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Sortir du nucléaire n°47

Automne 2010

Alternatives

Villes en transition : un nouveau modèle de sobriété énergétique

Automne 2010




L’une des clés de la sortie du nucléaire est la sobriété énergétique. Celle-ci permet de faire face à l’épuisement des ressources naturelles (pétrole, gaz, uranium…) ; de limiter les parcs solaires et éoliens qui ne sont pas sans inconvénients ; de diminuer notre empreinte écologique ; de limiter nos émissions de gaz à effet de serre… N’oublions pas que l’énergie la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas. Alors qu’en France se développe un mouvement autour des objecteurs de croissance, en Grande-Bretagne un mouvement se développe depuis 2005 autour du concept des "villes en transition".

Ce mouvement plus pragmatique est né à l’initiative de passionnés de permaculture (1). C’est parti de la petite ville de Totnes, dans le Devon (sud-ouest) et a fait rapidement des émules. En 2010, on compte plus de 700 groupes en Grande-Bretagne dans une centaine de lieux en transition (villes, villages, îles, forêts…). Des groupes naissent actuellement en France, notamment à l’initiative du mouvement Colibri (2).

Leur idée est qu’il faut engager sans attendre la transition vers une société sobre en énergie. Si le mouvement n’est pas directement relié à la démarche antinucléaire, il rejette tout recours aux énergies fossiles pour l’avenir (3). Pour éviter que le choc ne soit trop brutal, il faut dès aujourd’hui reconstruire la résilience locale de nos villes et de nos villages. La résilience désigne la capacité d’un système à encaisser un choc – ici, la fin du pétrole bon marché – sans s’effondrer.

Ce changement présenté comme inévitable doit être compris comme une chance pour inventer un monde meilleur. La transition offre aux communautés locales la possibilité de reprendre leur destin en main, et aux individus de renouer entre eux des liens enrichissants.

Michel Bernard
1 : La permaculture (culture permanente) vise à vivre avec la nature, en la perturbant le moins possible. Elle s’est surtout développée autour de pratiques de l’agriculture biologique, d’habitat sobre…

2 : Mouvement créé autour des idées de Pierre Rabhi, qui fédère de nombreuses démarches alternatives.

3 : En Grande-Bretagne, le nucléaire, après avoir atteint 28 % de la production électrique entre 1993 et 1998, est redescendu aujourd’hui à 18 %. Le charbon qui était encore à 70 % à la fin des années 1970, n’est plus aujourd’hui qu’à 42 %. Le gaz, inutilisé jusque dans les années 1990, compte aujourd’hui pour 32 %.

L’une des clés de la sortie du nucléaire est la sobriété énergétique. Celle-ci permet de faire face à l’épuisement des ressources naturelles (pétrole, gaz, uranium…) ; de limiter les parcs solaires et éoliens qui ne sont pas sans inconvénients ; de diminuer notre empreinte écologique ; de limiter nos émissions de gaz à effet de serre… N’oublions pas que l’énergie la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas. Alors qu’en France se développe un mouvement autour des objecteurs de croissance, en Grande-Bretagne un mouvement se développe depuis 2005 autour du concept des "villes en transition".

Ce mouvement plus pragmatique est né à l’initiative de passionnés de permaculture (1). C’est parti de la petite ville de Totnes, dans le Devon (sud-ouest) et a fait rapidement des émules. En 2010, on compte plus de 700 groupes en Grande-Bretagne dans une centaine de lieux en transition (villes, villages, îles, forêts…). Des groupes naissent actuellement en France, notamment à l’initiative du mouvement Colibri (2).

Leur idée est qu’il faut engager sans attendre la transition vers une société sobre en énergie. Si le mouvement n’est pas directement relié à la démarche antinucléaire, il rejette tout recours aux énergies fossiles pour l’avenir (3). Pour éviter que le choc ne soit trop brutal, il faut dès aujourd’hui reconstruire la résilience locale de nos villes et de nos villages. La résilience désigne la capacité d’un système à encaisser un choc – ici, la fin du pétrole bon marché – sans s’effondrer.

Ce changement présenté comme inévitable doit être compris comme une chance pour inventer un monde meilleur. La transition offre aux communautés locales la possibilité de reprendre leur destin en main, et aux individus de renouer entre eux des liens enrichissants.

Michel Bernard
1 : La permaculture (culture permanente) vise à vivre avec la nature, en la perturbant le moins possible. Elle s’est surtout développée autour de pratiques de l’agriculture biologique, d’habitat sobre…

2 : Mouvement créé autour des idées de Pierre Rabhi, qui fédère de nombreuses démarches alternatives.

3 : En Grande-Bretagne, le nucléaire, après avoir atteint 28 % de la production électrique entre 1993 et 1998, est redescendu aujourd’hui à 18 %. Le charbon qui était encore à 70 % à la fin des années 1970, n’est plus aujourd’hui qu’à 42 %. Le gaz, inutilisé jusque dans les années 1990, compte aujourd’hui pour 32 %.



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