Réseau Sortir du nucléaire
BoutiqueAgendaFaire un donEN

Des accidents nucléaires partout

Image / illustration
France : Université de Bordeaux : Découverte de sources radioactives et irradiation de personnes




21 octobre 2015


Plusieurs personnes travaillant au sein d’un laboratoire scientifique de l’Université de Bordeaux ont été irradiées par au moins un produit radioactif, stocké depuis plusieurs dizaines d’années dans les locaux et redécouvert incidemment à l’occasion d’une "opération de rangement".


Ce que dit l’ASN :

Incident de niveau 2 à l’Université de Bordeaux : découverte de sources radioactives et exposition incidentelle de personnes

21/10/2015 16:00 Communiqué de presse

L’ASN a été informée le 18 septembre 2015 par l’Université de Bordeaux - Campus de Carreire - de la découverte de deux sources radioactives dans un local d’un laboratoire de l’INSERM.

Le laboratoire concerné ne dispose plus d’autorisation de détention de sources radioactives depuis de nombreuses années du fait de l’arrêt de ses activités impliquant des sources radioactives.

Les deux sources radioactives ont été découvertes par le service de prévention de l’université de Bordeaux, à l’occasion d’une opération de rangement, à la fin du mois de juin 2015 dans un local très encombré et régulièrement fréquenté.

Dès leur découverte, les sources ont été transférées et mises en sécurité dans un local d’entreposage prévu à cet effet au sein du campus universitaire.

Le 4 septembre, le service de radioprotection de l’université a mené un contrôle afin de déterminer les caractéristiques radiologiques des sources récupérées. Des risques d’irradiation et de contamination ont été mis en évidence autour de l’une des deux sources. Il s’agit d’une source non identifiée qui présente un débit de dose de 3,4 mSv/h au contact.

Le contrôle radiologique du local n’a pas mis en évidence de trace de contamination radioactive.

En revanche, d’après les premières estimations de dose reçue, une personne travaillant dans ce local aurait reçu une dose proche de 20 mSv/an et plusieurs autres auraient reçu une dose légèrement supérieure à la limite réglementaire annuelle fixée pour le public (1 mSv).

L’ASN a réalisé une inspection à l’Université de Bordeaux le 1er octobre 2015 afin d’examiner les circonstances de cet événement (consulter la lettre de suite de l’inspection). À la suite de cette inspection, l’ASN a demandé qu’un plan d’action soit engagé en vue de prévenir la répétition d’un événement similaire et qu’il soit procédé à une estimation des doses efficaces reçues par l’ensemble du personnel susceptible d’avoir été exposé aux rayonnements ionisants.

Les insuffisances en termes de culture de radioprotection et la dose potentiellement reçue par les personnes exposées conduisent l’ASN à classer cet événement au niveau 2 de l’échelle INES, qui comporte 8 niveaux de 0 à 7.

En savoir plus

Consulter la lettre de suites d’inspection publiée par l’ASN le 13/10/2015

http://www.asn.fr/Informer/Actualites/Bordeaux-decouverte-de-sources-radioactives-et-exposition-incidentelle-de-personnes

Ce que dit la presse :

Bordeaux : des produits radioactifs à l’université, plusieurs personnes irradiées
22 Oct. 2015, 06h43 | MAJ : 22 Oct. 2015, 07h37

Plusieurs personnes travaillant au sein d’un laboratoire scientifique de l’Université de Bordeaux ont été irradiées par au moins un produit radioactif.

Ce dernier était stocké depuis plusieurs dizaines d’années dans les locaux. Il a été redécouvert incidemment à l’occasion d’une « opération de rangement » en juin, a annoncé mercredi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Selon l’ASN, une personne travaillant dans ce local aurait reçu une dose proche de 20 millisievert (mSv)/an, soit la limite maximale autorisée pour les travailleurs du secteur nucléaire, qui font l’objet d’une surveillance médicale renforcée. Plusieurs autres personnes, dont le nombre n’a pas été précisé, ont dépassé la limite de dose annuelle pour le public fixée à 1 mSv/an.

