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Cigéo : une loi lourde d’enjeux adoptée à la va-vite par la Commission Développement Durable !

Communiqué du 29 juin 2016



Dans l’indifférence générale, la presque totalité des députés de la Commission du Développement Durable de l’Assemblée Nationale s’est aujourd’hui hâtée d’adopter la proposition de loi Longuet sur l’enfouissement en grande profondeur des déchets radioactifs.



Alors que ces parlementaires n’avaient que le mot de "responsabilité" à la bouche, c’est avec un empressement inouï qu’ils ont poussé pour le feu vert à la mise en oeuvre d’un projet aussi lourd d’enjeux que CIGÉO. Coûts abyssaux (35 milliards selon l’Andra, dont plus de 5,7 pour la seule "phase pilote"), contestation locale et nationale du projet plus vive que jamais : ces questions brûlantes ont été quasiment évacuées, tout comme les mises en gardes d’un expert indépendant avertissant des risques bien réels liés à l’enfouissement (explosion due à l’émission permanente d’hydrogène, incendie en grande profondeur ingérable).



De manière désolante, la majorité des parlementaires s’est enthousiasmée pour des concepts creux et trompeurs. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que la "réversibilité" tant mise en avant n’est qu’un leurre destiné à laisser croire à l’illusoire possibilité de récupérer les déchets ultérieurement. Quant à la "phase pilote", il ne s’agit nullement d’un dispositif expérimental mais bien d’un prétexte pour construire les infrastructures principales de CIGÉO, - dont 40 premiers kilomètres de galeries - mettant en oeuvre une politique du fait accompli.



Enfin, il est incompréhensible que le conflit d’intérêt flagrant lié au fait que le rapporteur de la loi, Christophe Bouillon, soit également le président de l’Andra, ait été accepté aussi facilement par les parlementaires, malgré les vives réactions émises par diverses structures et associations.



Le Réseau "Sortir du nucléaire" reste plus mobilisé que jamais contre cette loi et contre le projet CIGÉO et espère que les débats en séance publique, le 11 juillet, verront les députés revenir à la raison. L’urgence n’est pas de décider d’enfouir les déchets nucléaires, dont les volumes sont déjà considérable, mais d’arrêter leur production en fermant les réacteurs.

Dans l’indifférence générale, la presque totalité des députés de la Commission du Développement Durable de l’Assemblée Nationale s’est aujourd’hui hâtée d’adopter la proposition de loi Longuet sur l’enfouissement en grande profondeur des déchets radioactifs.



Alors que ces parlementaires n’avaient que le mot de "responsabilité" à la bouche, c’est avec un empressement inouï qu’ils ont poussé pour le feu vert à la mise en oeuvre d’un projet aussi lourd d’enjeux que CIGÉO. Coûts abyssaux (35 milliards selon l’Andra, dont plus de 5,7 pour la seule "phase pilote"), contestation locale et nationale du projet plus vive que jamais : ces questions brûlantes ont été quasiment évacuées, tout comme les mises en gardes d’un expert indépendant avertissant des risques bien réels liés à l’enfouissement (explosion due à l’émission permanente d’hydrogène, incendie en grande profondeur ingérable).



De manière désolante, la majorité des parlementaires s’est enthousiasmée pour des concepts creux et trompeurs. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que la "réversibilité" tant mise en avant n’est qu’un leurre destiné à laisser croire à l’illusoire possibilité de récupérer les déchets ultérieurement. Quant à la "phase pilote", il ne s’agit nullement d’un dispositif expérimental mais bien d’un prétexte pour construire les infrastructures principales de CIGÉO, - dont 40 premiers kilomètres de galeries - mettant en oeuvre une politique du fait accompli.



Enfin, il est incompréhensible que le conflit d’intérêt flagrant lié au fait que le rapporteur de la loi, Christophe Bouillon, soit également le président de l’Andra, ait été accepté aussi facilement par les parlementaires, malgré les vives réactions émises par diverses structures et associations.



Le Réseau "Sortir du nucléaire" reste plus mobilisé que jamais contre cette loi et contre le projet CIGÉO et espère que les débats en séance publique, le 11 juillet, verront les députés revenir à la raison. L’urgence n’est pas de décider d’enfouir les déchets nucléaires, dont les volumes sont déjà considérable, mais d’arrêter leur production en fermant les réacteurs.




Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs !

Bure : c’est dans ce petit village de la Meuse que l’industrie nucléaire veut enfouir ses déchets les plus dangereux, qui resteront radioactifs pendant des centaines de milliers d’années.




Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23




Thèmes
Nucléaire et démocratie Bure - CIGEO