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Document réalisé par le Réseau "Sortir
du nucléaire"
- 1956 : création du SCPRI (Service central de protection
contre les rayons ionisants) dont la direction est attribuée
au Pr Pierre Pellerin
- Samedi 26 avril 1986 : explosion du réacteur n°4
de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine)
- Mardi 29 avril 1986 : le nuage radioactif de Tchernobyl arrive
en France
- Mercredi 30 avril 1986 : le Pr Pellerin, toujours à
la tête du SCPRI (30 ans plus tard !), prétend qu' "aucune
élévation significative de la radioactivité n'a
été constatée"
- Jeudi 1er mai 1986 : pratiquement toute la France est touchée
par le nuage radioactif. Toutes les installations nucléaires
détectent une importante radioactivité et en informent
le SCPRI.
- Vendredi 2 mai 1986 : le Pr Pellerin, directeur du SCPRI,
diffuse à de nombreux destinataires un communiqué qui
affirme que "les prises préventives d'iode ne sont ni justifiées,
ni opportunes" et qu' "Il faudrait imaginer des élévation
dix mille ou cent mille fois plus importantes pour que commencent à
se poser des problèmes significatifs d'hygiène publique".
Voir 27 février 2002
- Vendredi 2 mai 1986 : différentes mesures, en particulier
concernant l'alimentation, sont prises dans de nombreux pays européens
(Pologne, Danemark, Norvège, Finlande, Suède, Royaume-Uni,
Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Italie, Grèce etc.). L'Italie
met aussi en place un contrôle de contamination à ses frontières,
dans le but évident de refouler les produits contaminés
venant de France où aucune mesure n'a été décidée.
- Dimanche 4 mai 1986 : la France saisit la Commission européenne,
estimant que "les mesures italiennes constituent des entraves non
justifiées aux échanges".
- Lundi 5 mai 1986 : alors que la Commission européenne
envisage des mesures sanitaires, la France exige un vote "à
l'unanimité" et empêche toute décision contraignante.
La population n'est bien sûr pas informée de ces tractations
en coulisse.
- Mardi 6 mai 1986 : le ministère français de
l'Agriculture diffuse un communiqué "historique" :
"Le territoire français, en raison de son éloignement,
a été totalement épargné par les retombées
de radionucléides consécutives à l'accident de
la centrale de Tchernobyl"
- Jeudi 8 mai 1986 : note confidentielle du ministère
des affaires étrangères pour Matignon, expliquant que
la France a "obtenu un adoucissement des mesures de contrôle"
envisagées par Bruxelles et "surtout que les contrôles
de radiation soient faits dans les pays exportateurs et non dans les
pays importateurs"
- Samedi 10 mai 1986 : au Journal télévisé
de TF1, le Pr Pellerin finit par avouer que les mesures de radioactivité
étaient anormales dès le 30 avril. Mais il continue de
prétendre qu’aucune décision particulière
n’était nécessaire.
- Jeudi 15 mai 1986 : fondation de la Criirad (Commission de
Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité)
par des citoyens qui dénoncent à juste titre l'absence
de contrôles indépendants
- Vendredi 16 mai 1986 : réunion de crise au ministère
de l'Intérieur. La présence de plus de 10 000 becquerels
par litre dans du lait de brebis en Corse n'entraîne aucune décision
du gouvernement alors que la réglementation européenne
préconisait de retirer de la consommation tout produit alimentaire
contenant plus de 500 bq/l. Un documents est annoté à
la main : "Nous avons des chiffres qui ne peuvent être diffusés".
Ce document sera saisi par la justice lors d'une perquisition en 2001.
- Vendredi 16 mai 1986 : le ministère de la santé
diffuse un invraisemblable communiqué : "La santé
publique n'est aucunement menacée par les conséquences
de l'accident de Tchernobyl. Les activités courantes peuvent
donc être poursuivies sans précautions particulières,
notamment l'alimentation et les activités de plein air."
- Dimanche 18 mai 1986 : Alain Carignon, ministre de l'environnement,
déclare que le gouvernement a "commis l'erreur de croire
que, parce qu'il n'y avait pas de danger, il n'était pas nécessaire
d'informer fortement les Françaises et les Français".
- Lundi 16 février 1987 : lors d'une réunion à
Bruxelles des ministres des affaires étrangères de l'Union
européenne, la France refuse que soit prorogé le règlement
européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable
en cas d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après
Tchernobyl.
- 19 juillet 1994 : le SCPRI change de nom et devient l'Office
de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI). Le SCPRI aura
été dirigé jusqu'au bout par le Pr Pellerin, malgré
les mensonges de ce dernier concernant le passage du nuage de Tchernobyl
sur la France.
- 17 février 1999 : création de l'Association
française des malades de la thyroïde (AFMT)
- 1er mars 2001 : l'AFMT, la CRIIRAD et 51 malades de la thyroïde
déposent une plainte contre X, estimant que la gestion des retombées
radioactives de Tchernobyl par les autorités françaises
était à l’origine d’un surcroît de pathologies,
en particulier de cancers de la thyroïde.
