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Accident au centre de stockage américain de déchets nucléaires militaires WIPP




Au Nouveau-Mexique, 57 barils de déchets nucléaires menacent la santé et l’environnement, suite à une fuite. En février 2014, déjà 22 travailleurs avaient déjà été contaminés (13 étaient annoncés à l’époque : http://www.sortirdunucleaire.org/Etats-Unis-Los-Alamos-radiations)

Le ministère à donné deux jours aux opérateurs pour présenter un plan de sécurisation des conteneurs à déchets. Il est notable que cette affaire ne concernerait que des déchets faible activité composés de gants, d’outils et de vêtements de protection portés par des travailleurs de laboratoire...



Synthèse réalisée par Bure Stop, jeudi 22 mai 2014

Accident au centre de stockage américain de déchets nucléaires militaires WIPP, seul site souterrain en fonctionnement au monde (depuis 15 ans), ou de quoi remettre en question toute la filière de l’enfouissement !
Point info du 20 mai 2014 : le site WIPP est fermé (de 18 mois à 3 ans).

RAPPEL :

Début février 2014, incendie d’un camion de transport de sel à moins 650m sous terre. Une semaine plus tard une contamination radioactive avec de l’américium et du plutonium ((de type alpha) est détectée en surface. Malgré une filtration haute efficacité de la ventilation, des rejets à l’extérieur du site se sont produits. La zone 7 du site est à l’origine de ces émissions. Des employés sont testés positifs à une contamination radiologique interne. Le site est fermé, les nouveaux déchets déroutés vers un autre site de stockage temporaire, malgré l’hostilité de certains élus locaux.

Certains riverains inquiets ont déploré le retard de transmission d’information de la part des autorités et le manque d’information indépendante. Une contamination à grande échelle est même évoquée dans la presse du Nouveau-Mexique, dans un bassin de 14 millions d’habitants. Des employés sont envoyés très progressivement, il faudra plus de deux mois et demi pour arriver à la zone endommagée. L’accès aux déchets est toujours très problématique du fait de la contamination.

JPEG - 35.6 ko
Camion après l’incendie en février 2014

LE SITE EST FERMÉ

Trois mois plus tard, début mai 2014, la raison de l’accident n’est toujours pas connue : réactions thermiques dans plusieurs fûts de déchets entre un oxydant et un réducteur ? Sont annoncés de 18 mois à 3 ans de fermeture du centre d’enfouissement.
S’il y a un problème de stabilité de ces déchets conditionnés, qu’en-est-il des déchets stockés dans les autres parties du stockage qui sont déjà fermées ?

JPEG - 11.9 ko
Container de déchets non scélé (mai 2014)
JPEG - 9.6 ko
Dégats sur un container provoqués par la réaction thermique (mai 2014)

ET SI CELA REMETTAIT CIGEO/BURE EN QUESTION ?

Impossible de ne pas faire le parallèle avec Cigeo, le « très grand frère » du WIPP (garanti à l’origine pour 10 000 ans et stoppé au bout de 15 ans). Au WIPP, 96% des déchets sont des FAVL (Faible Activité à Vie Longue). A BURE, il s’agit de déchets très irradiants, inapprochables. Et le souci réaction oxydant/réducteur (bitumes/nitrate d’ammonium par exemple) est posé de façon cruciale par les déchets MAVL (Moyenne Activité à Vie Longue) qui y sont prévus en très très grande quantité.
Mais quels décideurs et politiques vont-ils enfin prendre enfin conscience que rassembler des fûts de déchets nucléaires aux fond de boyaux inaccessibles au moindre problème, c’est rassembler tous les ingrédients pour une catastrophe environnementale ?

 Voir article en anglais

À lire en complément : traduction du suivi détaillé des événements par le géologue Antoine Godinot

PDF - 4.8 Mo
WIPP - suivi 1er semestre

Synthèse réalisée par Bure Stop, jeudi 22 mai 2014

Accident au centre de stockage américain de déchets nucléaires militaires WIPP, seul site souterrain en fonctionnement au monde (depuis 15 ans), ou de quoi remettre en question toute la filière de l’enfouissement !
Point info du 20 mai 2014 : le site WIPP est fermé (de 18 mois à 3 ans).

RAPPEL :

Début février 2014, incendie d’un camion de transport de sel à moins 650m sous terre. Une semaine plus tard une contamination radioactive avec de l’américium et du plutonium ((de type alpha) est détectée en surface. Malgré une filtration haute efficacité de la ventilation, des rejets à l’extérieur du site se sont produits. La zone 7 du site est à l’origine de ces émissions. Des employés sont testés positifs à une contamination radiologique interne. Le site est fermé, les nouveaux déchets déroutés vers un autre site de stockage temporaire, malgré l’hostilité de certains élus locaux.

Certains riverains inquiets ont déploré le retard de transmission d’information de la part des autorités et le manque d’information indépendante. Une contamination à grande échelle est même évoquée dans la presse du Nouveau-Mexique, dans un bassin de 14 millions d’habitants. Des employés sont envoyés très progressivement, il faudra plus de deux mois et demi pour arriver à la zone endommagée. L’accès aux déchets est toujours très problématique du fait de la contamination.

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Camion après l’incendie en février 2014

LE SITE EST FERMÉ

Trois mois plus tard, début mai 2014, la raison de l’accident n’est toujours pas connue : réactions thermiques dans plusieurs fûts de déchets entre un oxydant et un réducteur ? Sont annoncés de 18 mois à 3 ans de fermeture du centre d’enfouissement.
S’il y a un problème de stabilité de ces déchets conditionnés, qu’en-est-il des déchets stockés dans les autres parties du stockage qui sont déjà fermées ?

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Container de déchets non scélé (mai 2014)
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Dégats sur un container provoqués par la réaction thermique (mai 2014)

ET SI CELA REMETTAIT CIGEO/BURE EN QUESTION ?

Impossible de ne pas faire le parallèle avec Cigeo, le « très grand frère » du WIPP (garanti à l’origine pour 10 000 ans et stoppé au bout de 15 ans). Au WIPP, 96% des déchets sont des FAVL (Faible Activité à Vie Longue). A BURE, il s’agit de déchets très irradiants, inapprochables. Et le souci réaction oxydant/réducteur (bitumes/nitrate d’ammonium par exemple) est posé de façon cruciale par les déchets MAVL (Moyenne Activité à Vie Longue) qui y sont prévus en très très grande quantité.
Mais quels décideurs et politiques vont-ils enfin prendre enfin conscience que rassembler des fûts de déchets nucléaires aux fond de boyaux inaccessibles au moindre problème, c’est rassembler tous les ingrédients pour une catastrophe environnementale ?

 Voir article en anglais

À lire en complément : traduction du suivi détaillé des événements par le géologue Antoine Godinot

PDF - 4.8 Mo
WIPP - suivi 1er semestre


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