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Petite propagande entre amis

Grande braderie du nucléaire, nous y étions !




Au mois d’octobre 2014 se sont tenus deux évènements majeurs de la filière nucléaire : les salons "Nukléa" et "Ultrapropre" à Grenoble, suivis du "World Nuclear Exhibition" au Bourget, près de Paris. Des grand-messes qui ont réuni le gratin de la mafia nucléaire ; des fournisseurs, en passant par les transporteurs, jusqu’aux plus gros consortiums nucléaires, pas une entreprise complice n’a manqué à l’appel !

Aux cotés des groupes et militants de Grenoble et d’Ile de France, nous étions mobilisés contre ces salons indécents à la gloire d’une industrie en déclin, qui peine de plus en plus à masquer ses dérives, coûts cachés et nuisances.

Salons qui tuent, retour sur une belle mobilisation !



Derrière la vitrine des salons, une industrie en déclin

À l’heure où la question du nucléaire refait surface dans l’espace public, à l’occasion des débats sur la loi de "transition énergétique pour la croissance verte", l’objectif de ces salons était clair : présenter le nucléaire comme une énergie d’avenir et comme une solution au changement climatique. Des vitrines destinées à redorer l’image de l’industrie nucléaire et à donner le change face à l’inéluctable déclin de la filière dans le monde, aux difficultés et déboires qu’elle traverse.

Non contente d’avoir souillé de nombreuses régions du globe, l’industrie nucléaire française se sert de ces salons pour vendre et exporter dans le monde entier ses technologies mortifères : réacteurs, combustibles (notamment combustible MOX), services de pompier-pyromane en décontamination… Plutôt que de promouvoir la sobriété et les alternatives énergétiques, la France préfère (essayer de) vendre des réacteurs ! La tenue de ces salons en pleine période du vote sur la "loi de transition énergétique pour une croissance verte", tout comme sa tenue au Bourget où se tiendra la COP21 (conférence internationale sur le climat) l’année prochaine, est un affront fait aux écologistes.

Des actions en série pour dénoncer "les salons qui tuent"

À Grenoble

À Grenoble, SDN 38 et le Réseau se sont mobilisés pour contrecarrer la propagande du lobby. Le 1er octobre, jour de l’ouverture, devant Alpexpo, lieu où se tenaient Nukléa et Ultrapropre, une série d’actions a été organisée, rassemblant des militants venus de toute la région. Dès 8h, le rond-point à la sortie de la rocade et juste à l’approche du salon était occupé et redécoré jusque la fin de la matinée par un premier groupe.

À l’ouverture du salon, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à proximité de l’entrée, à côté d’une centrale en carton, toute fissurée et rafistolée, et ont distribué des tracts pour informer les passants.

Vers 10h30, pendant les prises de parole sur les raisons de notre action, la banderole "Le nucléaire tue l’avenir" a été déployée sur la façade du bâtiment faisant face au salon.


Retour sur la mobilisation en vidéo - Reportage de Stéphane Poule

Voir toutes les photos et le compte rendu détaillé ici

En Île-de-France

Contre le WNE, le samedi 11 octobre, les militants des collectifs locaux Sortir du nucléaire Paris, du Collectif citoyen d’Information sur la Radioactivité et le Nucléaire (CIREN 77), et des organisations nationales (le Réseau "Sortir du nucléaire", ATTAC France ainsi que les Amis de la Terre) se sont retrouvés à Paris, pour manifester contre la tenue du "salon qui tue" et affirmer haut et fort qu’il ne peut y avoir de transition énergétique sans sortie du nucléaire.

Après une conférence de presse à la Bourse du travail, la manifestation a commencé par un happening mettant en scène le lobby nucléaire, personnalisé notamment par la marionnette géante Édouard de Fission (Eddy pour les intimes), et l’arrivée des participants (industriels, élus complaisants...) au World Nuclear Exhibition. La fête est cependant troublée par un "léger accident" à la centrale nucléaire de Nogent... Alors que le public gisant à terre est recouvert d’une immense bâche frappée de l’inscription "Le nucléaire tue l’avenir", les industriels s’enfuient vite, très loin, cela ne les regarde plus, ils sont partis signer des contrats ailleurs !