- Novembre 2001 : perquisitions menées par Mme la Juge
Bertella-Geffroy dans différents ministères et organismes
chargés du risque nucléaire.
- 13 février 2002 : la fusion de l'OPRI avec l'IPSN (Institut
de protection et de sûreté nucléaire) donne naissance
à l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté
Nucléaire)
- 24 février 2002 : la Criirad et le géologue
André Paris publient un atlas qui révèle de façon
détaillée la contamination du territoire français
par le nuage de Tchernobyl et, preuves à l'appui, accusent les
autorités françaises d'avoir caché la vérité
à la population.
- 26 février 2002 : sous pression, le gouvernement crée
un groupe de travail sur les conséquences de la catastrophe de
Tchernobyl sur le territoire français, mais en confie la présidence
au Pr André Aurengo. Ce dernier, chef du service de médecine
nucléaire de la Pitié-Salpétrière, est par
ailleurs… membre du Conseil d’administration d’EDF
et infatigable promoteur de l’industrie nucléaire !
- 27 février 2002 : le Réseau "Sortir du
nucléaire" publie le telex
du 2 mai 1986 envoyé par le Pr Pellerin à de nombreux
destinataires (en l'occurrence au service central de médecine
nucléaire de Nancy). Il y est écrit que "les prises
préventives d'iode ne sont ni justifiées, ni opportunes"
et qu' "Il faudrait imaginer des élévations dix mille
ou cent mille fois plus importantes pour que commencent à se
poser des problèmes significatifs d'hygiène publique".
- 28 février 2002 : la juge d’instruction Marie-Odile
Bertella-Geffroy demande une expertise comparative entre les mesures
de radioactivité effectuées par les autorités françaises
en 1986 et les chiffres publiés.
- 1er mars 2002 : le Réseau "Sortir du nucléaire"
dénonce par communiqué l'attribution par l’Etat
de la présidence du "Groupe de travail sur les conséquences
de la catastrophe de Tchernobyl sur le territoire français"
au Pr André Aurengo, et révèle que celui-ci a produit
en 2000 un rapport "Energie nucléaire et santé"
dans lequel est écrit : " l'énergie nucléaire
apparaît bien comme un des modes de production de l'électricité
les moins polluants et ayant le moins d'inconvénients pour la
santé ". Ouvertement pronucléaire,
le Pr. Aurengo est juge et partie, ses conclusions sont donc inacceptables.
- 25 avril 2002 : l'AFMT et la CRIIRAD accompagnent 200 nouveaux
plaignants, ce qui porte le nombre de plaintes à 400
- 24 avril 2003 : l'IRSN publie une nouvelle carte de la contamination
de la France par le nuage de Tchernobyl. Il s'agit d'un évènement
pare que, pour la première fois, un service d'Etat publie une
carte très proche de celle publiée par la Criirad.
- 4 mai 2003 : le professeur André Aurengo écrit
aux ministres de la Santé et de l’Ecologie pour protester
contre l'IRSN ! Il se déclare "consterné que de tels
résultats, méthodologiquement aussi contestables et très
probablement faux, aient pu être diffusés sans aucune validation
scientifique... " C'est clairement une demande de censure et de
mise sous tutelle de l'IRSN
- Septembre 2004 : dans la Revue Générale Nucléaire,
Francis Sorin, dirigeant de la Société française
d'énergie nucléaire, rend hommage à "La rigueur
et l'honnêteté dont a fait preuve le professeur Pellerin
dans l'exercice de ses responsabilités"
- Vendredi 25 mars 2005 : la juge d'instruction Marie-Odile
Bertella-Geffroy communique aux parties civiles le rapport qui vient
de lui être remis par deux experts, Paul Genty et Gilbert Mouthon.
Les conclusions sont accablantes pour le gouvernement français
de l'époque (le 1er ministre était Jacques Chirac ; le
porte-parole du gouvernement était Alain Juppé) et pour
le SCPRI. Il n'y a pas eu "erreur" de la part de ces autorités,
mais bien un mensonge délibéré.
- Mercredi 13 avril 2005 : la Criirad demande la mise en examen
du Pr Pellerin
- Samedi 23 avril 2005 : à Nantes, le Réseau "Sortir
du nucléaire" rassemble 10 000 personnes pour une fresque
humaine écrivant (vu du ciel) : "Le nucléaire tue
l'avenir, sortons-en"
- 15 et 16 avril 2006 : à quelques jours des 20 ans de
Tchernobyl, le Réseau "Sortir du nucléaire"
organise un rassemblement géant à proximité de
Flamanville (Manche), site où le pouvoir français veut
construire un réacteur nucléaire (l'EPR).
Contacts Stéphane Lhomme 06.64.100.333

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Le nuage de Tchernobyl - Mensonge d'état

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