Revue de presse

 

31/01/2008 : AFP
Bure - Le nucléaire, un partenariat "gagnant-gagnant" pour la présidente d'Areva



La présidente d'Areva Anne Lauvergeon a lancé jeudi à Saint-Dizier un "parc des entreprises de l'énergie" où le groupe investit 12 millions d'euros devant créer 100 emplois, un partenariat "gagnant-gagnant" pour les territoires qui l'accueillent, selon elle.

"Tous les gens autour de Bure (Meuse) doivent profiter des retombées" de l'établissement du centre de recherche de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), a déclaré Anne Lauvergeon lors d'une conférence. "Nous connaissons les difficultés de villes comme Saint-Dizier (Haute-Marne, à 40 km de Bure, ndlr). Nous offrons des opportunités de développement" en y "investissant fortement" dans le cadre d'un "partenariat gagnant-gagnant", a-t-elle poursuivi.

Quelque 400 emplois ont été ou seront créés localement dans le cadre d'aides ou de participations prises par Areva dans 14 entreprises depuis juillet 2005, d'un coût de deux millions d'euros pour le groupe, a indiqué le directeur de la réindustrialisation et du développement économique local Bruno Mainbourg.

Le "parc des entreprises de l'énergie", financé à hauteur de 12 millions d'euros par Areva, doit générer a minima une centaine d'emplois, selon M. Mainbourg, quand les partenaires locaux en espèrent trois fois plus. "Nous ne faisons pas de promesses de Gascons. Nous avançons pas à pas. Nous ne voulons pas survendre notre action", a affirmé la présidente d'Areva.

Environ 600 autres emplois pourraient être créés à proximité de Bure par Areva, EDF et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), en particulier dans le secteur des énergies renouvelables, comme la gazéification de bois ou le biodiesel, selon des chiffres communiqués en mars 2007.

Le laboratoire de Bure, dont la construction a été terminée en 2006, dispose de deux puits, dont l'un descend à 445 m et l'autre à 490 m en-dessous du niveau du sol, où l'Andra mène des expérimentations pour étudier la faisabilité du stockage géologique des déchets nucléaires de haute activité et à vie longue (HAVL).

Une partie de la population de Haute-Marne et de Meuse est opposée à ce laboratoire depuis sa création, craignant qu'il ne devienne à terme un centre d'enfouissement des déchets nucléaires. De nombreuses manifestations anti-nucléaires sont organisées régulièrement à proximité du site.

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