi en colère auprès d’un gouvernement qu’ils perçoivent comme dépassé par cette catastrophe nucléaire. Par ailleurs ils sont solidaires entre eux et savent qu’il faut s’organiser pour pouvoir avancer. C’est très important car une telle mobilisation nous permettra, je l’espère, de mettre en place un programme efficace de protection de la santé.

Q : Pourquoi ces silences de la part du gouvernement ?

Y.B. : C’est un véritable paradoxe. La culture japonaise est une culture millénaire et le Japon est en avance sur l’Europe dans certains domaines. Le développement de son économie, l’activité de sa diaspora, lui donnent certaines possibilités dans le traitement des conséquences de Fukushima, je pense par exemple à la fourniture de nourriture propre. Et cependant nous avons vu que l’information des citoyens sur cette catastrophe n’est pas satisfaisante. C’était pareil dans le cas de l’accident de Tchernobyl. À l’époque, le lobby nucléaire était très présent dans le gouvernement de l’Union Soviétique et avait verrouillé la diffusion de l’information. Qu’il s’agisse d’un régime autoritaire comme celui de l’Union Soviétique de l’époque, ou bien d’une démocratie moderne comme celle du Japon de maintenant, le processus de dissimulation d’informations est similaire.

Q : Les faibles doses de radioactivité posent-t-elles problème ?

Y.B. : Nous avons constaté dans nos recherches que même des faibles doses de radioactivité, voire de très faibles doses, une fois qu’elles sont introduites dans l’organisme, sont déjà des facteurs de risques importants pour la santé. Par contre, les gouvernements en Ukraine, en Russie et en Biélorussie prétendent qu’il y a un seuil en dessous duquel la radioactivité ne présente aucun danger. Nos recherches démontrent le contraire. C’est particulièrement grave pour le césium 137 qui peut atteindre tous les organes, y compris le cerveau. Le césium radioactif perturbe l’équilibre énergétique cellulaire. Un déséquilibre s’instaure dans l’organisme.

Q : La santé des habitants des zones contaminées est donc en danger ?

Y.B. : Oui, malheureusement. Les problèmes cardio-vasculaires affectent les enfants. Lorsque les habitants de ces zones consomment des produits alimentaires contaminés avec des radionucléides - et ils en consomment tous les jours - il faut obligatoirement leur faire passer des contrôles, surtout aux enfants. Il s’agit d’un processus pathologique de base bien connu par les médecins. À partir du graphique ci-contre, vous pouvez comprendre pourquoi ces enfants sont malades.

Q : Vous avez souligné l’importance des problèmes cardio-vasculaires.

Y.B. : Oui, évidemment. L’exposition à la pollution radioactive augmente les risques de perturbation du système cardio-vasculaire des enfants qui sont la base de pathologies cardiaques à l’âge adulte comme cela est expliqué dans le livre que je viens de publier aux éditions Yves Michel. Et nous savons que d’autres pathologies non cancéreuses et cancéreuses se sont considérablement développées dans les zones contaminées par Tchernobyl. Les populations des zones contaminées japonaises sont exposées.

Q : Pouvez-vous faire le point sur vos travaux actuels ?

Y.B. : Nous essayons de prendre en compte la problématique de l’état de santé des habitants dans les zones contaminées dans sa globalité. En effet, si l’exposition chronique à la radioactivité est l’un de ses déterminants principaux, d’autres éléments chimiques et biologiques peuvent aussi contaminer le corps des habitants de ces zones. Nous manquons d’études sur les conséquences de l’interaction entre des éléments radioactifs et des polluants chimiques et biologiques. Nous tentons de mieux comprendre ce qui provoque les dysfonctionnements du système immunitaire et endocrinien si répandus parmi les habitants des zones contaminées. Par exemple, les éleveurs de viande bovine utilisent beaucoup d’antibiotiques pour maintenir en bonne santé leurs animaux avant l’abattage. Lorsque vous habitez dans une zone contaminée, et lorsque vous consommez de la viande ayant absorbé des produits antibiotiques, ces antibiotiques peuvent produire des résultats complexes dans votre organisme, du fait des modifications du foie, du système immunitaire… induites par l’exposition chronique aux radio-éléments. La science et la médecine doivent se pencher sur ces questions et conduire des recherches plus approfondies.

Q : Que pouvons-nous faire concrètement pour faire avancer la situation ?

Y.B. : Dans un premier temps il faut qu’il y ait accès à une information objective. Et pour ce faire il faut qu’il y ait un outil pour pouvoir mesurer et diffuser le niveau de contamination radioactive des habitants et des aliments dans les différentes régions contaminées. Les connaissances pour mettre en place une telle infrastructure existent déjà et les Japonais sont tout à fait à même de la mettre en place. Ensuite il faut tout faire pour bloquer les sources ou les origines des ces éléments radioactifs. Les aliments contaminés comme la viande, le lait, le fromage ou la laitue par exemple, ne doivent en aucun cas être consommés et doivent être détruits. Un grand avantage pour le Japon c’est les réseaux d’organisation sociale qui sont très forts et qui pourraient permettre de mettre en place un service "nutrition propre" dans les zones contaminées. Il va de soi que les aliments ne peuvent provenir des territoires contaminés.

Q : Est-ce que vous êtes optimiste pour les Japonais ?

Y.B. : La situation est tragique mais les Japonais sont très bien organisés sur le plan social. Ils réfléchissent bien ensemble et ils écoutent bien et ils apprennent vite. J’étais notamment très impressionné lors des séminaires avec les médecins par leur niveau d’écoute et par la qualité des questions qu’ils me posaient.

Propos recueillis par David Sheehan (association Les Amis de Bandajevski) en mai 2012.

1990-1999 : fondateur et recteur de l’institut de médecine de Gomel (Bélarus), au cœur des zones contaminées par la radioactivité. Formation de médecins et du personnel médical pour la prise en charge des liquidateurs et des victimes de l’accident de Tchernobyl. Recherche médicale.

1999 : arrêté, puis condamné à huit ans d’emprisonnement pour avoir dénoncé publiquement les effets de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Adopté comme prisonnier d’opinion par Amnesty International.

2006 : membre de nombreuses académies de médecine dans le monde, sorti de prison et persona non grata au Bélarus, Yury Bandajevski est accueilli en France.

2009 : cherchant à se rapprocher des zones contaminées, Yury Bandajevski s’installe à Kiev, où il fonde un centre international "Écologie et Santé" pour venir en aide aux victimes de Tchernobyl, diffuser de l’information scientifique indépendante et favoriser les échanges entre l’Europe occidentale et les habitants des territoires contaminés par la radioactivité en Europe et maintenant au Japon.

2012 : après différentes publications en Ukraine, en Italie et au Japon, il publie deux livres en français sur la santé des habitants des zones contaminées, aux éditions Yves Michel.

Les conséquences de Tchernobyl sur la santé

Le système cardiovasculaire et l’incorporation de radionucléides Cs-137 Bandajevski Y.I., Bandajevskaya G.S., Centre d’analyse et de coordination "Écologie et Santé"

Les conséquences de Tchernobyl sur la natalité

Césium radioctif et processus de reproduction Bandajevski Y.I., Dubovaya N.F., Centre d’analyse et de coordination "Écologie et Santé"

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