Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°66

Août 2015

Éditorial

Le nucléaire "bon pour le climat" ?

Août 2015 | Contrer la propagande d’une industrie à bout de souffle




Pas de doute : la COP21, cette conférence sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre, offrira au lobby de l’atome l’occasion de promouvoir le nucléaire comme solution à la crise climatique. Avec comme sponsor EDF, 19ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre mondial, attendons-nous à tout ! Au nom de la protection du climat, verra-t-on la signature de contrats de vente de centrales à des pays démocratiquement peu fréquentables comme l’Arabie Saoudite ? Et bien sûr, EDF prévoit une grande campagne de communication pour présenter le nucléaire comme une énergie "sans CO2", comme celle déjà lancée pour vanter son électricité produite en Alsace (voir p.6)

Devant cette offensive, le mouvement antinucléaire doit investir les mobilisa- tions citoyennes pour la justice sociale et climatique pour y réaffirmer que le nucléaire ne sauvera pas le climat ! (voir p.3)

Le nucléaire "bon pour le climat" est la dernière carte d’une industrie nucléaire à bout de souffle. Face à la quasi-faillite d’Areva (invoquée comme prétexte pour glisser en douce CIGÉO dans la Loi Macron !), l’État s’est lancé dans un mécano politico-industriel au risque d’entraîner EDF dans la tourmente financière, ce qui promet une hausse du prix de l’électricité et une dégradation des conditions de travail des salariés et sous-traitants d’EDF et de la sûreté (voir p.14). Voilà qui risque d’aggraver une insécurité nucléaire déjà accrue par les travaux du "grand carénage", ce programme censé prolonger la durée de fonctionnement des réacteurs. Premier bilan : 11 salariés contaminés à la centrale du Blayais (Gironde) et un incendie de 6 heures à Paluel (Seine-Maritime) !

Cet acharnement à sauver une industrie coûteuse, dangereuse et vulnérable au dérèglement climatique (voir p.4 et 7), aussi insupportable qu’incompréhensible, repousse d’autant la mise en œuvre urgente de la sortie du nucléaire. Mais ce sauvetage n’est-il pas aussi destiné à préserver la bombe ? 70 ans après les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, alors que les pays dotés d’armes nucléaires modernisent leur arsenal (voir p.16), il est plus que jamais important de lutter contre l’armement atomique.


Le Réseau "Sortir du nucléaire"

Pas de doute : la COP21, cette conférence sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre, offrira au lobby de l’atome l’occasion de promouvoir le nucléaire comme solution à la crise climatique. Avec comme sponsor EDF, 19ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre mondial, attendons-nous à tout ! Au nom de la protection du climat, verra-t-on la signature de contrats de vente de centrales à des pays démocratiquement peu fréquentables comme l’Arabie Saoudite ? Et bien sûr, EDF prévoit une grande campagne de communication pour présenter le nucléaire comme une énergie "sans CO2", comme celle déjà lancée pour vanter son électricité produite en Alsace (voir p.6)

Devant cette offensive, le mouvement antinucléaire doit investir les mobilisa- tions citoyennes pour la justice sociale et climatique pour y réaffirmer que le nucléaire ne sauvera pas le climat ! (voir p.3)

Le nucléaire "bon pour le climat" est la dernière carte d’une industrie nucléaire à bout de souffle. Face à la quasi-faillite d’Areva (invoquée comme prétexte pour glisser en douce CIGÉO dans la Loi Macron !), l’État s’est lancé dans un mécano politico-industriel au risque d’entraîner EDF dans la tourmente financière, ce qui promet une hausse du prix de l’électricité et une dégradation des conditions de travail des salariés et sous-traitants d’EDF et de la sûreté (voir p.14). Voilà qui risque d’aggraver une insécurité nucléaire déjà accrue par les travaux du "grand carénage", ce programme censé prolonger la durée de fonctionnement des réacteurs. Premier bilan : 11 salariés contaminés à la centrale du Blayais (Gironde) et un incendie de 6 heures à Paluel (Seine-Maritime) !

Cet acharnement à sauver une industrie coûteuse, dangereuse et vulnérable au dérèglement climatique (voir p.4 et 7), aussi insupportable qu’incompréhensible, repousse d’autant la mise en œuvre urgente de la sortie du nucléaire. Mais ce sauvetage n’est-il pas aussi destiné à préserver la bombe ? 70 ans après les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, alors que les pays dotés d’armes nucléaires modernisent leur arsenal (voir p.16), il est plus que jamais important de lutter contre l’armement atomique.


Le Réseau "Sortir du nucléaire"