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Sortir du nucléaire n°48

Hiver 2010-2011

Déchets nucléaires, non merci !

La Hague-Gorleben : retour sur le train d’enfer

Hiver 2010-2011




Le 5 novembre 2010, onze conteneurs CASTOR contenant des déchets vitrifiés allemands hautement radioactifs ont quitté le terminal ferroviaire de Valognes (Manche). Ils sont finalement arrivés le mardi 9 novembre, avec deux jours de retard, au centre d’entreposage de Gorleben (Basse-Saxe). Ce convoi, que nous avons baptisé "train d’enfer", a été marqué par une mobilisation massive des deux côtés de la frontière : manifestations, occupation des voies et des routes et blocages (dont celui de Caen). Jamais un transport de ce type n’aura duré aussi longtemps. Alors qu’il devait rester secret, il a fait la une de tous les médias pendant près d’une semaine.



Pourquoi un tel transport ?

L’électricité nucléaire génère un volume considérable de déchets, dont l’industrie n’a jamais su quoi faire. En 1965, une usine de "retraitement" du combustible irradié est ouverte à la Hague (Manche) pour extraire le plutonium contenu dans ces déchets. Pendant des années, de nombreux pays, dont l’Allemagne, y ont envoyé leurs combustibles usés. Aujourd’hui, grâce au combat juridique des associations, la loi impose le retour de ces déchets dans leur pays d’origine. Ce convoi était le onzième retour de déchets allemands.

Les déchets vitrifiés, qu’est-ce que c’est ?

Le "retraitement" consiste à séparer les différents radioéléments contenus dans le combustible usé : 94 à 96% d’uranium de retraitement, 1 à 2% de plutonium, et 3 à 4% de déchets de très haute activité radioactive. Ces derniers ont été fondus dans du verre : les fameux déchets vitrifiés.

Qu’est-ce qu’on en fait ?

Les déchets vitrifiés sont déposés dans des conteneurs spéciaux d’environ 500 litres appelés Canisters, eux-mêmes placés dans des conteneurs d’environ 110 tonnes appelés CASTOR (Cask for Storage and Transport Of Radioactive material). Lors du transport de novembre, chaque CASTOR contenait 28 canisters. Depuis le 9 novembre, les onze CASTOR sont dans un centre d’entreposage intermédiaire à Gorleben, en attente d’une potentielle solution. L’industrie allemande et le gouvernement souhaiteraient que ces déchets soient ensuite stockés, de manière définitive, dans un centre de stockage creusé dans un dôme salin sous le site de Gorleben. Mais depuis trente ans, la population résiste massivement à ce projet.
Le "train d’enfer" en chiffres

- 11 conteneurs appelés CASTOR (ou "châteaux")
- 123 tonnes de déchets vitrifiés allemands transportés
- 480 fois la radioactivité naturelle mesurée à proximité du train
- Plus de 1300 km parcourus, par la route et par les rails
- En France, 25 mobilisations, 1 action de blocage et 7 gardes à vue
- En Allemagne, 50 000 manifestants à Dannenberg, plus de 5000 manifestants sur les rails, plus de 5000 personnes devant le centre de Gorleben. 1200 moutons et 500 chèvres sur la route. Plus de 30 000 policiers et militaires mobilisés.
- Des centaines d’interviews données par nos porte-parole de jour comme de nuit
- Plus de 900 articles dans la presse écrite et web citant le Réseau "Sortir du nucléaire"
- Pendant 48h, les journaux télévisés des principales chaînes ouvraient leurs journaux sur ce transport (TF1, FR2, I Télé, BFM, LCI...)
- 41 705 connections au blog du Réseau "Sortir du nucléaire" dédié au transport, avec un pic de 12 377 le 6 novembre
- 92 heures de retard pour le train à l’arrivée
- 16 500 euros de caution à verser pour les militants du GANVA, alors que tous ont déclaré souhaiter se rendre à leur procès. Réquisitoire : entre 2 et 3 mois de prison avec sursis et de 2000 à 3000 euros d’amende, plus de 40 000 euros de dommages et intérêts réclamés par la SNCF, 1 euro par AREVA pour atteinte à son image. Grâce à votre soutien rapide, nous avons pu recueillir et verser les 16 500 € au GANVA pour qu’ils puissent payer la caution. Un immense merci !