Le cortège est ensuite parti en musique défiler dans les rues, avant de revenir vers 16h place de la République pour une convergence avec les manifestations contre le TAFTA et les gaz de schistes.

En amont et pendant toute la tenue du salon, des tractages et collages massifs ont été organisés partout dans Paris et autour du Bourget, ciblant aussi bien les exposants que les alentours du Bourget, pour informer la population et faire pression sur les organisateurs et les entreprises participants au salon. Le dimanche 12 octobre par exemple, la veille de l’ouverture, des militants de Blanc-Mesnil et de Drancy se sont "promenés" autour du site pour le redécorer. Et pendant le salon, les participants attendant leur navette spécialement affrétée par le WNE ont eu droit à des comités d’accueil matinaux.

Voir toutes les photos, des témoignages et le compte rendu détaillé ici

Actions d’autres groupes et compagnons de lutte

Le jour de l’ouverture du World Nuclear Exhibition, une dizaine de militants de Greenpeace ont accroché une banderole de 35 mètres de long, avec le message « La foire aux mauvaises affaires » sur l’entrée du bâtiment au Bourget. Ils ont été interpellés rapidement mais leur action n’aura pas manqué de faire parler de l’aberration économique du nucléaire et de mettre les organisateurs sur les dents !

Aussi, nous avons été destinataires de communiqués indiquant que des compagnons de la lutte antinucléaire s’étaient activés à mouvementer le train-train quotidien de l’industrie. Dans l’ouest de la France, le 13 et le 16 octobre, les manchettes pour les Unes du journal Ouest-France de plusieurs Maisons de la Presse et tabacs ont été détournées et le 17 octobre, le voyage de participants au salon en route pour une visite touristique des installations nucléaires du Cotentin a été perturbé.

Au final, une belle mobilisation sur plusieurs jours, à l’initiative de différents groupes et collectifs, avec chacun leur mode d’action, pour s’opposer à l’indécence du lobby nucléaire !

Et en bonus : à écouter, Le salon mondial des dinosaures, sur France Inter

Le salon mondial des dinosaures, sur France Inter

Extrait de l’émission "Comme un bruit qui court" du 18/10/14 (France Inter)

Antoine Chao, journaliste pour l’émission Comme un bruit qui court sur France Inter nous a suivis pendant notre mobilisation. Il donne la parole à des militants et experts indépendants et montre clairement pourquoi ce 1er salon mondial du nucléaire est bien Le salon mondial des dinosaures ! À écouter ou ré-écouter d’urgence !

Derrière la vitrine des salons, une industrie en déclin

À l’heure où la question du nucléaire refait surface dans l’espace public, à l’occasion des débats sur la loi de "transition énergétique pour la croissance verte", l’objectif de ces salons était clair : présenter le nucléaire comme une énergie d’avenir et comme une solution au changement climatique. Des vitrines destinées à redorer l’image de l’industrie nucléaire et à donner le change face à l’inéluctable déclin de la filière dans le monde, aux difficultés et déboires qu’elle traverse.

Non contente d’avoir souillé de nombreuses régions du globe, l’industrie nucléaire française se sert de ces salons pour vendre et exporter dans le monde entier ses technologies mortifères : réacteurs, combustibles (notamment combustible MOX), services de pompier-pyromane en décontamination… Plutôt que de promouvoir la sobriété et les alternatives énergétiques, la France préfère (essayer de) vendre des réacteurs ! La tenue de ces salons en pleine période du vote sur la "loi de transition énergétique pour une croissance verte", tout comme sa tenue au Bourget où se tiendra la COP21 (conférence internationale sur le climat) l’année prochaine, est un affront fait aux écologistes.

Des actions en série pour dénoncer "les salons qui tuent"

À Grenoble

À Grenoble, SDN 38 et le Réseau se sont mobilisés pour contrecarrer la propagande du lobby. Le 1er octobre, jour de l’ouverture, devant Alpexpo, lieu où se tenaient Nukléa et Ultrapropre, une série d’actions a été organisée, rassemblant des militants venus de toute la région. Dès 8h, le rond-point à la sortie de la rocade et juste à l’approche du salon était occupé et redécoré jusque la fin de la matinée par un premier groupe.

