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Enfouir les déchets nucléaires H-M-AVL (Haute et Moyenne Activité à Vie Longue), soit une énorme masse de radioactivité à 500 m sous terre est un pari à risques majeurs. Gageure pour la communauté scientifique, enjeu crucial pour la poursuite ou non de la filière nucléaire, projet inacceptable pour les citoyens. La société qui prendra cette décision engage sa responsabilité envers les générations futures.

La "réversibilité" du stockage géologique profond est un concept perfide qui veut faire croire que l'on pourra toujours revenir en arrière. Limitée pourtant à 100 ans, soit environ trois générations, elle est une véritable escroquerie.
La récupération des colis enfouis n'est prévue en aucun cas. Elle ne serait pas compatible avec le principe d'isolement (temporaire) recherché, avec l'écrasement ultérieur des galeries et aurait un coût exorbitant.
La réversibilité donne l'illusion que l'on peut encore prendre des décisions pour changer de cap pendant la construction du centre d'enfouissement. Pourtant à la fin de l'exploitation du site (phase de remplissage - 2125 ?), la fermeture définitive de celui-ci est inéluctable. La réversibilité prépare donc l'irréversibilité du stockage souterrain.
La réversibilité participe avant tout à l'acceptabilité sociale du projet.
La véritable question reste entière et n'a pas été posée aux français : faut-il ou non enfouir sous terre les déchets les plus dangereux ? Faut-il ou non continuer à en produire ?
Les citoyens et habitants de ce pays sont mis devant le fait accompli de décisions prises unilatéralement il y a 20 ans, malgré leur opposition.
Le réseau "Sortir du nucléaire" et le collectif BURESTOP 55 appellent au boycott de ces processus pseudo-démocratiques. Associer la collectivité "à déterminer ensemble la durée exacte de la réversibilité" est une supercherie, à laquelle ils ne participeront pas.
> Pourquoi la réversibilité est une escroquerie

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