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Nos communiqués de presse

6 ans de catastrophe nucléaire à Fukushima

Communiqué du 9 mars 2017



Publication d’informations inédites sur l’état du parc nucléaire et rassemblements partout en France

Alors que six ans après l’accident nucléaire de Fukushima, la catastrophe est toujours en cours, en France, la situation du parc nucléaire ne cesse de se dégrader.

À l’occasion de ce triste anniversaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" rend publiques des informations inédites sur l’état réel des centrales nucléaires françaises et sur les défaillances des équipements censés prévenir les fuites radioactives dans l’environnement

Des rassemblements sont organisés partout en France le 11 mars et les jours suivants, pour exiger une sortie en urgence du nucléaire, avant que ne survienne une nouvelle catastrophe.



Fukushima : six ans de catastrophe ingérable

Six ans après l’accident, sur le site de la centrale accidentée, la situation n’est toujours pas sous contrôle. Des niveaux de radioactivité insoutenables (650 sieverts/heure) ont été relevés à l’intérieur du réacteur n°2, empêchant toute intervention, qu’elle soit robotisée ou humaine.

Dans les zones évacuées, la décontamination est illusoire et les sacs contenant la terre contaminée s’entassent à l’air libre. Dans certains villages, le niveau de radioactivité ambiant reste dix fois supérieur à celui de 2011. Craignant à juste titre pour leur santé, les habitants déplacés, dans leur grande majorité, ne souhaitent pas revenir chez eux. Mais le gouvernement et la préfecture de Fukushima, au mépris de la protection des citoyens, cherchent à donner l’illusion d’un retour à la normale et poussent les habitants au retour. Tout en supprimant les aides au logement pour les personnes déplacés, ils dépensent des sommes colossales pour construire de nouvelles infrastructures dans les zones contaminées !

Parmi les 300 000 enfants de la préfecture de Fukushima, 184 cas de cancer de la thyroïde (seule pathologie à faire l’objet d’une étude épidémiologique) ont déjà été diagnostiqués [1]. Il y avait 116 cas en 2015 ; le taux actuel serait environ 20 fois plus élevé que la moyenne.

Des informations inédites sur le risque nucléaire en France

Depuis plusieurs années, l’Autorité de sûreté nucléaire reconnaît qu’un accident semblable à Fukushima est possible en France. Cette année, son président a même déclaré que la situation du parc nucléaire français était devenue « préoccupante », au regard du vieillissement des installations et des difficultés financières des exploitants.

À ces problèmes déjà connus, il faut désormais ajouter d’autres éléments. Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie aujourd’hui La farce cachée du nucléaire, un ouvrage rédigé par une personne issue du sérail d’EDF qui met en exergue des informations inédites sur des failles qui affectent nos centrales y compris en fonctionnement « régulier ».

Documents internes à l’appui, cette publication démontre que les barrières de confinement censées prévenir les rejets imprévus de radioactivité dans l’environnement (gaines de combustible, circuit primaire, enceinte de confinement) présentent toutes des défaillances. Sur certains réacteurs, celles-ci s’avèrent particulièrement graves.

En cas d’accident, les rejets radioactifs dans l’environnement seraient donc bien supérieurs à ceux affichés dans les scénarios rassurants présentés au public, avec des risques particulièrement élevés pour les enfants, plus vulnérables à la radioactivité.

Des rassemblements partout en France pour exiger la sortie du nucléaire

Alors que s’ouvre la campagne présidentielle, la protection des citoyens contre l’éventualité d’un accident nucléaire ingérable devrait être une priorité pour les candidats. Devant l’évidence de la crise technique, économique, sociale du nucléaire, il est temps de dire haut et fort "Arrêtons les frais !"

Pour exiger une sortie du nucléaire, de nombreux rassemblements se tiendront partout en France le 11 mars, jour anniversaire de l’accident de Fukushima, et les jours suivants :

  • À Paris, un rassemblement suivi d’une déambulation aura lieu place de la République samedi à partir de 14h30, avec prise de parole de représentants associatifs, français et japonais (en savoir plus).
  • À Strasbourg, les habitants du Grand Est sont appelés à manifester sous le mot d’ordre « Nucléaire, pour nos enfants nous n’en voulons pas ! ». Pour symboliser ce fardeau pour les générations futures, les militants défileront avec des poussettes chargées de fûts de déchets factices. Le lendemain, un rassemblement se tiendra à Fessenheim (en savoir plus sur ces deux rassemblements).
  • Le long de la Loire et de la Vienne, cours d’eau parsemés en tout de 14 réacteurs en fonctionnement, des rassemblements seront organisés sur des ponts le 11 mars (plus d’informations). Des actions sur les ponts du Rhône sont également prévues à Lyon le 18 mars (en savoir plus).