À l’ouverture du salon, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à proximité de l’entrée, à côté d’une centrale en carton, toute fissurée et rafistolée, et ont distribué des tracts pour informer les passants.

Vers 10h30, pendant les prises de parole sur les raisons de notre action, la banderole "Le nucléaire tue l’avenir" a été déployée sur la façade du bâtiment faisant face au salon.


Retour sur la mobilisation en vidéo - Reportage de Stéphane Poule

Voir toutes les photos et le compte rendu détaillé ici

En Île-de-France

Contre le WNE, le samedi 11 octobre, les militants des collectifs locaux Sortir du nucléaire Paris, du Collectif citoyen d’Information sur la Radioactivité et le Nucléaire (CIREN 77), et des organisations nationales (le Réseau "Sortir du nucléaire", ATTAC France ainsi que les Amis de la Terre) se sont retrouvés à Paris, pour manifester contre la tenue du "salon qui tue" et affirmer haut et fort qu’il ne peut y avoir de transition énergétique sans sortie du nucléaire.

Après une conférence de presse à la Bourse du travail, la manifestation a commencé par un happening mettant en scène le lobby nucléaire, personnalisé notamment par la marionnette géante Édouard de Fission (Eddy pour les intimes), et l’arrivée des participants (industriels, élus complaisants...) au World Nuclear Exhibition. La fête est cependant troublée par un "léger accident" à la centrale nucléaire de Nogent... Alors que le public gisant à terre est recouvert d’une immense bâche frappée de l’inscription "Le nucléaire tue l’avenir", les industriels s’enfuient vite, très loin, cela ne les regarde plus, ils sont partis signer des contrats ailleurs !

Le cortège est ensuite parti en musique défiler dans les rues, avant de revenir vers 16h place de la République pour une convergence avec les manifestations contre le TAFTA et les gaz de schistes.

En amont et pendant toute la tenue du salon, des tractages et collages massifs ont été organisés partout dans Paris et autour du Bourget, ciblant aussi bien les exposants que les alentours du Bourget, pour informer la population et faire pression sur les organisateurs et les entreprises participants au salon. Le dimanche 12 octobre par exemple, la veille de l’ouverture, des militants de Blanc-Mesnil et de Drancy se sont "promenés" autour du site pour le redécorer. Et pendant le salon, les participants attendant leur navette spécialement affrétée par le WNE ont eu droit à des comités d’accueil matinaux.

Voir toutes les photos, des témoignages et le compte rendu détaillé ici

Actions d’autres groupes et compagnons de lutte

Le jour de l’ouverture du World Nuclear Exhibition, une dizaine de militants de Greenpeace ont accroché une banderole de 35 mètres de long, avec le message « La foire aux mauvaises affaires » sur l’entrée du bâtiment au Bourget. Ils ont été interpellés rapidement mais leur action n’aura pas manqué de faire parler de l’aberration économique du nucléaire et de mettre les organisateurs sur les dents !

Aussi, nous avons été destinataires de communiqués indiquant que des compagnons de la lutte antinucléaire s’étaient activés à mouvementer le train-train quotidien de l’industrie. Dans l’ouest de la France, le 13 et le 16 octobre, les manchettes pour les Unes du journal Ouest-France de plusieurs Maisons de la Presse et tabacs ont été détournées et le 17 octobre, le voyage de participants au salon en route pour une visite touristique des installations nucléaires du Cotentin a été perturbé.

Au final, une belle mobilisation sur plusieurs jours, à l’initiative de différents groupes et collectifs, avec chacun leur mode d’action, pour s’opposer à l’indécence du lobby nucléaire !

Et en bonus : à écouter, Le salon mondial des dinosaures, sur France Inter

Le salon mondial des dinosaures, sur France Inter

Extrait de l’émission "Comme un bruit qui court" du 18/10/14 (France Inter)

Antoine Chao, journaliste pour l’émission Comme un bruit qui court sur France Inter nous a suivis pendant notre mobilisation. Il donne la parole à des militants et experts indépendants et montre clairement pourquoi ce 1er salon mondial du nucléaire est bien Le salon mondial des dinosaures ! À écouter ou ré-écouter d’urgence !




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