« Un local très encombré et régulièrement fréquenté »

Au total, « deux sources radioactives » ont été découvertes au sein d’un laboratoire de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), dépendant du campus de Carreire, alors que le laboratoire ne « disposait plus d’autorisation de détention de sources radioactives depuis de nombreuses années du fait de l’arrêt de ses activités impliquant des sources radioactives ». C’est le « service de prévention » de l’université qui a fait cette découverte dans « un local très encombré et régulièrement fréquenté », précise dans un communiqué l’organisme, qui a classé l’événement au « niveau 2 » sur une échelle qui en compte 8.

« Dès leur découverte, les sources ont été transférées et mises en sécurité dans un local d’entreposage prévu à cet effet au sein du campus universitaire », ajoute l’ASN qui indique n’avoir été informée de l’incident par l’Université que le 18 septembre. Les deux sources radioactives sont un « récipient contenant une fiole de technétium-99 » et un « pot plombé renfermant un élément radioactif fortement irradiant », dont la nature n’a pas encore été précisément identifiée, mais qui est « un produit à durée de vie très courte et pour lequel tout concourt à dire qu’il a perdu sa radioactivité », a précisé Paul Bougon, chef de la division bordelaise de l’ASN.

Au vu de cet incident et à la suite d’une inspection des locaux incriminés, l’ASN a demandé à l’Université la mise en oeuvre d’un « plan d’action » afin de « prévenir la répétition d’un événement similaire ». L’organisme exige également que soit affinée l’évaluation des doses reçues par le personnel concerné et la détermination précise du nombre de personnes exposées.

http://www.leparisien.fr/bordeaux-33000/bordeaux-des-produits-radioactifs-a-l-universite-plusieurs-personnes-irradiees-22-10-2015-5208443.php


Bordeaux : des irradiations radioactives dans un laboratoire
Publié à 18h24, le 21 octobre 2015, Modifié à 18h38, le 21 octobre 2015

C’est lors d’une banale opération de rangement que des personnes ont découvert dans un local de l’université de Bordeaux des produits radioactifs.

Plusieurs personnes travaillant au sein d’un laboratoire scientifique de l’Université de Bordeaux ont été irradiées par au moins un produit radioactif, stocké depuis plusieurs dizaines d’années dans les locaux et redécouvert incidemment à l’occasion d’une "opération de rangement", a annoncé mercredi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Découverte lors d’un "opération de rangement". Selon l’ASN, "deux sources radioactives" ont été découvertes en juin au sein d’un laboratoire de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), dépendant du campus de Carreire. Le laboratoire pourtant ne "disposait plus d’autorisation de détention de sources radioactives depuis de nombreuses années du fait de l’arrêt de ses activités impliquant des sources radioactives". C’est le "service de prévention" de l’université qui a fait cette découverte dans "un local très encombré et régulièrement fréquenté" à l’occasion "d’une opération de rangement", précise dans un communiqué l’organisme.

Une "fiole" et un "pot plombé". "Dès leur découverte, les sources ont été transférées et mises en sécurité dans un local d’entreposage prévu à cet effet ", ajoute l’ASN. Les deux sources radioactives sont un "récipient contenant une fiole de technétium-99" et un "pot plombé renfermant un élément radioactif fortement irradiant", dont la nature n’a pas encore été précisément identifiée. Il est cependant "un produit à durée de vie très courte et pour lequel tout concourt à dire qu’il a perdu sa radioactivité", a précisé Paul Bougon, chef de la division bordelaise de l’ASN.

L’ASN demande "un plan d’action". Selon l’ASN, une personne travaillant dans ce local aurait reçu une dose proche de 20 millisievert (mSv)/an, soit la limite maximale autorisée pour les travailleurs du secteur nucléaire, qui font l’objet d’une surveillance médicale renforcée. Plusieurs autres personnes, dont le nombre n’a pas été précisé, ont dépassé la limite de dose annuelle pour le public fixée à 1 mSv/an. Au vu de cet incident et à la suite d’une inspection des locaux incriminés, l’ASN a demandé à l’Université la mise en oeuvre d’un "plan d’action" afin de "prévenir la répétition d’un événement similaire".

http://www.europe1.fr/faits-divers/bordeaux-des-irradiations-radioactives-dans-un-laboratoire-2533649