Pourquoi un tel transport ?

L’électricité nucléaire génère un volume considérable de déchets, dont l’industrie n’a jamais su quoi faire. En 1965, une usine de "retraitement" du combustible irradié est ouverte à la Hague (Manche) pour extraire le plutonium contenu dans ces déchets. Pendant des années, de nombreux pays, dont l’Allemagne, y ont envoyé leurs combustibles usés. Aujourd’hui, grâce au combat juridique des associations, la loi impose le retour de ces déchets dans leur pays d’origine. Ce convoi était le onzième retour de déchets allemands.

Les déchets vitrifiés, qu’est-ce que c’est ?

Le "retraitement" consiste à séparer les différents radioéléments contenus dans le combustible usé : 94 à 96% d’uranium de retraitement, 1 à 2% de plutonium, et 3 à 4% de déchets de très haute activité radioactive. Ces derniers ont été fondus dans du verre : les fameux déchets vitrifiés.

Qu’est-ce qu’on en fait ?

Les déchets vitrifiés sont déposés dans des conteneurs spéciaux d’environ 500 litres appelés Canisters, eux-mêmes placés dans des conteneurs d’environ 110 tonnes appelés CASTOR (Cask for Storage and Transport Of Radioactive material). Lors du transport de novembre, chaque CASTOR contenait 28 canisters. Depuis le 9 novembre, les onze CASTOR sont dans un centre d’entreposage intermédiaire à Gorleben, en attente d’une potentielle solution. L’industrie allemande et le gouvernement souhaiteraient que ces déchets soient ensuite stockés, de manière définitive, dans un centre de stockage creusé dans un dôme salin sous le site de Gorleben. Mais depuis trente ans, la population résiste massivement à ce projet.
Le "train d’enfer" en chiffres

- 11 conteneurs appelés CASTOR (ou "châteaux")
- 123 tonnes de déchets vitrifiés allemands transportés
- 480 fois la radioactivité naturelle mesurée à proximité du train
- Plus de 1300 km parcourus, par la route et par les rails
- En France, 25 mobilisations, 1 action de blocage et 7 gardes à vue
- En Allemagne, 50 000 manifestants à Dannenberg, plus de 5000 manifestants sur les rails, plus de 5000 personnes devant le centre de Gorleben. 1200 moutons et 500 chèvres sur la route. Plus de 30 000 policiers et militaires mobilisés.
- Des centaines d’interviews données par nos porte-parole de jour comme de nuit
- Plus de 900 articles dans la presse écrite et web citant le Réseau "Sortir du nucléaire"
- Pendant 48h, les journaux télévisés des principales chaînes ouvraient leurs journaux sur ce transport (TF1, FR2, I Télé, BFM, LCI...)
- 41 705 connections au blog du Réseau "Sortir du nucléaire" dédié au transport, avec un pic de 12 377 le 6 novembre
- 92 heures de retard pour le train à l’arrivée
- 16 500 euros de caution à verser pour les militants du GANVA, alors que tous ont déclaré souhaiter se rendre à leur procès. Réquisitoire : entre 2 et 3 mois de prison avec sursis et de 2000 à 3000 euros d’amende, plus de 40 000 euros de dommages et intérêts réclamés par la SNCF, 1 euro par AREVA pour atteinte à son image. Grâce à votre soutien rapide, nous avons pu recueillir et verser les 16 500 € au GANVA pour qu’ils puissent payer la caution. Un immense merci !


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