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Et ce qui devait arriver AREVA...

Article Médiapart sur l’action du 08 juillet




Quand Areva et l’athlétisme courent ensemble

Source : Médiapart

En pleine catastrophe de Fukushima, Areva, le leader Français du nucléaire, greenwashe son image grâce à la Fédération Française d’athlétisme.

Faute de pouvoir se déclarer énergie propre ou encore renouvelable, l’industrie nucléaire se proclame abusivement énergie « décarbonnée ». Et pour pouvoir verdir un peu plus son image, Areva s’est associée à la fédération d’athlétisme, noble discipline, dont les dirigeants sont prêts à tout pour exister médiatiquement.

Vendredi 8 juillet, 4 mois après le début de la pire catastrophe nucléaire, le "MEETING AREVA" avait lieu au stade de France.

Et ce qui devait arriver Areva : des sportifs courant en toute indécence aux couleurs du fournisseur du combustible MOX de la centrale japonaise de Fukushima ; des gamins français vêtus des T-shirts Areva paradant autour du stade pendant que les enfants japonais sont empoisonnés par la radioactivité, et aussi des forces de l’ordre, policiers, cars de CRS, agents des renseignements généraux venus en nombre pour protéger le lobby nucléaire, aux frais du contribuable.

Seul bémol à la bonne humeur... des militants associatifs de « Sortir du Nucléaire » avaient fait le voyage pour dénoncer ce scandaleux partenariat. Venus avec tracts et autocollants pour sensibiliser les spectateurs, les militants ont été brutalement encerclés dès leur arrivée. Arrêtés sans motif valable et conduits au poste de police pour « vérification d’identité », certains militants japonais se voyaient même déclarer « pourquoi n’êtes- vous pas restés à Fukushima ? » par un policier.

Aux ordres d’Areva, les forces de l’ordre avaient pour mission d’empêcher les spectateurs d’être informés sur les dangers du nucléaire civil.

Pourquoi autant de zèle policier ? l’Etat Français détenteur de 83% d’Areva panique : les Français se sentent en danger entourés de leurs 58 réacteurs, vieux de 30 ans. Peu à peu les informations filtrent : l’état des centrales est vétuste, les investissements peu nombreux et les incidents se succèdent. Dernier en date : un violent incendie sur le site du Tricastin le 3 juillet. Aujourd’hui Areva s’oppose à la venue d’élus du personnel pour inspecter les installations1.

Au meeting Areva, on a muselé la voix des militants antinucléaires, comme tous les jours on musèle celle des représentants du personnel, des syndicats, des associations et des élus locaux.

Nous sommes tous à moins de 100 km d’un site nucléaire2.

Rejoignons la fédération d’athlétisme car il va falloir courir très vite pour fuir la radioactivité.



1 http://www.ledauphine.com/drome/2011/07/09/tricastin-areva-ne-veut-pas-d-observateurs-lors-des-inspections

2 http://www.sortirdunucleaire.org/carte

Quand Areva et l’athlétisme courent ensemble

Source : Médiapart

En pleine catastrophe de Fukushima, Areva, le leader Français du nucléaire, greenwashe son image grâce à la Fédération Française d’athlétisme.

Faute de pouvoir se déclarer énergie propre ou encore renouvelable, l’industrie nucléaire se proclame abusivement énergie « décarbonnée ». Et pour pouvoir verdir un peu plus son image, Areva s’est associée à la fédération d’athlétisme, noble discipline, dont les dirigeants sont prêts à tout pour exister médiatiquement.

Vendredi 8 juillet, 4 mois après le début de la pire catastrophe nucléaire, le "MEETING AREVA" avait lieu au stade de France.

Et ce qui devait arriver Areva : des sportifs courant en toute indécence aux couleurs du fournisseur du combustible MOX de la centrale japonaise de Fukushima ; des gamins français vêtus des T-shirts Areva paradant autour du stade pendant que les enfants japonais sont empoisonnés par la radioactivité, et aussi des forces de l’ordre, policiers, cars de CRS, agents des renseignements généraux venus en nombre pour protéger le lobby nucléaire, aux frais du contribuable.

Seul bémol à la bonne humeur... des militants associatifs de « Sortir du Nucléaire » avaient fait le voyage pour dénoncer ce scandaleux partenariat. Venus avec tracts et autocollants pour sensibiliser les spectateurs, les militants ont été brutalement encerclés dès leur arrivée. Arrêtés sans motif valable et conduits au poste de police pour « vérification d’identité », certains militants japonais se voyaient même déclarer « pourquoi n’êtes- vous pas restés à Fukushima ? » par un policier.

Aux ordres d’Areva, les forces de l’ordre avaient pour mission d’empêcher les spectateurs d’être informés sur les dangers du nucléaire civil.

Pourquoi autant de zèle policier ? l’Etat Français détenteur de 83% d’Areva panique : les Français se sentent en danger entourés de leurs 58 réacteurs, vieux de 30 ans. Peu à peu les informations filtrent : l’état des centrales est vétuste, les investissements peu nombreux et les incidents se succèdent. Dernier en date : un violent incendie sur le site du Tricastin le 3 juillet. Aujourd’hui Areva s’oppose à la venue d’élus du personnel pour inspecter les installations1.

Au meeting Areva, on a muselé la voix des militants antinucléaires, comme tous les jours on musèle celle des représentants du personnel, des syndicats, des associations et des élus locaux.

Nous sommes tous à moins de 100 km d’un site nucléaire2.

Rejoignons la fédération d’athlétisme car il va falloir courir très vite pour fuir la radioactivité.



1 http://www.ledauphine.com/drome/2011/07/09/tricastin-areva-ne-veut-pas-d-observateurs-lors-des-inspections

2 http://www.sortirdunucleaire.org/carte