Partout en France, les militants sont appelés à « faire fleurir les actions contre le nucléaire » : constitution d’un réseau citoyen de lanceurs d’alerte autour de la centrale de Golfech (en savoir plus), organisation de conférence-débats, happenings…

Contacts presse :
Martial Chateau - 06 45 30 74 66
Laura Hameaux - 06 85 23 05 11

Pour plus d’informations sur les rassemblements
Mélisande Seyzériat – 07 60 15 01 23

Chargée de communication
Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23


Notes

[1Les chiffres cités ici proviennent du témoignage de Ruiko Muto, habitante de Fukushima. Traduction effectuée par Yûki Takahata, du réseau Yosomono-net

Fukushima : six ans de catastrophe ingérable

Six ans après l’accident, sur le site de la centrale accidentée, la situation n’est toujours pas sous contrôle. Des niveaux de radioactivité insoutenables (650 sieverts/heure) ont été relevés à l’intérieur du réacteur n°2, empêchant toute intervention, qu’elle soit robotisée ou humaine.

Dans les zones évacuées, la décontamination est illusoire et les sacs contenant la terre contaminée s’entassent à l’air libre. Dans certains villages, le niveau de radioactivité ambiant reste dix fois supérieur à celui de 2011. Craignant à juste titre pour leur santé, les habitants déplacés, dans leur grande majorité, ne souhaitent pas revenir chez eux. Mais le gouvernement et la préfecture de Fukushima, au mépris de la protection des citoyens, cherchent à donner l’illusion d’un retour à la normale et poussent les habitants au retour. Tout en supprimant les aides au logement pour les personnes déplacés, ils dépensent des sommes colossales pour construire de nouvelles infrastructures dans les zones contaminées !

Parmi les 300 000 enfants de la préfecture de Fukushima, 184 cas de cancer de la thyroïde (seule pathologie à faire l’objet d’une étude épidémiologique) ont déjà été diagnostiqués [1]. Il y avait 116 cas en 2015 ; le taux actuel serait environ 20 fois plus élevé que la moyenne.

Des informations inédites sur le risque nucléaire en France

Depuis plusieurs années, l’Autorité de sûreté nucléaire reconnaît qu’un accident semblable à Fukushima est possible en France. Cette année, son président a même déclaré que la situation du parc nucléaire français était devenue « préoccupante », au regard du vieillissement des installations et des difficultés financières des exploitants.

À ces problèmes déjà connus, il faut désormais ajouter d’autres éléments. Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie aujourd’hui La farce cachée du nucléaire, un ouvrage rédigé par une personne issue du sérail d’EDF qui met en exergue des informations inédites sur des failles qui affectent nos centrales y compris en fonctionnement « régulier ».

Documents internes à l’appui, cette publication démontre que les barrières de confinement censées prévenir les rejets imprévus de radioactivité dans l’environnement (gaines de combustible, circuit primaire, enceinte de confinement) présentent toutes des défaillances. Sur certains réacteurs, celles-ci s’avèrent particulièrement graves.

En cas d’accident, les rejets radioactifs dans l’environnement seraient donc bien supérieurs à ceux affichés dans les scénarios rassurants présentés au public, avec des risques particulièrement élevés pour les enfants, plus vulnérables à la radioactivité.

Des rassemblements partout en France pour exiger la sortie du nucléaire

Alors que s’ouvre la campagne présidentielle, la protection des citoyens contre l’éventualité d’un accident nucléaire ingérable devrait être une priorité pour les candidats. Devant l’évidence de la crise technique, économique, sociale du nucléaire, il est temps de dire haut et fort "Arrêtons les frais !"

Pour exiger une sortie du nucléaire, de nombreux rassemblements se tiendront partout en France le 11 mars, jour anniversaire de l’accident de Fukushima, et les jours suivants :

  • À Paris, un rassemblement suivi d’une déambulation aura lieu place de la République samedi à partir de 14h30, avec prise de parole de représentants associatifs, français et japonais (en savoir plus).
  • À Strasbourg, les habitants du Grand Est sont appelés à manifester sous le mot d’ordre « Nucléaire, pour nos enfants nous n’en voulons pas ! ». Pour symboliser ce fardeau pour les générations futures, les militants défileront avec des poussettes chargées de fûts de déchets factices. Le lendemain, un rassemblement se tiendra à Fessenheim (en savoir plus sur ces deux rassemblements).
  • Le long de la Loire et de la Vienne, cours d’eau parsemés en tout de 14 réacteurs en fonctionnement, des rassemblements seront organisés sur des ponts le 11 mars (plus d’informations). Des actions sur les ponts du Rhône sont également prévues à Lyon le 18 mars (en savoir plus).

Partout en France, les militants sont appelés à « faire fleurir les actions contre le nucléaire » : constitution d’un réseau citoyen de lanceurs d’alerte autour de la centrale de Golfech (en savoir plus), organisation de conférence-débats, happenings…

Contacts presse :
Martial Chateau - 06 45 30 74 66
Laura Hameaux - 06 85 23 05 11

Pour plus d’informations sur les rassemblements
Mélisande Seyzériat – 07 60 15 01 23

Chargée de communication
Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23






Printemps 2017 : ensemble, faisons fleurir les actions !

Alors que la campagne pour les présidentielles bat son plein, le printemps 2017 est le moment propice pour ramener le nucléaire au coeur du débat. Multiplions les actions, Il est grand temps d’arrêter les frais !




Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23




Thèmes
Risques et accidents Fukushima État de l’industrie nucléaire