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Des accidents nucléaires partout

France : Gravelines : Une fuite non détectée sur le circuit d’injection de sécurité




20 novembre 2017


Lors de son dernier arrêt pour visite partielle, les opérations de redémarrage du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Gravelines ont été lancées alors qu’un robinet du circuit d’injection de sécurité fuyait. Cette "inétanchéité" provenait d’un "défaut de maintenance". Absence de maintenance ou erreur commise durant l’arrêt pour visite partielle ? Maître dans l’art de l’expression vague, l’exploitant ne le précise pas. En revanche, il a mis un certain temps à détecter que le circuit d’injection de sécurité fuyait et a lancé le redémarrage du réacteur alors même que le système n’était pas opérationnel. Embêtant pour un circuit qui permet de ralentir la réaction nucléaire et de refroidir le cœur du réacteur en cas d’accident.


Le circuit d’injection de sécurité permet, en cas d’accident causant une brèche importante au niveau du circuit primaire du réacteur, d’introduire de l’eau borée sous pression dans celui-ci. Le but de cette manœuvre est d’étouffer la réaction nucléaire et d’assurer le refroidissement du cœur [1]. Bon à savoir pour mettre en perspective et mieux comprendre la communication de l’exploitant sur un évènement significatif pour la sûreté qui vient d’être reclassé au niveau 1.

Ce que dit EDF :

Le 20/11/17

Détection tardive d’une inétanchéité sur un robinet de secours

Le 15 juin 2017, l’unité de production n°4 est entrée en phase de démarrage après un arrêt programmé pour visite partielle. Le 16 juin, un des robinets du circuit d’injection de sécurité [2] est détecté inétanche. L’analyse a révélé un défaut de maintenance suite à une intervention réalisée sur le robinet pendant l’arrêt.

Conformément aux règles d’exploitation, le matériel est considéré indisponible. L’unité de production n°4 est placée dans un état permettant la réparation du robinet en toute sûreté. L’intervention est réalisée et, le 17 juin 2017, le robinet est de nouveau étanche.

Cet événement, qui n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 20 juin 2017 au niveau 0 de l’échelle INES qui en compte 7. Après analyse approfondie, le 15 novembre 2017, la direction de la centrale a décidé de reclasser cet événement au niveau 1 de l’échelle INES en raison de la détection tardive de l’inétanchéité du robinet.

https://www.edf.fr/groupe-edf/nos-energies/carte-de-nos-implantations-industrielles-en-france/centrale-nucleaire-de-gravelines/actualites/detection-tardive-d-une-inetancheite-sur-un-robinet-de-secours


[2Le circuit d’injection de sécurité, situé dans la partie nucléaire de l’installation, assure en cas d’accident le refroidissement du cœur du réacteur et l’injection de bore dans l’eau du circuit primaire (le bore absorbant fortement les neutrons). En fonctionnement normal, ce circuit est à l’arrêt.