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Un train peut en cacher un autre !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" piste le périple d’un convoi d’uranium d’Allemagne en France

Communiqué du 15 septembre 2015



Alors qu’un convoi de déchets nucléaires vitrifiés s’apprête à traverser la France d’Ouest en Est, le Réseau "Sortir du nucléaire", en lien avec de nombreux militants allemands, traque simultanément l’arrivée d’un convoi d’uranium qui devrait traverser le pays du Nord au Sud. Pollution des mines d’uranium, transports incessants, déchets ingérables : ces multiples convois démontrent que le nucléaire ne saurait être qualifié d’énergie propre !



Le long périple d’un minerai polluant

Ce convoi se compose de 14 containers de concentré de minerai d’uranium débarqués lundi 14 septembre au port de Hambourg par le Mikhail Dudin, un cargo en provenance de St Pétersbourg.

Parti à 18h50 de la gare de marchandise de Hambourg, le convoi traversera ensuite l’Allemagne et pourrait passer la frontière mercredi vers midi en gare d’Apach (Moselle). Il continuera sa course vers le Sud pour arriver vendredi matin à l’usine Areva Malvési, dans la banlieue de Narbonne, qui traite un quart de l’uranium utilisé dans le monde.

S’il suit l’itinéraire habituel, il traversera la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Haute-Marne, la Côte d’Or, la Saône-et-Loire (ou l’Ain), le Rhône, la Drôme, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et l’Aude. Il passera par les gares de Woippy (Metz), Dijon, Lyon, Miramas, Montpellier, Béziers et Narbonne. (voir carte du trajet pressenti)

Des transports peu sécurisés

Ce concentré de minerai d’uranium, transporté sur des cargos vétustes et dans des containers cabossés, émet des radiations importantes, de l’ordre de plusieurs dizaines de millions de Becquerels par kilo selon les informations de la CRIIRAD [1]. Chaque convoi peut ainsi dégager plusieurs milliers de milliards de Becquerels !

Ce train ne représente qu’un transport parmi la centaine de convois d’uranium qui circule chaque année en France, et ce dans des conditions douteuses. Il est arrivé que les containers dépassent le poids autorisé pour les wagons, accroissant le risque d’accident  [2] . Les cheminots sont mal informés des risques encourus, alors même que ces trains restent parfois stationnés des dizaines d’heures sur les triages. Quant aux élus des communes traversées, ils ignorent tout de ces convois.

Le nucléaire, énergie sale

L’uranium qui circule aujourd’hui provient des mines du Kazakhstan, ou d’Ouzbékistan, deux pays qui ont recours à une technique d’extraction extrêmement polluante consistant à dissoudre le minerai par l’injection de solvants dans le sol. Dans de nombreux pays, les mines d’uranium, qui souillent les sols et les eaux souterraines, sont situées sur les territoires de peuples autochtones ; les habitants subissent la pollution sans récolter les fruits de cette industrie.

Une fois extrait, le minerai effectuera de nombreuses pérégrinations et subira plusieurs transformations successives, au prix de rejets polluants considérables [3]. Après utilisation, le combustible nucléaire fabriqué à partir de cet uranium deviendra lui-même un déchet ingérable et radioactif pour des millions d’années. Par ailleurs, à l’approche de la COP21, il faut rappeler qu’entre l’extraction de l’uranium, les différents traitements et les nombreux transports, l’industrie nucléaire émet des quantités non négligeables de gaz à effet de serre, contrairement à ce qu’affirme la propagande d’EDF.

La pollution irréversible engendrée par l’industrie de l’uranium exige une sortie urgente du nucléaire ! Pour mettre en lumière cette pollution, des militants français et allemands sont mobilisés tout au long du trajet pour rendre public ce convoi. Retrouvez le suivi au jour le jour sur http://www.sortirdunucleaire.org/Transport-d-uranium-Hambourg-Narbonne-septembre. Les informations sont également à retrouver sur #TransportUranium. Un rassemblement suivi d’un point presse aura lieu vendredi matin devant la gare de Narbonne.

