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Revue de presse

Janvier 2016 / Le Monde

Eboulement sur le site d¹enfouissement de déchets nucléaires de Bure



 




Une personne est morte et une autre a été blessée, mardi 26 janvier, dans un éboulement sur le site du laboratoire souterrain de l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) à Bure, ont indiqué les pompiers.

Les deux victimes se trouvaient dans une galerie souterraine au moment de l’éboulement, signalé vers 12 h 30. La personne blessée est encore coincée à plusieurs dizaines de mètres sous terre. Les déblaiements sont toujours en cours, et une cellule psychologique a été mise en place pour les employés.

Selon la préfecture de Meuse, citée par l’Est républicain , « le front de taille d’un fond de galerie a glissé alors que des relevés géo-physiques étaient en cours. Un éboulement est survenu lors des forages, atteignant un technicien de la société Eiffage . » Le quotidien local précise qu’une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Bar-le-Duc , qui s’est rendu sur place, tout comme l’inspection du travail.

Selon France Bleu , qui cite le service de communication de l’Andra, un accident mortel a déjà eu lieu en 2002 sur ce site, qui doit accueillir dans le cadre du projet Cigéo (centre industriel de stockage géologique) les déchets les plus radioactifs (3 % du total des déchets nucléaires) à 500 mètres sous terre. Un mineur de 33 ans avait trouvé la mort à 226 mètres de profondeur lors du creusement d’un des deux puits d’accès. « A l’époque, le chantier avait été arrêté un petit peu moins d’un an », précise la radio.

Un projet contesté par des associations locales

L’installation du laboratoire souterrain de l’Andra a débuté en 2000. « Outil scientifique », il servait dans un premier temps à déterminer la faisabilité du stockage géologique de déchets nucléaires. Après 2006, il est entré dans la phase de préparation de l’implantation du projet Cigéo, mettant en place des campagnes de creusement des galeries où doivent être entreposés les déchets.

Cigéo, qui a fait l’objet d’un débat public en 2013 , est contesté par des écologistes et des associations locales. Il doit encore être validé par le Parlement. Après avoir tenté de faire avancer le dossier grâce à un article de la loi Macron , finalement censuré par le Conseil constitutionnel, le gouvernement a annoncé qu’un texte spécifique serait présenté en 2016.

La ministre de l’écologie et de l’énergie, Ségolène Royal, a rendu le 15 janvier son verdict sur le coût global du projet Cigéo, qui faisait l’objet de chiffrages divergents, en fixant son évaluation à 25 milliards d’euros . « Le coût afférent à la mise en œuvre des solutions de gestion à long terme des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue est évalué sur une période de cent quarante ans à partir de 2016 », précise un arrêté signé le 15 janvier par la ministre.

Le calendrier du projet Cigéo prévoit un décret d’autorisation en 2018 et une mise en service industrielle en 2025. La construction des installations de stockage pourrait débuter à l’horizon 2020.
 
 

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Thèmes
Déchets radioactifs