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Le nucléaire, grand absent de la feuille de route gouvernementale sur le climat - M. Hulot, la fermeture de réacteurs ne doit pas attendre !

Communiqué du 6 juillet 2017



Le nucléaire a été le grand absent du « Plan Climat » dévoilé par Nicolas Hulot aujourd’hui. Éluder cette question n’est pas acceptable. L’urgence impose de décider dès maintenant la fermeture rapide d’un grand nombre de réacteurs.



M. Hulot doit reprendre en main la politique énergétique et acter la fermeture de réacteurs !

Concernant la réduction de la part du nucléaire, M. Hulot s’est contenté de renvoyer à la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). Une telle attitude n’est pas tenable au vu du caractère indigent de ce texte, qui ne permet pas la concrétisation de l’objectif fixé par la loi de transition (voir notre analyse en octobre 2016).

M. Hulot ne peut se contenter de déclarer que la part du nucléaire baissera mécaniquement avec le développement des économies d’énergie et des énergies renouvelables. Il doit maintenant impérativement acter au plus vite un calendrier de fermeture de centrales.

M. Hulot ne peut non plus se retrancher derrière l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire, comme il l’a évoqué précédemment : c’est à lui qu’il revient de piloter la politique énergétique. Surtout, au vu du récent feuilleton de la cuve de l’EPR de Flamanville, qui a vu le "gendarme" du nucléaire se plier aux desideratas des industriels, l’ASN aura-t-elle réellement la capacité d’imposer des fermetures de réacteurs à EDF ? En l’état actuel, s’en remettre à l’ASN revient à laisser la politique énergétique entre les mains d’EDF !

Le vieillissement du parc nucléaire impose des décisions rapides

L’état inquiétant du parc nucléaire français et le vieillissement des réacteurs (dont plus des deux tiers ont dépassé les 30 ans de fonctionnement) imposent des mesures rapides pour ne pas se retrouver dos au mur. Reculer cette échéance ne fera qu’accroître les risques. Au vu de la situation catastrophique de la filière nucléaire, des annonces claires sont également indispensables pour anticiper la reconversion de la filière nucléaire et de ses travailleurs.

La crise financière majeure du secteur nucléaire impose également des décisions rapides. Alors que la Cour des Comptes vient de pointer l’incidence de la recapitalisation d’Areva sur le déficit public, poursuivre dans l’impasse emmènerait dans le mur soit EDF soit les comptes de la nation.

Pas de prolongation des réacteurs en catimini !

En l’attente d’annonces de fermetures, M. Hulot se devrait dans tous les cas de suspendre le « Grand carénage », ce programme de grands travaux prévu sur l’ensemble du parc nucléaire destiné à en prolonger la durée de fonctionnement. Une telle décision serait indispensable pour mettre fin à la politique du fait accompli menée par EDF, qui, comme elle l’a déjà fait pour la centrale de Fessenheim, pourrait invoquer le montant des investissements réalisés pour justifier la poursuite du fonctionnement des réacteurs.

Il faut rappeler que ce programme, évalué à 100 milliards d’euros par la Cour des Comptes, ne pourra jamais pallier le vieillissement de certains équipements qui ne peuvent être ni remplacés ni réparés. Les travaux effectués jusqu’ici représentent avant tout un énorme gaspillage financier pour des résultats catastrophiques.

Faute de décisions rapides de fermeture et d’une sortie planifiée du nucléaire, la France devra rapidement faire face à un risque croissant d’accident et à la faillite d’EDF. M. Hulot se doit d’attaquer ce problème à bras-le-corps.

M. Hulot doit reprendre en main la politique énergétique et acter la fermeture de réacteurs !

Concernant la réduction de la part du nucléaire, M. Hulot s’est contenté de renvoyer à la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). Une telle attitude n’est pas tenable au vu du caractère indigent de ce texte, qui ne permet pas la concrétisation de l’objectif fixé par la loi de transition (voir notre analyse en octobre 2016).

M. Hulot ne peut se contenter de déclarer que la part du nucléaire baissera mécaniquement avec le développement des économies d’énergie et des énergies renouvelables. Il doit maintenant impérativement acter au plus vite un calendrier de fermeture de centrales.

M. Hulot ne peut non plus se retrancher derrière l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire, comme il l’a évoqué précédemment : c’est à lui qu’il revient de piloter la politique énergétique. Surtout, au vu du récent feuilleton de la cuve de l’EPR de Flamanville, qui a vu le "gendarme" du nucléaire se plier aux desideratas des industriels, l’ASN aura-t-elle réellement la capacité d’imposer des fermetures de réacteurs à EDF ? En l’état actuel, s’en remettre à l’ASN revient à laisser la politique énergétique entre les mains d’EDF !

Le vieillissement du parc nucléaire impose des décisions rapides

L’état inquiétant du parc nucléaire français et le vieillissement des réacteurs (dont plus des deux tiers ont dépassé les 30 ans de fonctionnement) imposent des mesures rapides pour ne pas se retrouver dos au mur. Reculer cette échéance ne fera qu’accroître les risques. Au vu de la situation catastrophique de la filière nucléaire, des annonces claires sont également indispensables pour anticiper la reconversion de la filière nucléaire et de ses travailleurs.

La crise financière majeure du secteur nucléaire impose également des décisions rapides. Alors que la Cour des Comptes vient de pointer l’incidence de la recapitalisation d’Areva sur le déficit public, poursuivre dans l’impasse emmènerait dans le mur soit EDF soit les comptes de la nation.

Pas de prolongation des réacteurs en catimini !

En l’attente d’annonces de fermetures, M. Hulot se devrait dans tous les cas de suspendre le « Grand carénage », ce programme de grands travaux prévu sur l’ensemble du parc nucléaire destiné à en prolonger la durée de fonctionnement. Une telle décision serait indispensable pour mettre fin à la politique du fait accompli menée par EDF, qui, comme elle l’a déjà fait pour la centrale de Fessenheim, pourrait invoquer le montant des investissements réalisés pour justifier la poursuite du fonctionnement des réacteurs.

Il faut rappeler que ce programme, évalué à 100 milliards d’euros par la Cour des Comptes, ne pourra jamais pallier le vieillissement de certains équipements qui ne peuvent être ni remplacés ni réparés. Les travaux effectués jusqu’ici représentent avant tout un énorme gaspillage financier pour des résultats catastrophiques.

Faute de décisions rapides de fermeture et d’une sortie planifiée du nucléaire, la France devra rapidement faire face à un risque croissant d’accident et à la faillite d’EDF. M. Hulot se doit d’attaquer ce problème à bras-le-corps.




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