Pourquoi EDF n'est pas vraiment un service
public ?
Un vrai service public devrait avoir comme souci principal le respect
de l'intérêt général. Pourtant, qu'en est-il
vraiment ?
EDF dépense des budgets publicitaires colossaux pour faire consommer
toujours plus d'électricité en faisant la promotion du chauffage
électrique et de la climatisation. Sa principale préoccupation
est d'augmenter son chiffre d'affaires au détriment des consommateurs
!
EDF dépense aussi beaucoup d'argent dans la propagande auprès
des écoles, des journalistes, des citoyens, pour tenter de faire
accepter le nucléaire. Pourtant, qui assumerait les conséquences
d'un accident nucléaire ? Certainement pas EDF, dont la responsabilité
a été limitée par le législateur à
100 millions d'euros en cas d'accident nucléaire. En comparaison,
le coût de la catastrophe de Tchernobyl a été estimé
à plus de 100 milliards d'euros.
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Le démantèlement des centrales
nucléaires et la gestion des déchets pendant des millénaires
va coûter très cher. Les sommes provisionnées sont
largement sous-évaluées. Qui va payer la note ?
Du fait d'une production électrique excédentaire, EDF exporte
l'équivalent de la production d'électricité de 12
réacteurs nucléaires. Le kWh facturé à l'exportation
est inférieur à son coût : les usagers français
payent ainsi la différence et les déchets nucléaires
restent en France pour des millénaires. Où est l'intérêt
général dans cette orientation ?
Dans sa forme actuelle, EDF, entreprise publique d'Etat, appartient de
fait à chaque citoyen. Pourtant, cette propriété
des citoyens sur le service public n'est que purement théorique.
Ceux-ci n'ont vraiment eu leur mot à dire ni sur la qualité
et le prix du service rendu, ni sur les grandes orientations énergétiques.
C'est ainsi que le nucléaire a été imposé
et perdure malgré les oppositions et malgré une opinion
publique majoritairement favorable à la sortie du nucléaire. |
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