Contact presse pour le rassemblement de Narbonne : 06 38 81 98 06


Notes

[2Des déraillement de wagons chargés de matières radioactives se sont déjà produits sur ce trajet, comme celui survenu en gare de St Rambert d’Albon en Drôme le 21 Janvier 2013.

[3À titre d’exemple, l’usine d’Areva-Malvési, terminus de ce convoi, vient d’être condamnée pour 20 infractions au code de l’environnement : pollution de l’air, des eaux, et rejets non maîtrisés d’oxydes d’azote, qui constitue un gaz à effet de serre 40 fois plus puissant que le CO2...

Le long périple d’un minerai polluant

Ce convoi se compose de 14 containers de concentré de minerai d’uranium débarqués lundi 14 septembre au port de Hambourg par le Mikhail Dudin, un cargo en provenance de St Pétersbourg.

Parti à 18h50 de la gare de marchandise de Hambourg, le convoi traversera ensuite l’Allemagne et pourrait passer la frontière mercredi vers midi en gare d’Apach (Moselle). Il continuera sa course vers le Sud pour arriver vendredi matin à l’usine Areva Malvési, dans la banlieue de Narbonne, qui traite un quart de l’uranium utilisé dans le monde.

S’il suit l’itinéraire habituel, il traversera la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Haute-Marne, la Côte d’Or, la Saône-et-Loire (ou l’Ain), le Rhône, la Drôme, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et l’Aude. Il passera par les gares de Woippy (Metz), Dijon, Lyon, Miramas, Montpellier, Béziers et Narbonne. (voir carte du trajet pressenti)

Des transports peu sécurisés

Ce concentré de minerai d’uranium, transporté sur des cargos vétustes et dans des containers cabossés, émet des radiations importantes, de l’ordre de plusieurs dizaines de millions de Becquerels par kilo selon les informations de la CRIIRAD [1]. Chaque convoi peut ainsi dégager plusieurs milliers de milliards de Becquerels !

Ce train ne représente qu’un transport parmi la centaine de convois d’uranium qui circule chaque année en France, et ce dans des conditions douteuses. Il est arrivé que les containers dépassent le poids autorisé pour les wagons, accroissant le risque d’accident  [2] . Les cheminots sont mal informés des risques encourus, alors même que ces trains restent parfois stationnés des dizaines d’heures sur les triages. Quant aux élus des communes traversées, ils ignorent tout de ces convois.

Le nucléaire, énergie sale

L’uranium qui circule aujourd’hui provient des mines du Kazakhstan, ou d’Ouzbékistan, deux pays qui ont recours à une technique d’extraction extrêmement polluante consistant à dissoudre le minerai par l’injection de solvants dans le sol. Dans de nombreux pays, les mines d’uranium, qui souillent les sols et les eaux souterraines, sont situées sur les territoires de peuples autochtones ; les habitants subissent la pollution sans récolter les fruits de cette industrie.

Une fois extrait, le minerai effectuera de nombreuses pérégrinations et subira plusieurs transformations successives, au prix de rejets polluants considérables [3]. Après utilisation, le combustible nucléaire fabriqué à partir de cet uranium deviendra lui-même un déchet ingérable et radioactif pour des millions d’années. Par ailleurs, à l’approche de la COP21, il faut rappeler qu’entre l’extraction de l’uranium, les différents traitements et les nombreux transports, l’industrie nucléaire émet des quantités non négligeables de gaz à effet de serre, contrairement à ce qu’affirme la propagande d’EDF.

La pollution irréversible engendrée par l’industrie de l’uranium exige une sortie urgente du nucléaire ! Pour mettre en lumière cette pollution, des militants français et allemands sont mobilisés tout au long du trajet pour rendre public ce convoi. Retrouvez le suivi au jour le jour sur http://www.sortirdunucleaire.org/Transport-d-uranium-Hambourg-Narbonne-septembre. Les informations sont également à retrouver sur #TransportUranium. Un rassemblement suivi d’un point presse aura lieu vendredi matin devant la gare de Narbonne.

Contact presse pour le rassemblement de Narbonne : 06 38 81 98 06



Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23




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